Transcription
[Texte à l'écran :]
En septembre 2023, le Conseil des pêches des Premières Nations et Transports Canada se sont adressés aux partenaires des Premières Nations pour discuter de certains des défis communs qu’ils rencontrent et soulèvent dans le cadre du Plan de protection des océans.
[Chief Gordon Planes, Hya-Quatcha, Première Nation T'Sou-ke :]
Dans le cadre du Plan de protection des océans, certains des défis qu’on aborde sont liés à l’évolution de l’environnement. On voit que c’est là, ça se sent, c’est palpable. On doit se préparer à quoi vont ressembler ces défis. En ce qui concerne le Programme de sensibilisation accrue aux activités maritimes (SAAM), il nous donne les moyens d’effectuer un travail de sensibilisation et d’intervenir directement auprès de tout le monde qui vit à T’Sou-ke. Les gens peuvent ainsi voir ce qu’on fait, comment on le fait de façon professionnelle et comment on peut s’arranger pour que cet échange de connaissances s’étende à tout le monde. Bref, que les gens en viennent à dire : « Hey, tout le monde doit faire ça! »
[Shae Harding, Première Nation Tsawout :]
C’est un moyen de faire entendre notre voix et de nous réunir pour parler de tous les problèmes qui se présentent à nous. Et ainsi de nous rendre compte qu’un grand nombre de nos problèmes qu’on a sont les mêmes. On apprend à utiliser la SAAM pour tirer le meilleur parti de ses capacités, intervenir en cas de déversement d’hydrocarbures et recueillir des données, et ce, pour que tout soit regroupé dans une seule plateforme.
[John Henderson, TLAT-WA-GALA Hiɫumus, Vice-président - Île de Vancouver Nord, First Nations Fisheries Council :]
C’est comme si on avait un endroit où tout le monde peut échanger des connaissances. Cela nous incite à trouver ce qu’il faut dire et à faire en sorte qu’une personne nous représente d’une manière satisfaisante. On vit dans une communauté où les courants de marée atteignent 12 à 14 nœuds et prennent de l’ampleur assez rapidement. Il n’en faut pas beaucoup. Si un déversement d’hydrocarbures avait lieu dans notre communauté, il détruirait l’habitat en 24 heures, et on ne pourrait pas y remédier. Grâce aux partenariats avec le Conseil des pêches des Premières Nations, on a fini par comprendre qu’il était nécessaire de travailler ensemble. Quand on parle de transmettre à nos jeunes notre richesse et nos connaissances, on s’aperçoit que celles-ci se perdent parce que les jeunes n’apprennent pas les mêmes processus qu’on a appris. Dans certains cas, les ressources n’existent plus.
[Chief Gordon Planes, Hya-Quatcha, Première Nation T'Sou-ke :]
On constate que le Canada est en train de changer et qu’on peut tirer des leçons de la côte Est, de la côte Ouest et de l’Arctique. Ces informations sont très importantes et le fait de les communiquer aux Inuits et aux populations de la côte Ouest et Est nous donne une très bonne idée de l’avenir. Je pense que cela nous permet de nous préparer à ce qui nous attend.
[John Henderson, TLAT-WA-GALA Hiɫumus, Vice-président - Île de Vancouver Nord, First Nations Fisheries Council :]
Chacun et chacune d’entre nous apprend de ses ancêtres, et on veut que ça continue comme ça. L’héritage qu’on espère bâtir ensemble et comme membres d’une seule communauté a une très grande portée.
[Shae Harding, Première Nation Tsawout :]
Transports Canada a été formidable en nous offrant une formation adaptée à nos besoins. C’est vraiment génial et on a hâte d’en savoir plus sur la façon d’utiliser ce qu’on a appris.