Givrage d'aéronef pour l'aviation générale et bien plus

Ceci est une réimpression partielle d'un article publié précédemment dans Sécurité aérienne — Nouvelles ( SA N ), numéro 03/2005NDLR

Transports Canada ( TC ) désire maintenir, au sein du milieu de l'aviation civile, un haut niveau de sensibilisation sur les dangers liés à l'utilisation d'aéronefs dans des conditions de givrage, et sur les dangers associés à l'adhérence de neige ou de glace sur les surfaces critiques d'un aéronef. Cet article vise principalement le pilote d'aviation générale, mais il s'applique tout aussi bien à tous les pilotes qui volent dans notre climat.

Il suffit d'une très petite quantité de rugosité, causée par une couche de glace, de neige ou de givre d'une épaisseur aussi faible que 0,40 mm (1/64 po ), pour perturber l'écoulement de l'air sur les surfaces portantes et les gouvernes d'un aéronef. Les conséquences de cette rugosité peuvent être une grave perte de portance, une augmentation de la traînée et une difficulté de manœuvre, particulièrement pendant les phases de décollage et de montée initiale du vol. La glace peut également empêcher le mouvement des gouvernes ou augmenter significativement la masse de l'appareil, sans compter qu'elle risque d'obstruer des sondes essentielles au pilotage. La présence de glace doit toujours être prise au sérieux, quelle que soit la quantité en cause.

Les aéronefs qui utilisent de petits aéroports régionaux sont généralement dégivrés par le personnel de la compagnie aérienne ou, dans certains cas, par le pilote de l'appareil à l'aide d'un pulvérisateur sous pression qui contient un liquide de dégivrage acceptable. Il faut dégivrer les aéronefs peu de temps avant le décollage. Lorsqu'ils utilisent des aéronefs dans des conditions givrantes à des emplacements éloignés, ce sont les utilisateurs qui ont la responsabilité de transporter le matériel d'antigivrage et de dégivrage approprié à bord des aéronefs ou d'entreposer ce matériel à l'aéroport. Lorsque les conditions sont trop mauvaises, les pilotes ne doivent pas tenter de décoller.

Dans toutes les opérations aériennes, c'est le commandant de bord qui a l'ultime responsabilité de déterminer si l'aéronef est en état de voler en sécurité.

Les procédures de dégivrage et d'antigivrage au sol varient grandement en fonction du type d'aéronef, du genre de contamination et de la sorte de liquide cryoscopique ou de dégivrage et d'antigivrage utilisé. Les pilotes doivent bien connaitre les dispositions du Règlement de l'aviation canadien ( RAC ) et des normes, les procédures recommandées par le constructeur de l'aéronef dans le manuel d'utilisation, dans le manuel de vol, dans le manuel de maintenance et, le cas échéant, dans le manuel de service de l'aéronef qui s’appliquent. Les pilotes doivent aussi se conformer aux dispositions des manuels d'exploitation des entreprises.

Liquides acceptables — Une liste des liquides de dégivrage et d'antigivrage acceptables se trouve dans le Guide de Transports Canada sur les durées d'efficacité sur le site de TC . Pour obtenir des durées d'efficacité fiables, seuls les produits acceptables, entreposés, préparés et appliqués selon les instructions du fabricant sont acceptables. Les liquides acceptables ont été testés en laboratoire afin de quantifier la protection qu'ils offrent et de s'assurer qu'ils sont acceptables sur le plan aérodynamique.

Une couverture adéquate du liquide de dégivrage ou d'antigivrage est absolument essentielle pour assurer son plein rendement. Il est impératif que le personnel qui applique le liquide ait été correctement formé et qu'il utilise toujours la technique d'application recommandée.

Pour en connaitre davantage sur les lignes directrices pour les aéronefs lors de givrage au sol, vous pouvez consulter le TP 14052 au lien suivant : Vous y trouverez des informations sur les méthodes d’application, types de liquide et bien plus.