Les Transports au Canada 2024

Aperçus modaux

Transport aérien
Description textuelle

L'aviation au Canada

  • Le réseau de transport aérien du Canada s'étend sur six fuseaux horaires
  • 1 900 aéroports certifiés et enregistrés au Canada
  • 6 000 aérodromes
  • NAV CANADA exploite des tours de contrôle de la circulation aérienne ans 42 aéroports et des stations d'information de vol dans 55 aéroports

Le réseau de transport aérien canadien relie le Canada au reste du monde et transporte les passagers à travers le pays qui s’étend sur six fuseaux horaires et couvre environ 18 millions de kilomètres carrés. En 2024, on comptait environ 1 900 aéroports certifiés et enregistrés au Canada. Ces aérodromes font partie d’un réseau plus vaste de 6 000 aérodromes, qui comprennent des installations terrestres (pistes et/ou héliports) et maritimes.

NAV CANADA, société privée à but non lucratif, gère l’espace aérien canadien au moyen du système de navigation aérienne civile du Canada. La société exploite des tours de contrôle du trafic aérien dans 42 aéroports et des stations d’information de vol (installations qui fournissent des renseignements et des services aux pilotes avant, pendant et après les vols) dans 55 aéroports.

Principales statistiques sur le trafic et le volume

Le secteur du fret aérien au Canada a connu une croissance notable en 2024 grâce à l’augmentation des volumes et à une demande plus forte. Cette amélioration a été principalement soutenue par une augmentation de l’activité de commerce électronique et par l’expansion des itinéraires par les transporteurs canadiens. Les aéroports canadiens ont traité 1,60 million de tonnes de fret (chargées et déchargées) de transporteurs nationaux et étrangers en 2024, soit une légère baisse de 5,2 % par rapport aux volumes de 2023.

En 2024, les quatre aéroports les plus fréquentés pour le fret aérien étaient l’aéroport international Pearson de Toronto (441,5 milliers de tonnes en 2024, soit 3,8 % de plus qu’en 2023); l’aéroport international de Vancouver (315,5 milliers de tonnes en 2024, soit 8,6 % de plus qu’en 2023); l’aéroport international Trudeau de Montréal (158,3 milliers de tonnes en 2024, soit 20,1 % de plus qu’en 2023) et l’aéroport international de Hamilton (140,4 milliers de tonnes en 2023, soit 0,7 % de plus qu’en 2023).

Figure 7 : Taux de croissance du volume de fret aérien (2024 c. 2023)

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Figure 7 : Taux de croissance du volume de fret aérien (2024 c. 2023)
  2023 2024 YoY%
Tous les aéroports 1 518 316 579 1 597 632 387 5,22 %
Toronto (YYZ) 425 239 896 441 454 619 3,81 %
Vancouver (YVR) 290 394 073 315 497 374 8.64 %
Montréal (YUL) 131 751 545 158 283 921 20.14 %
Hamilton (YHM) 139 430 913 140 443 151 0.73 %

Passager

En 2024, le nombre de passagers par transport aérien a augmenté de 4 % par rapport à 2023. La croissance du nombre de passagers est principalement soutenue par les secteurs internationaux, tandis que la croissance du secteur domestique reste lente (0,3 % à partir de 2023). Une grande partie de la reprise après la pandémie a été menée par les grands aéroports, mais limitée par les problèmes de capacité des compagnies aériennes, combinés à la substitution des voyages d’affaires par la technologie.

57 millions de passagers ont passé le contrôle de sécurité préalable à l’embarquement dans les huit plus grands aéroports du Canada en 2024, soit une augmentation de 5,8 % par rapport à 2023, et de 2,7 % par rapport à 2019. Il convient de noter que 4,8 millions de passagers ont été contrôlés dans les huit principaux aéroports au cours du seul mois de décembre, ce qui représente une augmentation de 8,1 % par rapport à décembre 2023 et de 4,3 % par rapport à la référence prépandémique fixée en décembre 2019.

Connectivité

Le Canada a négocié des accords de transport aérien (ATA) nouveaux et élargis avec des partenaires clés de l’aviation en 2024, améliorant considérablement la connectivité internationale pour les services de passagers et de fret. Les nouveaux ATA conclus avec l’Argentine et l’Australie autorisent un nombre illimité de vols et offrent une grande souplesse opérationnelle aux compagnies aériennes. Un accord élargi avec le Qatar a introduit des augmentations progressives de capacité, permettant à chaque partie de répartir 14 vols de passagers par semaine entre ses compagnies aériennes d’ici octobre 2026. Tout au long de la période considérée, le Canada a entretenu des relations positives avec un large éventail de partenaires, jetant les bases de futures négociations qui permettront d’améliorer encore la connectivité internationale du Canada et d’offrir un plus grand choix aux passagers et aux expéditeurs.

Sécurité et sûreté

Transports Canada a participé à plusieurs initiatives visant à améliorer la sécurité et la sûreté du système de fret aérien et de passagers en 2024, comme le système de ciblage du fret aérien préalable au chargement (CFAPC), qui utilise l’apprentissage machine pour détecter les risques dans les données sur le fret aérien. L’initiative Traitement approprié – mode aérien est un autre effort qui a impliqué des partenaires de l’industrie et l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), pour mettre à l’essai la technologie de reconnaissance faciale et les justificatifs d’identité numériques pour permettre un traitement sûr et transparent des passagers dans les aéroports canadiens.

L’année 2024 a vu le lancement en production de la première application mobile de Transports Canada appelée TC AIR, et la poursuite de la transformation de l’outil de réservation en ligne pour les examens d’aviation, permettant aux candidats de gérer leurs examens de manière pratique depuis leur domicile. Cette année, Transports Canada a également élargi les fonctionnalités du portail de gestion des drones, en tenant compte du nouveau cadre réglementaire – y compris la capacité d’accepter les déclarations de sécurité prévalidées des fabricants et la délivrance de certificats d’opérateur pilote de SATP – et en mettant en œuvre le système de priorisation des affaires réglementaires de l’aviation, un nouveau système de priorisation réglementaire visant à améliorer la responsabilité dans la prise de décision pour les soumissions réglementaires.

Transport vert

OACI et CORSIA

Transports Canada a continué de participer activement au maintien du régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA) de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Ce régime oblige les exploitants d’aéronefs à acheter des unités d’émission sur le marché libre pour compenser une partie de leurs émissions de GES des vols internationaux. Ce programme s’applique à tout exploitant qui émet plus de 10 000 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) sur des vols internationaux entre 2019 et 2035.

Plan directeur sur les carburants durables pour le Canada

En 2024, le groupe de travail sur les carburants durables a poursuivi l’élaboration d’un plan directeur sur les carburants durables pour le Canada. Cette initiative a rassemblé les parties prenantes de toute la chaîne de valeur des carburants durables afin de définir les éléments nécessaires à la création d’un marché national des carburants durables en mesure de soutenir l’objectif de 10 % d’utilisation de ces carburants d’ici à 2030, fixé dans le cadre du Plan d’action climatique de l’aviation du Canada. L’ébauche du plan directeur décrit le contexte national et international actuel, les défis existants et les possibilités. Elle identifie également des voies stratégiques combinant la production nationale et les importations.

Transport maritime
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En décembre 2024, le Canada avait

210 navires d'une capacité de 1 000 tonnes brute et plus, dont :

  • 55 navires de charge
  • 40 transporteurs de vrac sec
  • 25 pétroliers
  • 22 autres navires

Administrations portuaires canadiennes

Administration portuaire de Nanaïmo
Administration portuaire de Port Alberni
Administration portuaire de Prince Rupert
Administration portuaire Vancouver Fraser
Administration portuaire d'Hamilton-Oshawa
Administration portuaire de Thunder Bay
Administration portuaire de Toronto
Administration portuaire de Windsor
Administration portuaire de Montréal
Administration portuaire de Québec
Administration portuaire de Saguenay
Administration portuaire de Sept-Îles
Administration portuaire de Trois-Rivières
Administration portuaire de Belledune
Administration portuaire d'Halifax
Administration portuaire de Saint John
Administration portuaire de St. John's

Le secteur maritime national se concentre principalement sur le transport de marchandises en vrac et est essentiel pour l’approvisionnement des communautés nordiques et le développement des ressources en mer. Les navires immatriculés au Canada transportent environ 99 % du tonnage brut national et soutiennent le commerce entre le Canada et les États-Unis, tandis que les flottes immatriculées à l’étranger transportent des marchandises vers et depuis des destinations autres que les États-Unis.

En 2024, la flotte commerciale enregistrée du Canada, comprenant les navires d’une capacité de 1 000 tonnes brutes et plus, totalisait 210 navires d’une jauge brute combinée d’environ 2,3 millions de tonnes. Cette flotte comprend 55 cargos, 40 vraquiers, 25 pétroliers et 22 autres navires.

Les traversiers de passagers jouent un rôle crucial en reliant les collectivités côtières, insulaires et éloignées à travers le Canada. En 2023, il y avait 68 traversiers enregistrés en exploitation à l’échelle nationale.

Les ports canadiens sont essentiels pour l’exportation de marchandises en vrac et servent de points d’entrée principaux pour l’importation de produits manufacturés conteneurisés. Ils jouent le rôle de plaques tournantes cruciales, reliant les côtes canadiennes aux marchés nationaux et internationaux avec les chemins de fer et les camions

Transports Canada supervise deux types de ports :

  • 17 ports gérés de manière indépendante par les Administrations portuaires canadiennes (APC);
  • 34 installations portuaires détenues et exploitées directement par Transports Canada.

Principales statistiques sur le trafic et le volume

Fret

Le fret conteneurisé (en EVP) a augmenté de 4,6 % dans les quatre plus grands ports à conteneurs du Canada en 2024. Cette croissance marque un rebond par rapport à la baisse observée en 2023, en particulier sur la côte Ouest. Cette amélioration a été soutenue par un environnement économique plus favorable, avec une baisse de l’inflation et une stabilisation de la demande des consommateurs. Dans l’ensemble, le port de Vancouver a connu une augmentation de 11,1 % du débit de conteneurs, tandis que celui de Prince Rupert a connu une augmentation de 5,0 % d’une année sur l’autre.

Les ports de l’Est sont une porte d’entrée et de sortie clé pour le commerce maritime avec les pays d’Europe, de la Méditerranée et de l’Asie du Sud-Est. En 2024, le port de Montréal a connu une baisse de 4,8 % du débit de conteneurs, tandis que celui d’Halifax a enregistré une baisse de 6,8 %. Ces baisses reflètent les perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale, en particulier le long du corridor de la mer Rouge.

En comparaison, les volumes de conteneurs ont augmenté dans les principaux ports américains en 2024, reflétant des améliorations plus générales du commerce mondial et des conditions économiques. Les principaux points d’entrée, comme les ports de Los Angeles, Long Beach, New York-New Jersey et Savannah, ont tous enregistré des gains significatifs après une année difficile en 2023, malgré la grève des débardeurs sur la côte Est et la côte du Golfe des États-Unis.

Le débit non conteneurisé dans les quatre plus grands ports du Canada a augmenté de 2,1 % en 2024 par rapport à 2023. Sur la côte Ouest, le port de Vancouver a enregistré une hausse de 3,9 % grâce à l’augmentation des volumes de céréales et de produits pétroliers, tandis que celui de Prince Rupert a connu une baisse de 4,2 %. Sur la côte Est, le débit de marchandises non conteneurisées a baissé de 1,9 % au port de Montréal, dans un contexte d’incertitude sociale, et de 6,5 % à celui d’Halifax, en raison d’une demande plus faible.

Passager

Le secteur canadien des croisières a connu une croissance significative en 2024. Le nombre de passagers de navires de croisière a atteint 3,2 millions, soit une augmentation de 5,7 % par rapport à 2023 et de 16,6 % par rapport aux niveaux de 2019 (2,8 millions) dans les principaux ports canadiensFootnote 19. Les résidents américains ont été les plus nombreux à débarquer, suivis par les résidents d’outre-mer et les résidents canadiens. Ces bons résultats reflètent la demande croissante pour les destinations de croisière canadiennes et la croissance continue du secteur du tourisme.

Connectivité

Depuis sa création en 2017, le Fonds national des corridors commerciaux (FNCC) a joué un rôle central dans l’amélioration de la capacité du Canada à transporter les marchandises de manière efficace et fiable de l’origine à la destination. Jusqu’en 2024, le gouvernement fédéral s’est engagé à verser environ 4,1 milliards de dollars pour 213 projets d’infrastructure dans tout le pays, ce qui représente un investissement total de plus de 10,5 milliards de dollars. Ces projets améliorent le réseau de transport du Canada, relient les différents modes de transport et favorisent un transport de marchandises continu de bout en bout, depuis les ports jusqu’aux marchés intérieurs et aux frontières internationales.

Figure 8 : Taux de croissance des volumes portuaires (2023 vs 2024)

Description textuelle
Figure 8 : Taux de croissance des volumes portuaires (2023 vs 2024)
  Non conteneurisé (tonnes) Conteneurisé (en EVP)
Vancouver 3,90 % 11,10 %
Prince Rupert -4,20 % 5,00 %
Montréal -1,90 % -4,80 %
Halifax -6,50 % -6,80 %
Total 2,10 % 4,60 %

En 2024, le FNCC a annoncé l’investissement de 6,7 millions de dollars dans deux projets au port de Thunder Bay afin de renforcer les chaînes d’approvisionnement et d’améliorer le commerce mondial. L’investissement comprend jusqu’à 3 millions de dollars pour le réaménagement de la gare de triage du terminal Keefer, afin d’améliorer la manutention des marchandises et d’attirer de nouveaux marchés; et jusqu’à 3,7 millions de dollars pour l’amélioration du quai, l’agrandissement des zones de chargement et l’amélioration de l’infrastructure ferroviaire. Ces améliorations visent à stimuler l’économie du nord de l’Ontario en soutenant des industries clés, comme les céréales, la potasse, l’acier et les composants d’énergie renouvelable.

Un autre investissement clé cette année a été une contribution de 16,75 millions de dollars au port de Montréal. Ce projet se concentre sur l’expansion de l’infrastructure ferroviaire, y compris l’ajout d’une quatrième voie sur le pont ferroviaire Pie-IX. Ces améliorations visent à accroître l’efficacité de la manutention des conteneurs, à préserver la capacité à long terme du terminal, à tirer parti des investissements réalisés par de multiples partenaires et à garantir un accès ferroviaire plus fiable aux marchés du centre du Canada et des États-Unis.

Sécurité et Sûreté

En 2024, Transports Canada a fait des progrès dans le cadre de son initiative d’examen de la surveillance des bâtiments canadiens, qui se poursuit jusqu’en 2027. Cette initiative modernise la manière dont nous surveillons les navires en alignant les protocoles de sécurité sur les risques opérationnels et en intégrant les pratiques exemplaires et les nouvelles technologies. Transports Canada a lancé trois nouveaux outils numériques pour aider les exploitants maritimes : une plateforme de certificats d’immatriculation en ligne avec validation Web, un outil de recherche de fournisseurs de cours pour les exploitants de bateaux de plaisance et un outil de recherche de permis en libre-service pour vérifier le statut du permis d'embarcation de plaisance et les dates de renouvellement.

Transports Canada a également clarifié la distinction entre les invités sur des bateaux de plaisance et les passagers sur des bateaux autres que de plaisance, ce qui permet de déterminer quand les bateaux sont soumis à la réglementation commerciale. Un essai national a débuté en 2024 pour évaluer d’autres méthodes d’inspection du fret maritime afin d’améliorer l’efficacité de la surveillance.

Gens de mer

Transports Canada a publié une norme nationale en 2024 pour soutenir la prestation de la formation maritime en ligne, à distance et mixte dans les établissements agréés, qui comprend des protocoles pour l’administration des tests en ligne afin d’élargir l’accès aux gens de mer dans les régions éloignées. Le Canada a également finalisé des accords de reconnaissance des qualifications avec l’Irlande et le Brunei Darussalam afin de remédier à la pénurie de gens de mer. Il a également lancé un nouveau cours sur la gestion de la fatigue en mer.

Modernisation de la réglementation maritime et renforcement de la sûreté

En 2024, Transports Canada a poursuivi la modernisation du cadre réglementaire maritime canadien. Le Ministère a progressé en remplaçant le Règlement général sur le pilotage par le Règlement sur le pilotage maritime canadien afin d’harmoniser la surveillance dans les quatre régions de pilotage. L’ordonnance provisoire n° 2 a été émise pour limiter les rejets d’eaux usées et d’eaux grises des navires de croisière jusqu’à ce que des mesures environnementales permanentes puissent être mises en place. Les mises à jour des restrictions d’exploitation des navires, des zones de service de trafic, des mesures d’exécution et des droits de sécurité maritime ont également suivi le processus réglementaire de la Gazette du Canada. Le Règlement sur le système de gestion de la sécurité maritime a également été finalisé afin d’étendre la surveillance de la sécurité à un plus grand nombre de navires canadiens.

Transports Canada a renforcé la sûreté maritime en coordonnant la réponse aux menaces et l’échange de renseignements dans le cadre de partenariats nationaux et internationaux. Il a mené des examens de la sûreté dans les ports à risque élevé, notamment ceux liés au crime organisé et au vol de voitures. Transports Canada a appliqué les sanctions interdisant les navires battant pavillon russe ou appartenant à la Russie dans les eaux canadiennes et a surveillé les navires engagés dans des activités non conformes ou illégales. Le Ministère s’est attaqué aux vulnérabilités en matière de cybersécurité liées aux équipements portuaires fabriqués à l’étranger afin d’améliorer les plans de sécurité des installations portuaires et maritimes.

Transport vert

En 2024, le Programme des corridors maritimes verts a financé des projets dans les ports canadiens et pour les navires opérant le long des Grands Lacs, de la Voie maritime du Saint-Laurent et des deux côtes. Ce programme vise à supprimer les obstacles à l’utilisation des technologies propres, à encourager les investissements dans des navires et des infrastructures à émissions faibles ou nulles et à aider les exploitants canadiens à passer à des carburants et des équipements plus propres. Ces investissements ont permis de réduire les risques liés à l’adoption de technologies à faible teneur en carbone et d’accélérer la décarbonisation du secteur.

Le Canada a également commencé à travailler sur un nouveau Protocole d’entente mondial sur les corridors maritimes verts, qui relie le Canada atlantique, les Grands Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent à des partenaires internationaux de l’autre côté de l’Atlantique. Cette initiative s’appuie sur une initiative similaire reliant la côte du Pacifique du Canada à l’Asie. Ces protocoles d’entente favorisent la collaboration entre les secteurs public et privé et fournissent un cadre pour faire progresser l’innovation et le déploiement d’infrastructures marines propres.

Réduction des risques écologiques marins

Transports Canada a poursuivi ses efforts pour gérer les risques environnementaux liés aux espèces envahissantes transportées par les navires et au bruit sous-marin.

Pour faire face au problème croissant des navires abandonnés, la stratégie globale relative aux navires préoccupants a financé l’enlèvement ou l’atténuation des effets de 294 navires à risque élevé en 2024, améliorant ainsi la sécurité de la navigation et protégeant les environnements marins.

Transport ferroviaire
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Le réseau ferroviaire canadien compte actuellement 48 010 route-kilomètres de voies

  • Le Canadien National (CN) 45 %
  • Le Canadien Pacifique 26,8 %
  • D'autres compagnies ferroviaires possèdent 28,2 %

Le transport ferroviaire demeure une pierre angulaire de l’économie canadienne, il facilite la circulation des marchandises et des passagers à travers le pays et vers les marchés internationaux. Le vaste réseau ferroviaire du Canada fait partie intégrante des secteurs du fret et du transport de passagers, chacun jouant un rôle essentiel dans le paysage des transports du pays.

Le secteur du transport ferroviaire de marchandises assure principalement le transport lourd de marchandises et en vrac ainsi que le trafic de conteneurs et de produits sur de longues distances. Les deux principales compagnies ferroviaires de catégorie I du Canada, le CN et CPKC, gèrent la majeure partie du trafic ferroviaire de marchandises.

Le secteur ferroviaire de transport de passagers se limite au transport interurbain, de banlieue et touristique. VIA Rail Canada, une société d’État indépendante créée en 1977, exploite le service national de transport ferroviaire de passagers.

Principales statistiques sur le trafic et le volume

Fret

Transport ferroviaire

Figure 9 : Taux de croissance des volumes ferroviaires

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Figure 9 : Taux de croissance des volumes ferroviaires
  Totale Intermodale Vrac
Q1 0.20% 3.50% -2.90%
Q2 5.60% 4.60% 6.70%
Q3 1.10% 3.30% -1.00%
Q4 -3.30% -5.10% -1.50%

En 2024, le trafic ferroviaire de catégorie I sur l’ensemble du réseau a augmenté de 0,9 % par rapport à 2023. Dans l’ensemble, les volumes de marchandises en vrac ont connu une modeste augmentation de 0,2 % d’une année sur l’autre, tandis que le trafic ferroviaire conteneurisé a augmenté de 1,6 %. Toutefois, la seconde moitié de l’année a été marquée par d’importantes perturbations du travail, notamment des conflits impliquant le CN et CPKC, ainsi que la grève et le lock-out au port de Montréal et sur la côte Ouest. Ces défis, combinés à un froid extrême au début de l’hiver, ont pesé sur le rendement ferroviaire et ont limité la croissance des volumes au cours des derniers mois de 2024.

Le corridor ferroviaire de l’Ouest canadien reste la principale voie d’exportation de produits de base en vrac, comme les céréales, le charbon et la potasse, vers les marchés internationaux. En 2024, les expéditions ferroviaires à destination et en provenance de l’Ouest du Canada ont augmenté de 2,8 % d’une année sur l’autre, malgré les perturbations et les conditions hivernales difficiles. Dans le Centre du Canada, la région la plus peuplée et la plus industrialisée du pays, le réseau ferroviaire de fret relie l’Ouest du Canada aux marchés de l’Ontario et du Québec, ainsi qu’aux principaux points d’accès aux États-Unis. Les expéditions ferroviaires dans cette région ont augmenté de 1,6 %. Pendant ce temps, l’Est du Canada a connu une baisse de 10,3 % des expéditions ferroviaires au cours de la même période, en raison d’une demande réduite.

Passagers

En 2024, VIA Rail a transporté environ 4,4 millions de passagers – soit une augmentation de 7 % par rapport à 2023, mais seulement 88 % des niveaux de 2019. Le corridor Québec-Windsor est demeuré le plus achalandé du réseau, accueillant la grande majorité du trafic de passagers de VIA Rail.

Connectivité

En 2024, VIA Rail a dévoilé son plan stratégique, VIAction 2030, qui vise à transformer les services ferroviaires passagers et à positionner la société en tant que leader de la mobilité intégrée. Dans le cadre de ce plan, VIA Rail a introduit sa nouvelle flotte dans le corridor Québec-Windsor, où 63 % des nouveaux trains étaient déjà en service à la fin de 2024, le remplacement complet étant prévu pour l’été 2025.

En outre, VIA Rail a également lancé des demandes de qualification pour des locomotives et des voitures afin de remplacer son parc de trains longue distance, régionaux et éloignés. Cette initiative vise à assurer la continuité des services à travers le Canada en reliant plus de 400 collectivités avec une expérience de voyage moderne, confortable et durable. Transports Canada a également poursuivi ses efforts pour améliorer la fiabilité des services ferroviaires de passagers tout en favorisant la fluidité du transport de marchandises sur le réseau ferroviaire et de fret du Canada, grâce à la conclusion d’une étude visant à relever les défis liés à la ponctualité.

Sécurité et sûreté

Transports Canada a poursuivi ses activités de mise en œuvre et de surveillance de ses deux programmes de sûreté ferroviaire : le Programme de la sûreté du transport ferroviaire de voyageurs et le Programme de sûreté du transport ferroviaire des marchandises dangereuses. Les deux programmes sont guidés par des règlements qui donnent au programme de sûreté du transport ferroviaire de Transports Canada le pouvoir de mener des activités de surveillance des compagnies ferroviaires de transport de passagers et de marchandises sous réglementation fédérale, ce qui renforce la surveillance de la sécurité dans les sites, les gares et les installations ferroviaires à travers le Canada.

Les activités de surveillance comprenaient l’examen et l’analyse des évaluations des risques de sécurité et des plans de sécurité des entités réglementées; la réalisation d’inspections complètes portant sur les processus, les procédures, la formation et la tenue de registres des compagnies ferroviaires; ainsi que la réalisation d’inspections en personne sur les sites. En outre, le programme de sûreté du transport ferroviaire continue de mettre en œuvre son cadre de conformité et d’application de la loi, y compris l’utilisation de sanctions administratives pécuniaires (SAP) comme outil d’application pour promouvoir le respect de la réglementation dans le cadre du Programme de sûreté du transport ferroviaire de voyageurs.

Pour soutenir le mandat relatif à la sécurité de Transports Canada, le financement du Programme d’amélioration de la sécurité ferroviaire (PASF) a permis d’achever 221 projets à des passages à niveau à risque élevé et le long des voies ferroviaires à travers le Canada au cours de l’exercice 2024-2025. Ces investissements dans l’infrastructure, la technologie, la recherche, l’éducation et les initiatives de sensibilisation visent à réduire les collisions et les incidents liés à l’intrusion; à accroître la résilience du transport ferroviaire face aux changements climatiques et/ou à prévenir les impacts des changements climatiques et des phénomènes météorologiques extrêmes; ainsi qu’à renforcer la confiance du public dans le système de transport ferroviaire du Canada.

Transport vert

Le transport ferroviaire continue de rendre le réseau de transport canadien plus efficace en réduisant la congestion et l’usure des routes et autoroutes. Un train de marchandises de 100 wagons transportant 10 000 tonnes de marchandises pourrait remplacer 300 camions. Transports Canada collabore depuis longtemps avec le secteur ferroviaire pour réduire les émissions des locomotives grâce à une série d’accords volontaires conclus avec l’Association des chemins de fer du Canada (ACFC). En 2024, Transports Canada a continué de collaborer avec l’ACFC pour publier un rapport de surveillance des émissions des locomotives, qui fournit des données environnementales clés et met en évidence des projets de réduction des émissions, comme les locomotives à hydrogène et à batterie électrique et un projet pilote de transition vers le biodiesel.

Transport routier
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Le réseau routier national du Canada :

Plus de 39 098 kilomètres de voies :

  • 72,8 % : Routes principales
  • 11,7 % : Routes de desserte
  • 15,5 % : Régions septentrionales et éloignées

Total des infrastructures routières publiques

  • Plus de 1,13 million de kilomètres de voies équivalentes à deux voies
  • 75 % des routes sont concentrées en Ontario, au Québec, en Saskatchewan et en Alberta

En 2024, le réseau de transport routier du Canada reste le principal moyen de transport de marchandises et de passagers à travers le pays. La route transcanadienne et les nombreuses routes régionales facilitent les liaisons d’un océan à l’autre.

Le secteur canadien du camionnage, nécessaire au commerce intérieur et transfrontalier, comptait environ 152 000 entreprises de camionnage en décembre 2024Footnote 20. Ce total comprend les services de fret général et spécialisé en exploitation sur des itinéraires locaux et long-courriers. Malgré une légère baisse des offres d’emploi pour les chauffeurs routiers, la demande de services de camionnage est restée soutenue dans un contexte de difficultés persistantes pour les réseaux de transport. ​L’Ontario arrive en tête pour le nombre d’entreprises de camionnage, suivi du Québec, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. Le secteur se caractérise par un mélange de petits transporteurs pour compte d’autrui, de propriétaires-exploitants et de grandes entreprises offrant des services logistiques complets.

Principales statistiques sur le trafic et le volume

Transport routier (fret)

En 2024, les passages frontaliers de camions au Canada ont diminué de 1,1 % par rapport à 2023. Les échanges par camion à destination et en provenance des États-Unis sont concentrés dans le centre du Canada, où le corridor Québec-Windsor reste le plus fréquenté.

Dans l’ensemble, les passages frontaliers de camions dans le centre du Canada ont diminué de 1,3 %, tandis que l’Ouest du Canada a connu une baisse plus faible de 0,2 % par rapport à 2023. Les flux de passages frontaliers dans les deux sens sont restés fluides tout au long de l’année, les 15 postes frontaliers les plus fréquentés affichant un temps d’attente moyen de 9,5 minutes, soit une augmentation d’environ 3,3 % (ou 0,3 minute) par rapport à la moyenne historique sur trois ans. Sur les quatre points de passage de la région du Sud de l’Ontario, seuls Sarnia et Fort-Erie/Peace Bridge ont enregistré une augmentation des temps d’attente supérieure à une minute en 2024 par rapport à la moyenne historique sur trois ans, avec un temps d’attente médian à la frontière de 14,2 minutes et 14,9 minutes, respectivement.

Figure 10 : Taux de croissance du volume de camionnage (2024 c. 2023)

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Figure 10 : Taux de croissance du volume de camionnage (2024 c. 2023)
  L'ouest du Canada Centre du Canada Croissance trimestrielle totale
Q1 -0.2% -0.1% -0.3%
Q2 0.2% -0.9% -0.8%
Q3 -0.9% -4.0% -3.3%
Q4 0.3% -0.1% 0.1%

Immatriculation des véhicules

En 2023 (données les plus récentes disponibles), il y avait 26,3 millions de véhicules routiers immatriculés au Canada, soit une augmentation de 0,3 % par rapport à 2022 et de 14,3 % depuis 2013. Les véhicules légers, y compris les voitures de tourisme, les camionnettes, les SUV et les minifourgonnettes, représentaient 91,7 % de ces immatriculations. Les camions moyens et lourds représentaient 5,1 %, tandis que les autobus, les motos et les cyclomoteurs constituaient les 3,2 % restants.

En 2023, les Canadiens ont immatriculé 1 714 356 nouveaux véhicules à moteur, soit une augmentation de 13,4 % par rapport à l’année précédente. L’Ontario a enregistré le plus grand nombre de nouvelles immatriculations (677 043), suivi du Québec (414 897) et de la Colombie-Britannique (210 666). C’est notamment l’Île-du-Prince-Édouard qui a connu la plus forte augmentation en pourcentage des nouveaux enregistrements (19,5 %) .

Transport en commun

Les réseaux de transport urbain à travers le Canada ont continué à se redresser en 2024. Sur l’ensemble de l’année, les Canadiens ont effectué environ 1,6 milliard de trajets en transport public – une augmentation par rapport à 1,5 milliard en 2023, et représente 84,2 % des niveaux d’avant la pandémie. Les recettes d’exploitation des agences de transport en commun se sont nettement améliorées. En décembre 2024, les recettes ont augmenté de 25,5 % par rapport au même mois de 2023. L’augmentation des tarifs ou des coûts par trajet est probablement à l’origine des recettes de 2019, malgré la baisse de la fréquentation.

Compétitivité et efficacité

Camionnage

Trois des 10 principaux transporteurs canadiens ont connu d’importantes activités de fusion et d’acquisition en 2024, reflétant la consolidation en cours dans le secteur du camionnage, les entreprises cherchant à étendre leurs services et leur présence sur le marché tout en réduisant leurs frais généraux.

Figure 11 : Indice de temps de déplacement mensuel pour Toronto (Ontario), par période de pointe de l'après-midi

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Figure 11 : Indice de temps de déplacement mensuel pour Toronto (Ontario), par période de pointe de l'après-midi

Toronto

Mois 2019 2024
Jan 1,94 1,26
Fév 1,89 1,40
Mars 1,84 1,38
Avr 1,88 1,76
Mai 2,00 1,61
Juin 2,07 1,43
Juil 2,03 1,67
Août 2,05 1,53
Sept 2,03 1,68
Oct 2,04 1,54
Nov 2,09 1,61
Déc 1,77 1,64

Figure 12 : Indice de temps de déplacement mensuel pour Montréal (Québec), par période de pointe de l'après-midi

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Figure 12 : Indice de temps de déplacement mensuel pour Montréal (Québec), par période de pointe de l'après-midi

Montréal

Mois 2019 2024
Jan 2,35 2,31
Fév 1,87 2,23
Mars 1,80 2,24
Avr 1,98 2,26
Mai 1,97 2,20
Juin 1,98 2,07
Juil 1,91 2,14
Août 2,55 2,25
Sept 2,40 2,80
Oct 2,27 2,09
Nov 2,46 2,69
Déc 2,03 2,57
 

Figure 13 : Indice de temps de déplacement mensuel pour Vancouver (Colombie-Britannique), par période de pointe de l'après-midi

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Figure 13 : Indice de temps de déplacement mensuel pour Vancouver (Colombie-Britannique), par période de pointe de l'après-midi

Vancouver

Mois 2019 2024
Jan 1,50 1,22
Fév 1,41 1,16
Mars 1,44 1,20
Avr 1,60 1,29
Mai 1,54 1,29
Juin 1,64 1,22
Juil 1,57 1,15
Août 1,58 1,15
Sept 1,51 1,26
Oct 1,44 1,21
Nov 1,42 1,27
Déc 1,38 1,43

Figure 14 : Indice de temps de déplacement mensuel pour Calgary (Alberta), par période de pointe de l'après-midi

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Figure 14 : Indice de temps de déplacement mensuel pour Calgary (Alberta), par période de pointe de l'après-midi

Calgary

Mois 2019 2024
Jan 1,47 1,42
Fév 1,41 1,20
Mars 1,41 1,26
Avr 1,51 1,32
Mai 1,57 1,54
Juin 1,59 1,31
Juil 1,55 1,27
Août 1,51 1,40
Sept 1,46 1,36
Oct 1,50 1,33
Nov 1,71 1,67
Déc 1,49 1,42
 

En ce qui concerne la main-d’œuvre, le secteur du camionnage a connu une baisse notable des postes de chauffeur vacants. Au deuxième trimestre 2024, les postes vacants ont chuté de 36 % d’une année sur l’autre, réduisant le nombre de postes non pourvus à environ 15 460. Des efforts de recrutement ciblés, associés à une augmentation des salaires (27,10 dollars de l’heure en moyenne en 2024 contre 24,05 dollars en 2021), ont contribué à cette amélioration. Malgré ces progrès, le secteur reste confronté au vieillissement de la main-d’œuvre et à la difficulté d’attirer de jeunes chauffeurs, ce qui compromet sa viabilité à long terme.

Mobilité urbaine

L’impact durable de la pandémie de COVID-19 a modifié les habitudes de déplacement au Canada, la poursuite du travail à distance réduisant le trafic aux heures de pointe et modifiant les schémas de déplacement. En 2024, les niveaux de congestion routière variaient d’une zone urbaine à l’autre. À Montréal, les embouteillages sont restés supérieurs aux niveaux antérieurs à la pandémie l’année dernière, le niveau moyen d’embouteillage en 2024 étant supérieur de 9 % à celui de 2019. À Calgary, les embouteillages ont été pour la plupart inférieurs aux niveaux d’avant la pandémie en 2024, le niveau moyen d’embouteillage étant inférieur de 9 % à celui de 2019. À Toronto et à Vancouver, les embouteillages ont régulièrement baissé par rapport aux niveaux d’avant la pandémie (respectivement de 22 % et de 17 % en moyenne). Ces niveaux sont mesurés dans le cadre de l’indice de temps de déplacement (ITD)Footnote 21, qui est le ratio entre le temps de déplacement mesuré et le temps de déplacement en régime fluide. Le temps de déplacement en régime fluide est mesuré la nuit, au moment ou les conducteurs sont libres de conduire à la vitesse qu’ils souhaitent en raison d’une densité de circulation faible.

Sécurité et sûreté routières

Depuis des décennies, la tendance à la baisse du nombre de victimes de la route est significative au Canada. Depuis le pic atteint au milieu des années 1970, le nombre de décès a diminué de plus de deux tiers et celui des blessés graves de plus de 60 %, alors même que le nombre de véhicules et de kilomètres parcourus par les Canadiens a augmenté de manière significative.

En 2022, le nombre de décès attribuables à des collisions routières a diminué d’environ 1 % par rapport à 2013, malgré une croissance significative du nombre de conducteurs titulaires d’un permis de conduire, de véhicules immatriculés et de véhicules-kilomètres parcourus. Le taux de mortalité pour 10 000 véhicules motorisés immatriculés au Canada était de 0,73 en 2022. Ce taux a été relativement stable ces dernières années et est nettement inférieur (-14 %) à ce qu’il était 10 ans plus tôt (2013)Footnote 22.

Transports Canada joue un rôle central dans l’amélioration de la sécurité routière et la protection des Canadiens contre les risques liés à l’évolution des véhicules. En 2024, nous avons cherché à réduire les collisions routières en améliorant la réglementation relative à la sécurité des autobus scolaires, qui a été publiée sur à la page Gazette du Canada, partie II. Nous avons également financé 35 projets dans le cadre du Programme de paiement de transfert de la sécurité routière qui fait progresser l’innovation en matière de sécurité routière entre 2024 et 2026. Ces projets soutiendront des objectifs de sécurité routière cohérents à l’échelle nationale (p. ex. des mesures pour lutter contre la conduite avec facultés affaiblies et la distraction au volant, l’utilisation sûre des nouvelles technologies automobiles).

Nous avons également soutenu l’innovation en matière de sécurité des véhicules en contribuant aux Lignes directrices internationales pour la sécurité des systèmes de conduite automatisée et en testant de nouvelles technologies de sécurité dans notre Centre d’essai des véhicules à moteur.

Transport vert

Véhicules zéro émission

Le marché canadien des véhicules légers à zéro émission (VZE) a progressé de manière significative en 2024, atteignant 15,4 % des nouvelles parts de marché, poursuivant ainsi une progression constante depuis les années précédentes. Les VZE moyens et lourds représentaient 1,4 % des nouvelles parts de marché, soit une légère baisse par rapport à 1,9 % en 2023, en partie à cause de la suspension temporaire du programme d’incitation du Québec. Le Québec reste la première province du Canada en termes d’immatriculations de VZE.

Depuis le 1er octobre 2024, seuls les véhicules fabriqués dans des pays ayant conclu un accord de libre-échange avec le Canada étaient admissibles à la fois au Programme d’incitatifs pour les véhicules zéro émission (iVZE) et au Programme d’incitatifs pour les véhicules moyens et lourds zéro émission (iVMLZE) afin de s’aligner sur les nouveaux droits de douane imposés aux véhicules électriques fabriqués en Chine.

Le programme iVZE a été interrompu au début de l’année 2025, car les fonds restants ont été épuisés plus tôt que prévu et ont pris fin le 31 mars 2025.