9.1 Instructions

TP 14114 Manuel du régulateur vérificateur agréé

9.1.1 Le RVA doit évaluer toutes les vérifications de compétence selon l’échelle de notation en quatre points décrite au chapitre 10 du présent manuel. Les normes prescrites dans le présent manuel ne sont pas exhaustives et ne définissent pas toutes les erreurs courantes. Le RVA doit se fier à ses connaissances et à son expérience ainsi qu’aux définitions accompagnant l’échelle pour arriver à une évaluation.

9.1.2 Il n’est ni faisable ni pratique de rédiger un livre contenant tous les exemples méritant une cote de 1 à 4 pour chaque exercice de VCR. Toutefois, il est possible d’examiner chaque séquence d’une vérification de compétence et d’en tester la validité en fonction de la définition de chaque cote. En appliquant ce test à tous les exercices, il est possible de standardiser l’évaluation des vérifications de compétence. Chaque séquence d’une vérification de compétence, y compris les erreurs et les fautes, doit être évaluée selon des critères de performance établis.

9.1.3 L’évaluation des erreurs habituelles et des cotes à donner s’exprime par divers qualificatifs. Ceux de « (in)acceptable, (in)satisfaisant, opportun, sécuritaire, mineur, léger, bref, insuffisant, inadéquat et excessif » s’emploient pour décrire la performance d’un candidat. Il est difficile de définir objectivement ces qualificatifs; on peut cependant consulter la définition du dictionnaire pour en mettre en lumière la signification et, ainsi, en standardiser l’usage. Des termes comme « (in)achevé, (in)exact, excessif et échec » sont plus définitifs et peuvent être décrits plus objectivement par référence à la réglementation, au manuel d’utilisation de l’aéronef (AFM) ou à la procédure d’une compagnie.

9.1.4 Pour déclarer qu’une vérification de compétence mérite l’échec comme cote générale, au moins une séquence ou un élément doit être évalué à 1. La cote générale « réussi » doit être attribuée pour une VCR ayant mérité un maximum de quatre 2. Toutefois, une évaluation « insatisfaisante » sera attribuée pour un total de cinq 2.

9.1.5 Durant une vérification de compétence, une séquence peut couvrir les fonctions ou les responsabilités d’un régulateur autre que le régulateur responsable. Une séquence peut être notée 1 pour un régulateur responsable, peut l’être à cause d’une intervention inappropriée du régulateur non responsable (qui, par exemple, a fourni une mauvaise information). La cote 1 peut ainsi être valide si le régulateur responsable n’a pas vérifié l’exactitude de l’information.

9.1.6 Lorsque pendant la VCR, un RVA détermine qu’un régulateur a échoué, il doit immédiatement mettre fin à l’évaluation. Les RVA autant que les candidats doivent garder à l’esprit qu’un échec n’est pas dû tant au RVA qu’à la performance du candidat qui ce jour là n’a pas satisfait aux exigences minimales exigées pour s’acquitter de façon sécuritaire des privilèges que lui confère le certificat.

9.1.7 Il est possible que l’échec concerne une séquence d’événements antérieurs dans la vérification de compétence et que le RVA ne la juge insatisfaisante qu’à l’occasion d’une observation ultérieure.

9.1.8 Si la situation décrite à l’article 9.1.6 survient durant une vérification de compétence et que le RVA est aussi un instructeur, ce dernier peut consacrer le reste du temps de la VCR à de la formation, à la condition que :

  1. le candidat en soit avisé au moment de l’échec et consente à consacrer le reste du temps à de la formation;
  2. aucun autre régulateur ne soit observé ou évalué;
  3. une fois la séance de formation terminée, le candidat soit avisé pendant la rétroaction des raisons de son échec et, s’il y a lieu, de la procédure de suspension administrative qui s’ensuivra, et de son droit d’interjeter appel de l’évaluation devant le TATC;
  4. le RVA inscrive sur le formulaire la cote « échec », en soumette l’original à Transports Canada et suive la procédure prévue pour la suspension d’une VCR indiquée au paragraphe 9.2.1

    Remarque : Le candidat ayant échoué la vérification de compétence, c’est le RVA qui devra assumer ses fonctions pendant le reste du quart de travail jusqu’à ce que le prochain régulateur de vols qualifié le remplace.