Technologie
En 2024, le secteur des transports au Canada a continué d’évoluer en réponse aux attentes changeantes des consommateurs, aux technologies émergentes et aux priorités environnementales. De l’essor des véhicules électriques à l’utilisation croissante des drones pour la livraison et l’inspection, les modes de transport à travers le pays ont continué à innover et à s’adapter. Ces tendances mettent en évidence la façon dont les Canadiens se déplacent et dont les systèmes qui transportent les biens et les personnes sont réimaginés en temps réel.
L’utilisation des drones s’est considérablement développée en 2024. La stratégie de Transports Canada en matière de drones jusqu’en 2025 met l’accent sur l’intégration des drones dans l’espace aérien national, en se concentrant sur la sécurité, l’innovation et la croissance économique. Il s’agissait notamment de faire progresser les opérations au-delà de la ligne de visibilité directe (BVLOS) et de développer des systèmes de gestion du trafic pour gérer l’augmentation de l’activité des drones.
Nous avons également beaucoup progressé dans la recherche et l’expérimentation de véhicules connectés et automatisés (VCA). Des institutions comme le Centre for Automotive Research de l’Université McMaster ont continué à explorer les systèmes de communication de véhicule à tout (V2X) et les technologies de conduite autonome. Ces développements amélioreront la sécurité routière et la mobilité et s’alignent sur la vision de Transports Canada concernant l’intégration des VCA dans le réseau de transport.
Initiatives stratégiques
Aériene
Système de ciblage du fret aérien préalable au chargement (CFAPC)
En 2024, Transports Canada a lancé le système de CFAPC. Le système utilise l’apprentissage machine pour détecter les risques dans les données relatives aux expéditions de fret aérien et rend le transport de fret aérien plus sûr. Les données sur les transporteurs aériens sont analysées à l’avance et les expéditions de fret aérien à risque élevé peuvent être examinées avant leur arrivée au Canada. Cette couche de sûreté numérique supplémentaire a permis de réduire les risques liés à la sûreté du fret, de soutenir la résilience économique et de renforcer la confiance du public dans le système de fret aérien du Canada.
Traitement approprié – mode aérien
En 2024, l’initiative Traitement approprié – mode aérien a collaboré avec des partenaires de l’industrie pour rendre le transport aérien plus efficace et plus sûr en appuyant des projets avec des compagnies aériennes, des aéroports et l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) pour tester les technologies de reconnaissance faciale et d’identification numérique. Cette initiative a permis aux Canadiens de décliner volontairement leur identité à l’aide de justificatifs numériques sécurisés sur des appareils mobiles, afin de permettre un traitement plus rapide, plus efficace et plus sûr des passagers dans les aéroports canadiens.
Mobilité aérienne avancée
La mobilité aérienne avancée (MAA) a le potentiel de stimuler la croissance économique, de créer des emplois, d’améliorer l’accès aux régions éloignées et de soutenir la durabilité environnementale. Pour soutenir les futures opérations de MAA, Transports Canada a créé en 2024 une équipe interne d’intégration de la MAA chargée de coordonner les efforts entre les différents services et de fournir un point de contact unique à l’industrie. Le Canada a également soutenu l’harmonisation internationale par l’intermédiaire du groupe d’étude de la MAA de l’Organisation internationale de l’aviation civile.
Transports accessibles
Le gouvernement s’est engagé à créer un Canada sans obstacle d’ici 2040, y compris des systèmes de transport inclusifs et accessibles. Malgré les efforts considérables déployés en matière de réglementation, des obstacles persistent, en particulier dans le domaine du transport aérien. À cette fin, le Canada a organisé son premier Sommet national sur l’accessibilité du transport aérien en 2024, réunissant le secteur aérien, la communauté des personnes handicapées et les partenaires autochtones. Le sommet a débouché sur des engagements importants visant à améliorer le transport aérien des personnes handicapées, notamment en explorant des stratégies de voyage sans tracas, en simplifiant les processus grâce à des formulaires médicaux normalisés et en améliorant l’échange de données avec les représentants des pouvoirs publics.
Maritime
Plan de protection des océans
En 2024, nous avons poursuivi la mise en œuvre du Plan de protection des océans afin d’améliorer la sécurité maritime, de protéger l’environnement et d’intervenir lors de situations d’urgence. Par exemple, en 2024, le Programme national de surveillance aérienne a effectué 466 heures de surveillance dans l’Arctique, contribuant à la supervision de la sécurité maritime et à l’application des mesures de protection de l’environnement du Canada.
En 2024, des propositions de modifications au Règlement sur l’intervention environnementale ont été prépubliées dans la Gazette du Canada, partie I : Ces mises à jour permettront d’améliorer la préparation et l’intervention des organismes d’intervention agréés et des installations de traitement des hydrocarbures en cas de déversement d’hydrocarbures.
Dans le cadre de l’initiative sur l’équipement de sécurité et l’infrastructure maritime de base dans les collectivités nordiques, deux projets ont été menés à bien dans les Territoires du Nord-Ouest. Six collectivités sont désormais desservies par des barges à double coque et une autre par un oléoduc amélioré pour le ravitaillement en pétrole. Ces efforts ont permis d’améliorer la sécurité et l’efficacité des opérations de transport maritime et de la livraison de biens essentiels aux collectivités nordiques éloignées.
Partenariats autochtones et formation maritime
En 2024, le Western Arctic Marine Training Consortium a été lancé et sa première cohorte d’étudiants a été diplômée en avril, avec le soutien financier de Transports Canada. Depuis 2018, plus de 1 260 personnes issues de groupes sous-représentés, y compris les Autochtones, ont obtenu un diplôme dans le cadre de programmes de formation maritime à travers le Canada, et plus de 930 ont trouvé un emploi dans le secteur maritime.
Protection des mammifères marins
Transports Canada a poursuivi ses efforts afin de réduire l’impact du trafic maritime sur les espèces de baleines en danger. Pour l’épaulard résident du Sud, les zones de ralentissement des navires et les zones sanctuaires provisoires sont restées en place dans le sud de la Colombie-Britannique. Nous avons également soutenu les mesures de ralentissement et de détournement des navires commerciaux dans le cadre du programme ECHO, en coordination avec l’autorité portuaire de Vancouver-Fraser.
Dans le golfe du Saint-Laurent, des restrictions de vitesse des navires et des mesures pour les itinéraires ont de nouveau été mises en œuvre pour protéger les baleines noires de l’Atlantique Nord. Du 17 avril au 15 novembre, ces mesures ont été contrôlées à l’aide de la surveillance aérienne, de planeurs acoustiques sous-marins et de drones équipés de caméras thermiques. 99 % des navires ont respecté les limites de vitesse obligatoires. En 2024, nous avons introduit des ralentissements volontaires dans la baie de Fundy lorsque des baleines ont été détectées.
Collaboration internationale sur les émissions marines
Tout au long de l’année 2024, le Canada a travaillé activement avec les États membres de l’Organisation maritime internationale (OMI) pour soutenir la mise en œuvre de la stratégie de 2023 sur les gaz à effet de serre.
L’OMI a adopté la proposition du Canada d’établir une zone de contrôle des émissions (ZCE) dans l’Arctique canadien afin de réduire les polluants atmosphériques émis par les navires. Parallèlement, Transports Canada s’est engagé avec les Inuits à explorer des approches permettant de réduire au minimum les répercussions économiques potentielles tout en favorisant la protection de l’environnement dans les collectivités nordiques.
Ferroviaire
Train à grande vitesse
Des progrès importants ont été réalisés en 2024 dans le cadre de l’initiative du train à grande vitesse, qui offrira un service ferroviaire rapide, fréquent et fiable dans le corridor Toronto-Québec. Le réseau s’étendra sur 1 000 km et reliera les villes de Toronto, Peterborough, Ottawa, Montréal, Laval, Trois-Rivières et Québec. La phase pluriannuelle d’approvisionnement de l’initiative visant à identifier un partenaire promoteur privé pour concevoir et développer le projet conjointement avec Alto (anciennement VIA-HFR) est entrée dans sa phase finale avec la fin de l’appel d’offres le 24 juillet 2024.
Cette étape a été suivie par l’évaluation des offres de trois consortiums spécialisés dans la conception, le développement et l’exploitation d’infrastructures de transport à grande échelle. L’achèvement réussi de la phase d’approvisionnement ouvre la voie à la phase suivante du projet, et la phase de développement conjoint sera lancée en 2025. Alors que le rôle d’autorité de projet sera transféré à Alto à la fin de la phase d’approvisionnement, Transports Canada conservera un rôle permanent d’habilitation, de supervision et de coordination du projet afin de s’assurer que les considérations réglementaires, techniques et des intervenants continuent d’être prises en compte au cours de la phase de développement conjoint.
Routière
Lutte contre le vol de véhicules
Les vols de véhicules ont continué à augmenter en 2024, les groupes criminels organisés étant de plus en plus impliqués. L’ASFC a intercepté 2 277 véhicules volés dans les cours de triage et les ports en 2024, soit plus de 25 % de plus qu’en 2023. En février, le gouvernement du Canada a organisé un Sommet national pour lutter contre le vol de véhicules afin de renforcer la collaboration entre les gouvernements, l’industrie et les forces de l’ordre. Un Plan d’action national a été publié en mai, décrivant les principales mesures prises par le gouvernement fédéral et ses partenaires.
Transports Canada s’est engagé à moderniser les normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada pour tenir compte des nouvelles technologies de prévention du vol. Nous avons organisé une consultation publique et publié le Rapport sur ce que nous avons entendu en décembre 2024. Nous consultons actuellement des groupes de l’industrie pour nous aider à définir les futures mises à jour des règlements.
Le Ministère a également réalisé des évaluations ciblées de la sécurité portuaire dans les installations de conteneurs à risque élevé afin de détecter et de traiter les vulnérabilités des itinéraires d’exportation de véhicules. Les mises à jour du plan de sécurité sont en cours et des inspections de suivi sont prévues pour 2025.
Pour stimuler l’innovation, nous avons parrainé le Défi Prévention vol de véhicules en collaboration avec Sécurité publique Canada et la GRC. Dans le cadre de cette initiative, 88 propositions ont été soumises et 8 ont été sélectionnées pour bénéficier d’un financement de phase 1 de 150 000 dollars chacune, afin de développer des technologies abordables de prévention du vol sur le marché des pièces détachées.
Nous avons également collaboré avec les provinces et les territoires pour lutter contre les immatriculations frauduleuses de véhicules, ou « ReVINing ». Les discussions ont porté sur l’amélioration de l’échange de données grâce à une utilisation accrue du système d’échange de données interprovinciales.
Transport des marchandises dangereuses
Le Centre canadien d’urgence transport (CANUTEC) a continué d’exploiter son service national de conseil. Ce service aide les intervenants d’urgence à gérer les marchandises dangereuses (MD) à tout moment.
CANUTEC a également publié l’édition 2024 du Guide des mesures d’urgence, qui est utilisé lors d’incidents mettant en cause des MD sur les routes ou les voies ferroviaires. Ce guide a continué à aider les premiers intervenants à identifier les dangers en fonction du matériau concerné afin de se protéger et de protéger le public lorsqu’ils interviennent sur un incident.
En 2024, les 94 inspecteurs du Programme de transport de marchandises dangereuses (Programme du TMD) ont effectué plus de 4 200 inspections. Ces mesures ont donné lieu à près de 6 200 mesures d’exécution et de réduction visant à renforcer le respect de la réglementation et à répondre aux préoccupations en matière de sécurité.
Afin d’élargir le contexte des tendances en matière de sécurité, la figure suivante compare le nombre d’incidents récents mettant en cause des MD avec l’activité économique nationale :
Le Programme du TMD continue de moderniser les normes de sécurité et de promouvoir le programme d’enregistrement des installations de contenants afin de garantir la sécurité du TMD à l’aide de systèmes de confinement normalisés, avec environ 1 890 enregistrements d’installations actifs. Il a également fait progresser plusieurs initiatives réglementaires et législatives importantes visant à renforcer la connaissance des activités liées aux MD et à améliorer les outils de surveillance pour évaluer et traiter les risques émergents. La recherche a appuyé la prise de décisions fondées sur des données probantes, notamment l’examen de la réglementation relative au transport ferroviaire de l’ammoniac en vrac et au transport maritime des systèmes de stockage d’énergie, ainsi que la modélisation de la sécurité pour le triage des wagons-citernes et le rendement des citernes portatives pour le gaz naturel liquéfié.
Figure 15 : Nombre total d'incidents à signaler au Canada par rapport au PIB réel en 2017 $ CA (2019-2023)
Description textuelle
| Année | PIB réel (en milliards, $ CA) | Incidents |
|---|---|---|
| 2019 | 1757 | 443 |
| 2020 | 1683 | 324 |
| 2021 | 1773 | 355 |
| 2022 | 1857 | 375 |
| 2023 | 1890 | 352 |
En novembre 2020, le Commissaire à l’environnement et au développement durable a publié la vérification de suivi du Programme du TMD et de la Régie de l’énergie du Canada. En réponse, le Programme du TMD s’est engagé à donner suite aux conclusions de la vérification au moyen d’un plan d’action de la direction (PAD) afin d’en suivre les progrès. En 2024, il a résolu avec succès la seule constatation de la vérification restante, donnant ainsi suite à cinq des cinq recommandations énoncées dans le PAD.
Conformément aux exigences du Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (Règlement sur le TMD), le Programme du TMD a continué à promouvoir le programme de plan d’intervention d’urgence (PIU) afin d’améliorer les capacités d’intervention en cas d’incidents mettant en cause des MD et, le cas échéant, des menaces pour la sécurité nationale.
Bureau national de la chaîne d’approvisionnement
Le Bureau national de la chaîne d'approvisionnement (le Bureau) travaille avec des partenaires des secteurs privé et public pour rendre les chaînes d'approvisionnement du Canada plus efficaces, plus fluides, plus résistantes et plus fiables. Le Bureau a poursuivi son engagement constant auprès de l'industrie et des autres niveaux de gouvernement pour assurer la circulation rapide et fiable des marchandises en 2024. Il a soutenu l'amélioration de la coordination industrielle et du partage d'informations avant et pendant les perturbations. Il s'agissait notamment de groupes de travail axés sur des défis et des problèmes spécifiques, ainsi que d'un engagement plus large, tel que le Forum national de la chaîne d'approvisionnement qui s'est tenu le 21 juin 2024. Le Bureau a également contribué à l'échange d'informations entre les principaux acteurs afin d'assurer le transport des marchandises et des fournitures essentielles lors de perturbations majeures, telles que les incendies de Jasper. Le Bureau a également soutenu des améliorations pratiques sur le terrain, notamment des projets pilotes visant à éliminer les goulets d'étranglement dans les ports et des efforts visant à améliorer les outils numériques et le partage de données dans l'ensemble du réseau de la chaîne d'approvisionnement, afin de jeter les bases d'un réseau de la chaîne d'approvisionnement plus solide, plus résilient sur le plan économique et plus agile dans l'ensemble du Canada.
Demande et perspectives
Voyageurs aériens
À court terme, le transport aérien international devrait augmenter, principalement en raison de la forte demande de voyages d’agrément. Toutefois, cette perspective est tempérée par plusieurs risques émergents, notamment l’instabilité géopolitique, l’incertitude économique au Canada et aux États-Unis, la faiblesse du dollar canadien et les contraintes de capacité persistantes de l’industrie.
Risques et occasions
À plus long terme, le transport aérien devrait retrouver sa trajectoire de croissance d’avant la pandémie, grâce à l’augmentation de l’activité économique, à la croissance démographique et à l’augmentation des revenus. Dans le même temps, les stratégies du secteur seront de plus en plus façonnées par les objectifs de durabilité, l’adoption d’outils d’IA pour la planification des voyages, les préoccupations liées au surtourisme et l’évolution du paysage géopolitique mondial.
Fret
Perspectives à court terme
Les perspectives de la demande de services de transport de marchandises découlent de celles de l’offre et de l’utilisation des marchandises au Canada. Au cours des deux prochaines années, l’activité économique mondiale et canadienne devrait ralentir en raison de l’impact direct des droits de douane américains sur les perspectives des industries soumises aux droits de douane (acier, aluminium, automobiles, etc.). L’activité économique générale devrait également ralentir, l’incertitude économique poussant les entreprises à différer leurs décisions d’investissement et d’embauche, et les ménages à reporter leurs dépenses.
Ces facteurs entraîneront probablement un affaiblissement de l’activité ferroviaire et routière à la frontière américaine et un ralentissement du transport maritime sur les Grands Lacs avec les ports américains. C’est dans la région Ontario-Québec, où sont échangés la plupart des produits soumis à des droits de douane, que l’impact de cette mesure se fera le plus sentir. Néanmoins, toutes les régions connaîtront un ralentissement des transports, car le refroidissement des conditions économiques aura des répercussions sur tous les produits de base.
Perspectives à long terme
À long terme, la croissance économique mondiale devrait se poursuivre, créant une demande soutenue en matière de commerce et de transport. Les marchés émergents d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient devraient devenir les principaux moteurs de la croissance mondiale, grâce à l’augmentation rapide de la population et à l’expansion de l’activité industrielle. Cette croissance entraînera probablement une augmentation de la demande d’exportations agricoles et de ressources naturelles canadiennes, y compris de minéraux essentiels et de produits énergétiques. Dans le même temps, ces régions devraient devenir des sources plus importantes d’importations de marchandises canadiennes.
Les partenaires commerciaux traditionnels, comme les États-Unis, l’Union européenne et d’autres économies avancées, resteront les principaux marchés du Canada. Toutefois, une nouvelle demande émergera à mesure que ces économies accéléreront la décarbonisation et s’efforceront de garantir l’accès aux matériaux clés, en particulier ceux liés à l’énergie propre et à la fabrication de pointe. La base de ressources du Canada et la stabilité de son environnement commercial lui permettent de répondre à ces besoins en constante évolution.
À l’échelle nationale, la croissance à long terme dans des secteurs, comme l’agriculture, l’extraction des ressources et l’énergie propre, devrait soutenir l’augmentation de la production et des exportations. Les développements prévus, y compris les nouvelles mines de minerais essentiels et les projets d’énergie propre, peuvent stimuler davantage la demande de transport à travers de multiples modes.
Celle-ci devrait augmenter d’environ 2 % par année, parallèlement à l’activité économique. Voici certaines tendances régionales :
- Ouest du Canada : Une croissance annuelle de 3 à 5 % est attendue dans les corridors ferroviaires et portuaires, en raison de la forte demande asiatique de céréales, de potasse, de GNL et d’hydrogène.
- Centre du Canada : Une demande constante de transport routier urbain (environ 2 % par année) soutenue par l’industrie manufacturière, ainsi que des besoins en infrastructures rurales liés à l’exploitation des minerais. Les nouvelles liaisons ferroviaires avec le Mexique pourraient favoriser une plus grande diversification des échanges.
- Est du Canada : Croissance modérée (1 à 2 % par année) des volumes de transport, les ports de l’Est étant en mesure d’absorber davantage d’échanges conteneurisés et de faciliter les exportations de minerais et d’hydrogène si les grands projets se concrétisent.
|
Élevée |
Modérée |
Faible |
|---|---|---|
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Engrais |
Biens de consommation |
Pâtes et papiers |
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Céréales et oléagineux |
Métaux et matériaux de construction |
Produits du bois |
|
Minéraux critiques |
Charbon pour la fabrication de l’acier |
Combustibles raffinés à usage domestique |
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Hydrogène, matières premières pour l’hydrogène, exportation de GNL |
Automobiles |
Pétrole brut |
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Source : Modèle interne de prévision de la demande de Transports Canada |
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Risques et occasions
Bien que les perspectives de croissance à long terme soient positives, le système de transport du Canada sera façonné par plusieurs risques complexes et évolutifs :
- L’instabilité géopolitique, comme les conflits régionaux ou les différends commerciaux, peut perturber les routes maritimes mondiales et les flux de marchandises;
- Les changements climatiques contribuent à l’augmentation de la fréquence et de la gravité des phénomènes météorologiques, notamment les feux de forêt, les inondations et les sécheresses, qui peuvent endommager les infrastructures et les couloirs de transport;
Ces risques pourraient entraîner des changements imprévisibles dans les flux commerciaux et les volumes de transport maritime, ce qui mettrait à rude épreuve les infrastructures existantes et soulignerait la nécessité d’une plus grande flexibilité et d’une plus grande redondance des systèmes. Dans certains cas, les chaînes d’approvisionnement devront être réalignées et les infrastructures devront être adaptées pour maintenir leur fiabilité et leur efficacité.
Dans le même temps, ces défis offrent des occasions stratégiques :
- Le Canada peut renforcer son rôle de partenaire commercial fiable dans un environnement mondial instable, en offrant la stabilité, une gouvernance solide et l’accès à des ressources clés;
- Les efforts visant à décarboniser les chaînes d’approvisionnement mondiales pourraient accroître la demande internationale d’énergie propre, de minéraux essentiels et de pratiques de transport écologiquement viables du Canada;
- Les investissements dans des infrastructures résilientes et adaptatives peuvent permettre au Canada de mieux répondre aux perturbations et de tirer parti des nouvelles routes commerciales et des nouveaux marchés.
Le maintien d’un système de transport performant et réactif sera essentiel à la concrétisation de ces opportunités et à la gestion des risques émergents. Une meilleure coordination, une planification fondée sur des données et des investissements continus dans les infrastructures seront essentiels pour soutenir la résilience économique du Canada dans les années à venir.