Transcription
La science a toujours été fascinante pour moi, entre autres parce qu'il y a un degré de prévisibilité en arrière de toutes les sciences.
Ultimement, le côté logique de la science qu'on peut amener dans la réponse aux urgences dans les environnements ultra chaotiques. C'est ce qui me fascine le plus.
Mon nom est Valérie Lepage. Je suis la gestionnaire du Centre canadien d'urgence transport, aussi connu sous le nom de CANUTEC.
CANUTEC, c'est un centre de conseil national qui emploie des scientifiques qui ont des formations en intervention d'urgence.
Notre rôle, en tout premier lieu, c'est de supporter à leur demande, les premiers répondants dans n'importe quelle situation qui impliquerait le transport des matières dangereuses.
Une fois que ce travail-là y est fait, on participe et coordonne en partie la communication interne à Transports Canada.
Bien, la raison pourquoi on fait ça, c'est parce qu'il faut qu'on s'assure que les gens qui peuvent jouer un rôle actif dans la réponse aux urgences sont au courant de qu’est-ce qui se passe.
Puis une autre qualité de CANUTEC, bien sûr, bien c’est d'être le groupe en charge de la production des nouvelles éditions du Guide des mesures d'urgence à tous les quatre ans.
La majorité des scientifiques à CANUTEC ont une spécialisation en chimie. Dans mon cas, c'est un peu différent. Ma formation est en biologie médicale avec plusieurs cours en chimie.
C'est ça qui est important à CANUTEC, avoir des scientifiques passionnés qui peuvent vulgariser la science pour supporter le terrain.
Dans les laboratoires pour les universitaires, on parle de petit volume et d'environnement contrôlé.
Quand on parle de déraillement de train, on parle de centaines de milliers de volumes, de produits qui peuvent se mélanger avec des impacts directs sur la population.
La relation que CANUTEC a avec ces premiers répondants canadiens est vraiment importante. C'est pour ça qu'on participe fréquemment avec eux à des simulations d'incidents, des exercices sur table, des exercices pratiques sur le terrain et quand on peut des « hotswashs ». On veut que nos conseils prennent en considération la réalité terrain.
Ça fait douze ans que je travaille pour CANUTEC, puis après douze ans, j'ai l'impression à tous les jours je rentre au travail de rentrer à la maison, de rencontrer ma petite famille, ma petite famille de gens qui partagent les mêmes valeurs que moi.
On a toujours eu le support des directeurs, des différents directeurs, directrices que nous avons eus.
Parfois, le domaine des urgences, ça peut sembler intimidant pour la majorité des gens. C'est une vocation, c'est vrai. Il faut vraiment avoir le cœur au travail quand on travaille dans le domaine des urgences. Mais si n'importe qui d'entre vous ressentent cet appel-là, je vous recommande fortement de suivre votre intuition.
Le niveau de satisfaction qu'on retire à travailler à CANUTEC est comme très peu de travail que j'ai eu la chance d'avoir au gouvernement fédéral.