Transcription
[Frédérick Fortin :]
Quand j'étais jeune, on voyageait beaucoup. Je suis né en Afrique. On dormait souvent la fenêtre ouverte. Au milieu de la nuit, un moment donné, j'ai entendu des chants. Quand je suis allé à l'extérieur, j'ai aperçu une ligne d'à peu près 80 hommes en train de cramponner sur la voie ferrée en train de travailler. Je les ai regardés faire tout le long et ça m'a fasciné. C'est là que j'ai senti qu'il y avait quelque chose qui m'interpellait avec la voie ferrée. C'est ce qui est venu me chercher.
Mon nom est Frédérick Fortin. Je suis un inspecteur de la sécurité ferroviaire dans le département de la voie. Notre travail consiste majoritairement à faire l'inspection des voies ferrées des différents chemins de fer au Québec.
On s'assure que ces chemins de fer là suivent les standards minimums qui sont les RSV, les règlements de la sécurité de la voie. On travaille conjointement avec les chemins de fer et les inspecteurs là-bas pour s'assurer que les voies sont sécuritaires.
L'un des instruments principaux qu'on utilise, c'est le VEV qui est le véhicule d'évaluation de la voie qui est le camion situé en arrière de moi. On se sert de cet outil là pour trouver n'importe quel défaut de surface, de s'assurer que le chemin de fer est sécuritaire.
Je travaille à Transports Canada depuis maintenant un peu plus de neuf ans et ça fait bientôt 20 ans dans le milieu ferroviaire. C'est un travail fascinant. C'est un travail où est ce qu'on voyage quand même beaucoup. Ça nous permet de voir beaucoup de pays, de rencontrer beaucoup de gens.
On est plusieurs inspecteurs ici au Québec et j'ai la chance de faire partie d'une équipe incroyable. Il y a des gens que ça fait 40 ans qui font ce métier-là. La majorité des gens et la plupart des chemins de fer qu'on voit sont des gens très respectueux. C'est des gens qui partagent la même passion que nous.
L'infrastructure de la voie ferrée me fascine plus qu'autre chose. C'est vraiment la base, c'est la fondation. Sans ça, il n'y aurait rien. C'est là-dessus que le transport circule, c'est là où les passages à niveau sont installés.
Je ne saurais jamais combien de déraillements ou combien de vies on aura sauvé. Mais quand que je rentre le soir chez moi, j'ai le sentiment que le chemin de fer ou les endroits qu'on est allé sont un peu plus sécuritaires qu'il l'était avant.