Sécurité des véhicules commerciaux au Canada

 

Rapport annuel présenté au Parlement

Examen septennal de 2012 à 2018

Préparé par :

Programmes de transport multimodal et de sécurité routière
Transports Canada
Octobre 2021

Sur cette page

Résumé

Ce document est le douzième rapport annuel présenté au Parlement sur la sécurité des véhicules commerciaux au Canada. Conformément au mandat énoncé au paragraphe 25 (1) de la Loi sur les transports routiers (LTR), le rapport 1) examine l'état d'avancement de la mise en œuvre des règles et des normes concernant l'exploitation sûre des entreprises de transport extraprovinciales par camion et par autocar et 2) examine les renseignements statistiques disponibles concernant les tendances des accidents de la route au Canada mettant en cause des véhicules automobiles exploités par des entreprises de transport extraprovinciales par camion et par autocar. La présente édition du rapport couvre la période septennale de 2012 à 2018. Des renseignements détaillés sont présentés pour chacune de ces sept années et des évaluations des tendances sont également menées.

La partie I du rapport présente la mise à jour de la réglementation et porte sur la mise en œuvre des normes du Code canadien de sécurité (CCS) et du cadre d'aptitude à la sécurité, qui est énoncé dans la LTR révisée. La partie II présente l'évaluation de la sécurité des transporteurs routiers. Notons que la mise à jour de la réglementation est fondée sur les exercices financiers (soit de 2011-2012 à 2017-2018 dans le cas présent) et que l'évaluation de la sécurité est fondée sur les années civiles (de 2012 à 2018). De plus, étant donné qu'il est impossible de distinguer les entreprises extraprovinciales et intraprovinciales dans les statistiques sur les collisions, les données présentées dans l'évaluation de sécurité incluent tous les camions et autocars dont les activités sont régies par le CCS.

Partie I

Le CCS constitue un ensemble exhaustif de 16 normes qui prescrit des exigences opérationnelles et de rendement minimales touchant toutes les facettes importantes de la sécurité des véhicules commerciaux, des conducteurs et des transporteurs routiers, pour favoriser la sécurité des camions et des autocars, promouvoir l'efficacité dans le secteur du transport routier et garantir la mise en œuvre de normes de sécurité uniformes dans l'ensemble du Canada. Il s'applique aux camions dont le poids brut enregistré (PBE) est supérieur à 4 500 kg et aux autocars conçus et construits pour contenir un nombre désigné de places assises supérieur à 10, la place du conducteur étant comprise.

L'objectif primordial de la LTR et du CCS est qu'un rendement similaire en matière de sécurité (collision) et de conformité (inspection et déclaration de culpabilité) doit donner lieu à des cotes de sécurité semblables dans chaque administration. Par le biais de programmes de contribution successifs, le gouvernement fédéral a fourni un financement aux provinces et aux territoires (P/T) pour administrer le CCS et surveiller le rendement en matière de sécurité des transporteurs routiers au Canada. La période examinée dans le présent rapport comprend à la fois les accords de contribution de 2009-2010 à 2014-2015 et de 2015-2016 à 2019-2020 conclus entre Transports Canada et les P/T.

Les principales différences entre ces deux accords et le programme de financement précédent ont trait au retrait des mesures de rendement prédéfinies quant à l'application du CCS, principalement le nombre d'inspections sur route et de vérifications en entreprise. L'obligation pour les P/T de rendre compte du nombre d'inspections et de vérifications en entreprise menées auprès des transporteurs intraprovinciaux a également été éliminée. Les données sur l'application de la loi pour les neuf premières années sous ce nouveau régime n'indiquent pas de changements significatifs.

Sur la base des données rapportées par les P/T dans le cadre d'un sondage mené par Transports Canada (TC), le rapport détaille les écarts mineurs et plus importants par rapport aux normes du CCS dans l'ensemble du pays. Par exemple, il est à noter que même si les normes du CCS sont censées s'appliquer à tous les véhicules commerciaux pesant plus de 4 500 kg (qu'ils soient considérés comme intraprovinciaux ou extraprovinciaux), la Colombie-Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan et le Yukon n'ont pas mis en œuvre cette exigence générale. Le seuil de poids de la Colombie-Britannique ne varie que légèrement par rapport à l'exigence du CCS; cet écart est donc considéré comme mineur et peu susceptible d'être modifié. Cependant, il y a des différences plus importantes en Alberta, au Yukon et en Saskatchewan. Alors que le seuil de poids du CCS pour les transporteurs routiers extraprovinciaux est fixé à 4 500 kg en Alberta et au Yukon et à 5 000 kg en Saskatchewan, en Alberta et au Yukon, le seuil s'applique à tous les transporteurs routiers intraprovinciaux à 11 794 kg ou plus. En Saskatchewan, il s'appliquait aux transporteurs routiers intraprovinciaux à 11 000 kg jusqu'en 2014, puis il a été augmenté à 11 794 kg, comme c'est le cas en Alberta et au Yukon.

En ce qui concerne la mise en œuvre du Règlement sur les heures de service des conducteurs de véhicule utilitaire de 2007, les données indiquent que 11 des 13 administrations avaient mis en place un règlement provincial révisé à la fin de 2018, mais que l'Alberta et la Saskatchewan n'ont toujours pas mis en œuvre un règlement sur les heures de service qui reflète le règlement fédéral. Dans ces deux provinces, le règlement fédéral s'applique aux transporteurs extraprovinciaux seulement, un règlement différent s'appliquant aux transporteurs intraprovinciaux.

En ce qui concerne l'état de la mise en œuvre de la LTR révisée, qui a été adoptée en 2006Note de bas de page 1, la période de 2012 à 2018 peut être qualifiée de période où des modifications progressives supplémentaires ont été apportées aux systèmes de cotes de sécurité afin de les harmoniser davantage avec la Loi. Un grand nombre de ces modifications étaient mineures et ont nécessité des adaptations, de légères modifications aux politiques et des changements dans les pratiques d'application de la loi. Certaines d'entre elles, plus importantes, ont exigé plus de travail quant aux systèmes et ont été effectuées à mesure que les ressources des administrations le permettaient. Dans l'ensemble, pour la période de 2012 à 2018, on peut conclure que la réduction des écarts importants et mineurs par les P/T a permis de rendre le système national des cotes de sécurité pour les transporteurs routiers plus homogène que par les années précédentes.

Finalement, la partie I examine l'application de la LTR et des normes du CCS du point de vue des administrations. Les données d'application de la loi sont présentées et analysées; en outre, des déductions sont effectuées en ce qui concerne les répercussions potentielles de l'élimination des mesures de rendement et de certaines exigences relatives aux rapports dans les deux derniers accords.

Dans l'ensemble, les données d'application de la loi montrent qu'il existe peu d'éléments de preuve à l'appui d'une incidence importante à l'issue de neuf ans des nouvelles exigences relatives aux rapports et de l'élimination des mesures de rendement. Le nombre de vérifications en entreprise menées est demeuré relativement stable en vertu des nouveaux accords, bien qu'aucune comparaison ne puisse être faite avec la situation concernant les anciennes exigences, compte tenu des changements. De plus, il y a eu une augmentation de 22 % des inspections de l'Alliance pour la sécurité des véhicules commerciaux (ASVC) entre les années 2008-2009 et 2017-2018, c'est-à-dire avant et après l'élimination des cibles de rendement. Il y a eu 262 276 inspections en 2008-2009 et 320 041 en 2017-2018, ce qui représente une augmentation de 57 765 inspections. Il n'y a également aucun signe de changement dans le type d'inspections de l'ASVC que les P/T ont choisi d'effectuer. Les éléments de preuve suggèrent qu'un cadre d'aptitude à la sécurité relativement robuste, stable et dynamique a été mis en œuvre par les P/T.

Partie II

La deuxième partie du rapport examine les statistiques sur les collisions avec un accent particulier sur les collisions mettant en cause des véhicules lourds assujettis à la surveillance réglementaire du CCS. Le nombre de véhicules en cause dans les diverses catégories de collisions est présenté ainsi que les collisions ne concernant qu'un seul véhicule, les états et les actions des conducteurs au moment de la collision et les victimes découlant de collisions de véhicules lourds. On aborde également les taux de collisions, estimés sur la base d'un modèle économétrique de prévision issu de l'ancienne Enquête sur les véhicules au Canada (EVC).

Dans l'ensemble, l'évaluation de la sécurité indique des tendances positives à la baisse pour une grande variété d'indicateurs de sécurité. Par-dessus tout, il y a eu une diminution des décès de 12,3 % liés aux collisions de véhicules lourds entre 2012 et 2018, le plus faible nombre au cours de la période de 1992 à 2018 ayant été enregistré en 2018. Il y a également eu une réduction de 7,1 % des blessures graves, entre 2012 et 2018.

Les estimations d'exposition de l'EVC suggèrent une augmentation de 28,1 % du nombre de véhicules-kilomètres parcourus (VKP) par des véhicules lourds, entre 2012 et 2018. Toutefois, le modèle suggère que cette augmentation n'est pas associée à des résultats de sécurité négatifs. Selon ces estimations, entre 2012 et 2018, il y a eu une diminution de 28,4 % des taux de collisions mortelles de véhicules lourds et une réduction de 26,1 % des taux de collisions avec blessures (pour 100 millions de VKP).

Malgré ces tendances positives en matière de sécurité, le 6 avril 2018, un camion semi-remorque est entré en collision avec un autobus nolisé transportant l'équipe de hockey junior des Broncos de Humboldt, faisant 16 morts et 13 blessés.

En ce qui concerne les facteurs contribuant aux collisions, les données de la Base nationale de données sur les collisions (BNDC) montrent que pour la période de 2012 à 2018, les défectuosités des véhicules étaient à l'origine de moins de 4 % des collisions mortelles de véhicules lourds. Les actions des conducteurs et dans une moindre mesure les états de ces derniers ont été déterminés comme des facteurs contributifs plus importants. Bien que les nombres soient faibles et que les états des conducteurs aient été jugés « non normaux » dans seulement 5 % des collisions mortelles des véhicules commerciaux (VC), il a été déterminé que la fatigue et l'alcool constituaient les principaux facteurs contributifs à l'égard de ces collisions. Il est important de noter, toutefois, que la fatigue est sérieusement sous-estimée dans ce type de base de données. En ce qui concerne les actions des conducteurs, lorsqu'il a été déterminé que ces derniers « n'avaient pas eu une conduite appropriée », dans 27 % des collisions mortelles de VC, l'inattention et la vitesse étaient les principaux facteurs contributifs.

En somme, les données de la BNDC pour la période de 2012 à 2018 révèlent que l'inattention (liée à la fatigue et à la distraction) et la vitesse (liée à des comportements à haut risque) sont des facteurs contributifs clés concernant les collisions mortelles des véhicules lourds au Canada. Cela est conforme à l'évaluation détaillée présentée dans le rapport final du groupe de travail sur les facteurs humains et la sécurité des transporteurs routiers du Conseil canadien des administrateurs en transport motorisé (CCATM).

Introduction

Le paragraphe 25 (1) de la Loi sur les transports routiers, 1985, ch. 29 (3e suppl.) exige que le ministre fédéral des Transports établisse un rapport annuel et le dépose devant chaque chambre du Parlement dans les quinze premiers jours de séance de celle-ci suivant son établissement. Ce rapport doit contenir ce qui suit :

  1. les données statistiques disponibles concernant les tendances liées aux accidents de la route au Canada, mettant en cause des véhicules automobiles qu'exploitent des entreprises de transport extraprovinciales par camion et par autocar;
  2. l'état d'avancement de la mise en œuvre des règles et des normes concernant l'exploitation sûre des entreprises de transport extraprovinciales par camion et par autocar.

L'exigence cible les entreprises de transport extraprovinciales par camion et par autocar. Les transporteurs routiers sont dits « extraprovinciaux » s'ils transportent des marchandises et des passagers dans plus d'une province ou d'un territoire (P/T) ou bien à l'échelle internationale, alors qu'ils sont dits « intraprovinciaux » (ou « locaux ») si leurs activités se limitent aux frontières d'une administration et relèvent par conséquent de la compétence d'une province ou d'un territoire. Il n'est toutefois pas possible d'établir une distinction entre les entreprises de camionnage et de transport par autocar extraprovinciales et intraprovinciales dans les rapports sur la mise en œuvre des normes de sécurité, puisque ces dernières s'appliquent également aux deux types d'entreprises et que les données ne sont pas réparties en conséquence.

De même, les données sur les collisions sont communiquées pour les entreprises de transport extraprovinciales et intraprovinciales par camion et par autocar ainsi que pour les véhicules non commerciaux aux fins de comparaison. L'expression véhicule commercial désigne un camion dont le poids brut enregistré (PBE) est supérieur à 4 500 kg ou un autocar ayant un nombre de places assises désignées supérieur à 10, la place du conducteur étant comprise.

Le rapport comprend deux grandes sections. La partie I porte principalement sur le CCS et le cadre national d'aptitude à la sécurité. On y présente ces deux éléments fondamentaux de la surveillance des transporteurs routiers au Canada ainsi que des rapports d'étape sur leur mise en œuvre pour les années 2012 à 2018. On y décrit, en outre, les efforts que déploient les P/T pour faire appliquer la Loi sur les transports routiers (LTR) révisée et les normes du CCS pour cette période septennale.

La partie II porte sur un examen des statistiques relatives à la sécurité routière entre 2012 et 2018. Notons qu'en raison de la nature des données, la partie I est fondée sur les exercices financiers et la partie II, sur les années civiles. Enfin, il faut préciser que ce rapport a été écrit comme si nous étions à la fin de 2018 et qu'il ne reflète ni ne discute des développements subséquents et des mesures prises plus récemment, qui seront abordés lors des rapports annuels subséquents.

Partie I – Mise en œuvre et statut du Code canadien de sécurité

Aperçu du programme du CCS

La sécurité des transporteurs routiers au Canada constitue une responsabilité conjointe du gouvernement fédéral et des P/T. Le gouvernement fédéral est responsable du transport extraprovincial par camion et par autocar; cependant, en vertu de la LTR, les P/T appliquent la réglementation fédérale pour les transporteurs extraprovinciaux au nom du gouvernement fédéral et assument la responsabilité exclusive des activités intraprovinciales.

Le programme du CCS a été créé en 1987-1988 par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Ce régime de réglementation est axé sur la surveillance du rendement relatif à la sécurité plutôt que sur les contrôles économiques, qui sont généralement basés sur l'entrée ou la sortie du marché, l'itinéraire et les marchandises, en plus des frais et services.

Le CCS constitue un ensemble exhaustif de 16 normes qui prescrit des exigences opérationnelles et de rendement minimales touchant toutes les facettes importantes de la sécurité des véhicules commerciaux, des conducteurs et des transporteurs routiers, pour favoriser la sécurité des camions et des autocars, promouvoir l'efficacité dans le secteur du transport routier et garantir la mise en œuvre de normes de sécurité uniformes dans l'ensemble du Canada. Il s'applique aux conducteurs et aux transporteurs exploitant des véhicules commerciaux dont le PBE est supérieur à 4 500 kg (à l'exception des autocars, qui sont définis par un nombre de places assises désignées supérieur à 10, peu importe le PBE) et est conçu tant pour les activités extraprovinciales qu'intraprovinciales.

Les normes du CCS sont élaborées par le Conseil canadien des administrateurs en transport motorisé (CCATM), l'institution nationale principale qui traite de la réglementation touchant les transporteurs routiers, par l'intermédiaire de comités composés de représentants du gouvernement fédéral, des gouvernements provinciaux et territoriaux et de l'industrie ainsi que de membres associés. Transports Canada (TC) et les P/T participent à parts égales au CCATM. Toutefois, les gouvernements provinciaux et territoriaux sont chargés de la mise en œuvre des normes et de l'application de la loi.

Depuis 1987-1988, les normes ont évolué et ont été modifiées de manière à offrir une efficacité accrue et à tenir compte de nouveaux enjeux liés à la réglementation dans l'industrie du transport par camion et par autocar. Tel qu'il a été mentionné dans le rapport annuel de 2006, une évaluation indépendante menée en août 2004 a permis de conclure que la plupart des normes avaient été mises en œuvre grâce à la promulgation de lois et de règlements au sein des P/T à ce moment.

TC cofinance depuis 1987 l'application uniforme et harmonisée du CCS au moyen d'un ensemble de programmes de contribution. Dans ce secteur, TC vise principalement à améliorer la sécurité des transporteurs routiers en facilitant la mise en œuvre uniforme, par les gouvernements provinciaux et territoriaux, des 16 normes du CCS.

La LTR révisée de 2006 continue de permettre aux gouvernements provinciaux et territoriaux d'appliquer la réglementation relative aux transporteurs routiers fédéraux pour le compte du gouvernement fédéral. Ces gouvernements doivent, à leur tour, assurer la conformité de leurs systèmes de cotes de sécurité aux exigences du CCS.

Le rôle du gouvernement fédéral est de fournir des fonds, du soutien administratif et des conseils aux P/T pour les aider dans la mise en œuvre et l'application du CCS. TC a également la responsabilité de surveiller le rendement et les effets du programme du CCS ainsi que de faciliter l'uniformité à l'échelle nationale dans l'application des normes, en plus de l'harmonisation à l'échelle internationale.

Description des normes du CCS

Le tableau 1 qui suit présente les normes du CCS, indique si celles-ci font l'objet d'une révision par le CCATM, précise la dernière fois qu'elles ont été modifiées, fait ressortir celles qui sont assujetties à un accord de réciprocité Canada/É.-U. et donne une description de leurs éléments clés.

Tableau 1 : Normes du Code canadien de sécurité
No Nom Description

1

Concept du permis de conduire unique – 1988

Accord de réciprocité Canada/É.-U. sur les permis de conduire des conducteurs commerciaux – 1989

Cette norme interdit la détention de plus d'un permis de conduire. En outre, des procédures administratives ont été établies pour veiller à ce que toute infraction de conduite soit portée à un dossier unique au nom du détenteur du permis. Une série de vérifications doivent également être effectuées ainsi que l'intégration du dossier du détenteur de permis d'une administration précédente.

2

Épreuves théoriques et tests sur route (conducteurs) – 1988

Accord de réciprocité Canada/É.-U. sur les permis de conduire des conducteurs commerciaux – 1989

Cette norme établit la procédure des examens écrits et sur route normalisés des conducteurs commerciaux. Cette norme établit également les principaux éléments qui seront évalués par les représentants du gouvernement chargés de faire passer les examens. Remarque : Depuis 1988, les administrations ont mis à jour leurs exigences en procédant à une mise à niveau de l'évaluation des connaissances afin de prévenir la fraude et d'améliorer les tests sur route. Par ailleurs, la formation sur les freins à air est devenue obligatoire.

3

Programme de formation des examinateurs de conducteurs – 1988

Accord de réciprocité Canada/É.-U. sur les permis de conduire des conducteurs commerciaux – 1989

Cette norme vise à mettre à niveau les compétences et les connaissances des examinateurs de conducteurs et de s'assurer qu'elles sont homogènes à l'échelle du Canada.

4

Système de classification des permis de conduire – 1988

Accord de réciprocité Canada/É.-U. sur les permis de conduire des conducteurs commerciaux – 1989

Cette norme prescrit l'uniformité des classes de permis de conduire ainsi qu'un système de mention pour les permis de conduire et fait en sorte qu'un permis délivré dans une province ou un territoire soit reconnu dans toutes les provinces et tous les territoires.

5

Normes et procédures d'autoaccréditation – 1988

Cette norme décrit les critères auxquels les transporteurs et les écoles de conduite doivent satisfaire pour être habilités à former et à évaluer les apprentis conducteurs commerciaux. Remarque : elle n'est pas appliquée dans les petites administrations en raison de la faible demande de la part du petit nombre de transporteurs, de conducteurs et de parcs. Cela ne diminue en rien l'uniformité nationale des exigences.

6

Normes médicales pour les conducteurs – 2017

Révisées annuellement par le CCATM.

Accord de réciprocité Canada/É.-U. sur les permis de conduire des conducteurs commerciaux – 1998

Les normes médicales pour les conducteurs du CCATM établissent les critères médicaux utilisés pour établir si les conducteurs sont médicalement aptes à conduire (toutes les catégories). Les conducteurs commerciaux doivent passer des examens médicaux périodiques.

7

Profil des conducteurs et des transporteurs – révisée en 2002

Fait partie du cadre d'aptitude à la sécurité.

Cette norme fournit aux administrations canadiennes un dossier de rendement sur chaque conducteur et chaque transporteur au chapitre du respect de la réglementation en matière de sécurité. Elle appuie les activités d'application de la loi qui visent à écarter les conducteurs et les transporteurs insatisfaisants et détermine le type de renseignements devant être conservés au dossier de chaque conducteur commercial et de chaque transporteur.

8

Suspension temporaire – 1988

Cette norme décrit les critères en vertu desquels un agent de la paix peut suspendre à court terme (24 heures) le permis d'un conducteur s'il a des motifs raisonnables et probables de croire que les capacités de ce dernier sont affaiblies par l'alcool ou la drogue.

9

Heures de service

Le règlement fédéral a été mis en œuvre le 1er janvier 2007.

En 2007, la plupart des administrations ont mis en œuvre des règlements correspondants.

Cette norme limite le nombre d'heures durant lesquelles un conducteur du secteur commercial peut conduire et exploiter un véhicule commercial. Elle indique l'obligation de remplir des fiches journalières, décrit les divers cycles d'exploitation et énonce les exigences relatives à la tenue de dossiers par le conducteur ou le transporteur.

10

Arrimage des cargaisons – modifiée en 2010

Révisée annuellement.

Cette norme précise les exigences minimales pour l'arrimage des cargaisons. La dernière version est le fruit d'efforts conjoints de recherche et d'harmonisation des normes du Canada et des É.-U.

11

Inspection périodique et obligatoire des véhicules (IPOV) – révisée tous les cinq ans

Mise à jour en 2014.

Accord de réciprocité Canada/É.-U. – 1991

Précise les exigences minimales relatives à l'entretien et aux inspections périodiques requises pour trois millions de véhicules commerciaux exploités par des transporteurs au Canada.

12

Critères d'inspection sur route de l'Alliance pour la sécurité des véhicules commerciaux (ASVC)

Mise à jour annuellement.

Cette norme précise les critères de l'ASVC pour les inspections sur route réalisées par des inspecteurs provinciaux et territoriaux de surveillance des véhicules et des conducteurs commerciaux.

13

Ronde de sécurité – révisée en mars 2009

Mise en œuvre en 2006.

Cette norme prescrit les exigences relatives à la ronde de sécurité quotidienne visant les transporteurs. Elle vise à cerner rapidement les problèmes et les défectuosités des véhicules et à empêcher l'utilisation de véhicules dans des conditions qui peuvent causer une collision ou une défaillance du véhicule ou y contribuer.

14

Cote de sécurité – révisée en août 2009

Mise en œuvre effectuée le 1er janvier 2006 par le gouvernement fédéral avec des règles connexes dans les provinces.

Fait partie du cadre d'aptitude à la sécurité.

Accord de réciprocité Canada/É.-U. – 1994 à 2008

Cette norme établit un cadre de travail relatif aux cotes de sécurité des transporteurs routiers grâce auquel chaque administration pourra évaluer le rendement en matière de sécurité des transporteurs.

15

Vérifications en entreprise – révisée en 2003

Fait partie du cadre d'aptitude à la sécurité.

Accord de réciprocité Canada/É.-U. – 1994 à 2008

Norme qui décrit le processus de vérification que suivent les administrations pour déterminer le niveau de conformité du transporteur à l'égard de toutes les normes de sécurité applicables.

16

Formation en secourisme (norme facultative)

Cette norme décrit les éléments fondamentaux à aborder dans un cours de secourisme de base à l'intention des conducteurs commerciaux.

Cofinancement du CCS et accords de contribution

Le programme de cofinancement du CCS est l'un des moyens par lequel TC collabore avec les P/T en vue d'aborder la sécurité des transporteurs routiers au Canada. La contribution de TC a pour but d'aider à l'élaboration, la mise en œuvre, la révision, l'administration et l'application des normes du CCS ainsi qu'à la surveillance du rendement des transporteurs routiers en matière de sécurité. Dans l'ensemble, depuis 1987, la contribution fédérale en vertu des programmes du CCS a été supérieure à 140 millions de dollars. La période de 2011-2012 à 2017-2018 à l'étude couvre deux programmes de cofinancement. TC a contribué pour 26,4 millions de dollars concernant les accords de 2009-2010 à 2014-2015 et 22,2 millions pour le programme de 2015-2016 à 2019-2020.

TC contribue également pour 60 000 $ par année afin de mettre à jour le matériel de formation sur l'application de la loi et le programme d'études qui aident les administrations canadiennes à se conformer aux normes d'inspection routière (ASVC). Cette contribution est effectuée par le biais d'un contrat renouvelé administré par le CCATM. Ces fonds s'ajoutent aux ressources des P/T dans leurs programmes de sécurité des transporteurs routiers respectifs et sont essentiels pour les petites administrations, leur permettant de participer à l'élaboration et à la mise en œuvre cohérente des règles de sécurité établies à l'échelle nationale s'appliquant à l'industrie des camions et des autocars au Canada.

La mise en œuvre homogène des normes du CCS est le principal objectif des programmes de contribution. Toutefois, la mise en œuvre des révisions qui sont apportées aux normes et qui sont convenues par le CCATM ne constitue pas une condition pour le financement en soi. De plus, l'objectif particulier des programmes de contribution de 2009-2010 à 2014-2015 et de 2015-2016 à 2019-2020 demeure la mise en œuvre du cadre d'aptitude à la sécurité, qui exige des P/T qu'ils attribuent aux transporteurs routiers une cote fondée sur le rendement en matière de sécurité en intégrant les données sur les collisions, les déclarations de culpabilité et les inspections, ainsi que les résultats sur les vérifications en entreprise, d'une manière harmonisée et homogène.

Le cadre d'aptitude à la sécurité routière est incorporé dans les normes 7 (Profil des conducteurs et des transporteurs), 14 (Cote de sécurité) et 15 (Normes de vérification en entreprise) révisées du CCS, qui ont été incluses dans les lois fédérales en vertu de la LTR en 2006. Les P/T ont convenu que ces trois normes s'appliqueront à tous les transporteurs routiers (privés/pour compte d'autrui, extraprovinciaux et intraprovinciaux) afin qu'un rendement similaire en matière de sécurité et de conformité donne lieu à une cote de sécurité semblable dans chaque administration.

Modifications des mesures de rendement et des exigences d'établissement de rapports

Élimination des objectifs en matière d'application de la loi

Des études ont permis d'établir que les inspections sur route et les activités de vérifications en entreprise ont une incidence positive sur la réduction des collisions. Par conséquent, et conformément aux résultats et à la recommandation issue d'une évaluation du CCS réalisée en 2003, les accords de contribution de 2004 à 2008 conclus avec les administrations contenaient des exigences précisant le nombre minimal d'inspections sur route et de vérifications en entreprise qui doivent être réalisées annuellement.

Toutefois, dans le cas des programmes de cofinancement de 2009-2010 à 2014-2015, les P/T ont souhaité que soient retirés ces objectifs en matière d'application de la loi. Ils étaient d'avis que les niveaux cibles de vérifications en entreprise obligatoires visant exclusivement les transporteurs routiers sous réglementation fédérale :

  • détournaient les ressources d'application de la loi au détriment des transporteurs routiers locaux;
  • ne leur octroyait pas de flexibilité quant au déploiement de ressources de vérification coûteuses et que cela pouvait avoir créé des inégalités en détournant ces ressources limitées vers des transporteurs routiers extraprovinciaux qui n'étaient pas nécessairement à risque par rapport aux transporteurs routiers locaux qui auraient pu avoir un nombre plus élevé de collisions ou des dossiers de conformité moins bons;
  • a rendu le régime des cotes de sécurité rigide et pas suffisamment axé sur les données relatives aux accidents, aux inspections et aux déclarations de culpabilité contenues dans les systèmes de cotes de sécurité dans chaque administration.

En conséquence, et étant donné la confiance du gouvernement fédéral dans l'engagement des P/T de maintenir un niveau suffisant d'application de la loi, Transports Canada a accepté d'éliminer les objectifs de rendement. Si le nombre d'inspections de l'ASVC augmente ou demeure relativement stable, le niveau d'application de loi et la capacité de surveillance de TC ne seraient probablement pas touchés. Cependant, une forte baisse en nombre absolu ou des changements dans les types d'inspections de l'ASVC menés pourraient créer des problèmes concernant l'équité de l'application des exigences du CCS et de la LTR.

Par conséquent, il est important de surveiller le nombre d'inspections sur route et de vérifications en entreprise menées par les P/T. L'analyse de ces tendances de données d'application de la loi joue un rôle déterminant dans l'évaluation de l'incidence de cette nouvelle approche. Les pages 49 à 62 de ce rapport présentent des données jusqu'en 2018, et un énoncé sommaire est fait aux pages 63 à 65. Comme on le verra, à l'heure actuelle, les données n'indiquent aucune diminution importante ni systématique de l'application de la loi à la suite de l'élimination des objectifs.

Modifications des exigences d'établissement de rapports

Les exigences visant à rendre compte du nombre d'inspections et de vérifications en entreprise sont conçues dans le but d'assurer un niveau d'application de la loi qui soit uniforme pour les transporteurs routiers extraprovinciaux au Canada. Les accords antérieurs à 2009 contenaient des exigences pour les administrations visant à rendre compte du nombre d'inspections et de vérifications en entreprise effectuées auprès de tous les transporteurs routiers (intraprovinciaux et extraprovinciaux). Toutefois, pour les accords de 2009-2010 à 2014-2015 et de 2015-2016 à 2019-2020, ces exigences ont été simplifiées. Par conséquent, afin de demeurer admissible au financement de TC, les P/T sont tenus de déclarer annuellement :

  • le nombre total de nouveaux certificats d'aptitude à la sécurité et de certificats actifs délivrés par une administration pour les exploitants de camions et d'autocars extraprovinciaux par année;
  • le nombre de vérifications en entreprise menées auprès de transporteurs routiers extraprovinciaux;
  • le nombre total de cotes de sécurité attribuées par catégorie (c.-à-d. satisfaisante, satisfaisante non vérifiée, conditionnelle et non satisfaisante) aux transporteurs routiers extraprovinciaux;
  • le nombre total de transporteurs routiers intraprovinciaux actifs, mais ils ne sont pas obligés de déclarer le nombre total de cotes de sécurité assignées par catégorie aux transporteurs routiers intraprovinciaux ou le nombre de vérifications en entreprise menées auprès de transporteurs routiers intraprovinciaux.

À la suite de ces changements dans les exigences d'établissement de rapports, TC est toujours en mesure de surveiller la répartition entre les transporteurs routiers extraprovinciaux et intraprovinciaux poursuivant des activités dans chaque administration, puisque le nombre total de transporteurs routiers extraprovinciaux et intraprovinciaux est toujours déclaré, ce qui permet une analyse historique.

Toutefois, par le passé, on fournissait également des statistiques décrivant les catégories de cotes de sécurité intraprovinciales, ce qui pouvait servir de base pour déterminer où les administrations avaient axé leurs efforts, par rapport au cadre d'aptitude à la sécurité, entre les transporteurs routiers intraprovinciaux et extraprovinciaux. Il est possible que la capacité de TC à évaluer si le cadre d'aptitude à la sécurité est appliqué équitablement aux transporteurs intraprovinciaux et extraprovinciaux soit affectée par le changement dans l'exigence d'établissement de rapports. Cet enjeu potentiel est surveillé.

Certaines dispositions importantes restent inchangées dans les accords de cofinancement de 2009-2010 à 2014-2015 et de 2015-2016 à 2019-2020. Les accords obligent toujours les P/T à déclarer annuellement :

  • le nombre total d'accidents, d'inspections et de déclarations de culpabilité qu'ils échangent (transmettent et reçoivent) depuis et à partir d'autres administrations par l'entremise de l'Échange interprovincial des dossiers (EID) tenu par le CCATM;
  • le nombre total d'employés chargés de l'application de la loi affectés aux inspections de l'ASVC et d'employés menant des vérifications en entreprise. Ces données sont utilisées par TC pour assurer une cohérence et une équité relatives dans l'application des exigences du CCS et de la LTR auprès des transporteurs routiers extraprovinciaux et intraprovinciaux à l'échelle du Canada;
  • le nombre total d'inspections de niveaux 1 à 5 de l'ASVC. Les différentes inspections de l'ASVC sont caractérisées par la rigueur avec laquelle les documents du conducteur et le véhicule sont inspectés. En général, les inspections de niveau 1 sont plus complètes, plus exigeantes en main-d'œuvre et plus coûteuses (c.-à-d. qu'elles prennent plus de temps) que les autres inspections dans le cadre du programme de l'ASVC. Étant donné qu'il est impossible, en bordure de route, de distinguer les conducteurs et les véhicules extraprovinciaux et intraprovinciaux, contrairement à l'enjeu susmentionné relatif aux vérifications en entreprise, ces statistiques incluent les deux.

Également inchangée dans les derniers accords, l'obligation pour les transporteurs extraprovinciaux d'obtenir un certificat d'aptitude à la sécurité délivré par l'administration qui a délivré l'immatriculation (où ils sont immatriculés) et pour chacun des P/T de reconnaître les certificats délivrés par d'autres administrations comme étant valides. Tous les P/T ont entrepris d'attribuer des cotes de sécurité aux transporteurs immatriculés dans leurs administrations et d'évaluer leur rendement en matière de sécurité d'une manière uniforme.

État d'avancement de la mise en œuvre par les administrations des normes du CCS pour la période de 2012 à 2018

Les tableaux 2 à 8 et les notes connexes montrent que les P/T ont entrepris la majeure partie des travaux nécessaires à la mise en œuvre des normes du CCS et des exigences de la LTR. Le Nunavut (Nt) n'est cependant pas inclus dans les tableaux, car aucune route ne relie le territoire au reste du Canada. Les activités de transport commercial du Nt sont donc exclusivement intraprovinciales et ne relèvent pas de la compétence fédérale.

Tableau 2 : Mise en œuvre du CCS par administration en 2012
Norme du CCS TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

Exigences générales

1 : 4 500 kg et plus

2 : identificateur unique

3 : poids

4 : exemptionsNote de bas de page 1

5 : Intra/extra

LTR

O

O

O

O

Extra seulement

 

O

O

5 000

(M)Note de bas de page 2

Même

 

O

O

4 500 (I)

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

5 000 (I)

CertainsNote de bas de page 4

Diff.

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

N

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

N

Même

 

O

O

4 500

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

4 500

Certains

Même

Permis d'exploitation de certificats de sécuritéNote de bas de page 5

LTR

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 6

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 7

O Autocar

O Autocar

N O Autocar

O Autocar

O

Responsabilité financière

Minimum 1 000 000 $

Marchandises dangereuses 2 000 000 $

Mention

LTR

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

N

N

N (M)Note de bas de page 8

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

N (M)Note de bas de page 8

Norme 1 Concept du permis de conduire unique

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 2 Épreuves théoriques et tests sur route (conducteurs)

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 3 Programme de formation des examinateurs de conducteurs

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 4 Système de classification des permis de conduire

S.O.

O

O

O

O

O (M)Note de bas de page 9

O

O

O

O

O

O

O

Norme 5 Normes et procédures d'autoaccréditationNote de bas de page 10

S.O.

O

O

O

O

O

O

S.O.

O

S.O.

S.O.

S.O.

O

Norme 6 Normes médicales pour les conducteurs du CCATM – fréquenceNote de bas de page 11

S.O.

O

O (M)

 

O

O (M)

O

O (M)

O

O

O

O

O

O

Norme 7 Profils des conducteurs et des transporteurs

LTR

O

O

O

O

ONote de bas de page 12

 

O

O

O

O

O

O

O

Norme 8 Suspension temporaire

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 9 Heures de serviceNote de bas de page 13

O

1er janv.

2007

O

1er mars

2007Note de bas de page 14

À dét.

O (I)

O

1er juin

2007

O

1er janv.

2007

O

15 juin

2007

O

30 juin

2007

O

Déc.

2009

O

1er janv.

2007

O

1er janv.

2007

O

1er mai

2008

O

1er janv.

2009

Norme 10 Arrimage des cargaisonsNote de bas de page 15

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 11 Inspection périodique et obligatoire des véhicules commerciauxNote de bas de page 16

S.O.

O

O

O

O (M)Note de bas de page 17

O

O

O

O

O

O

O

N (M) Note de bas de page 18

Norme 12 Critères d'inspection sur route de l'ASVC

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 13 Ronde de sécuritéNote de bas de page 19

S.O.

À dét.

O

1er juillet

2009

O

Autocar

2012Note de bas de page 20

O

1er juillet

2008

O

1er juillet

2007

À dét.

À dét.

À dét.

O

1er avril

2009

O

1er juillet

2012

O

1er août

2008

O

Déc.

2011

Norme 14 Cotes de sécurité, système et procédures

LTR

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 15 Vérifications en entreprise

LTR

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet,
I = écart important,
À dét. = à déterminer,
Diff. = traitement différent des transporteurs extraprovinciaux et intraprovincial.

Remarques :

Tableau 3 : Mise en œuvre du CCS par administration en 2013
Norme du CCS TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

Exigences générales

1 : 4 500 kg et plus

2 : identificateur unique

3 : poids

4 : exemptionsNote de bas de page 1

5 : Intra/extra

LTR

O

O

O

O

Extra seulement

 

O

O

5 000

(M)Note de bas de page 2

Même

 

O

O

4 500 (I)

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

5 000 (I)

CertainsNote de bas de page 4

Diff.

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

N

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

N

Même

 

O

O

4 500

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

4 500

Certains

Même

Permis d'exploitation de certificats de sécuritéNote de bas de page 5

LTR

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 6

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 7

O Autocar

O Autocar

N O Autocar

O Autocar

O

Responsabilité financière

Minimum 1 000 000 $

Marchandises dangereuses 2 000 000 $

Mention

LTR

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

N

N

N (M)Note de bas de page 8

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

N (M)Note de bas de page 8

Norme 1 Concept du permis de conduire unique

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 2 Épreuves théoriques et tests sur route (conducteurs)

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 3 Programme de formation des examinateurs de conducteurs

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 4 Système de classification des permis de conduire

S.O.

O

O

O

O

O (M)Note de bas de page 9

O

O

O

O

O

O

O

Norme 5 Normes et procédures d'autoaccréditationNote de bas de page 10

S.O.

O

O

O

O

O

O

S.O.

O

S.O.

S.O.

S.O.

O

Norme 6 Normes médicales pour les conducteurs du CCATM – fréquenceNote de bas de page 11

S.O.

O

O (M)

 

O

O (M)

O

O (M)

O

O

O

O

O

O

Norme 7 Profils des conducteurs et des transporteurs

LTR

O

O

O

O

ONote de bas de page 12

 

O

O

O

O

O

O

O

Norme 8 Suspension temporaire

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 9 Heures de serviceNote de bas de page 13

O

1er janv.

2007

O

1er mars

2007Note de bas de page 14

À dét.

O (I)

O

1er juin

2007

O

1er janv.

2007

O

15 juin

2007

O

30 juin

2007

O

Déc.

2009

O

1er janv.

2007

O

1er janv.

2007

O

1er mai

2008

O

1er janv.

2009

Norme 10 Arrimage des cargaisonsNote de bas de page 15

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 11 Inspection périodique et obligatoire des véhicules commerciauxNote de bas de page 16

S.O.

O

O

O

O (M)Note de bas de page 17

O

O

O

O

O

O

O

N (M) Note de bas de page 18

Norme 12 Critères d'inspection sur route de l'ASVC

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 13 Ronde de sécuritéNote de bas de page 19

S.O.

N

InconnuNote de bas de page 21

O

1er juillet

2009

O

Autocar

2012Note de bas de page 20

O

1er juillet

2008

O

1er juillet

2007

À dét.

À dét.

À dét.

O

1er avril

2009

O

1er juillet

2012

O

1er août

2008

O

Déc.

2011

Norme 14 Cotes de sécurité, système et procédures

LTR

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 15 Vérifications en entreprise

LTR

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet,
I = écart important,
À dét. = à déterminer,
Diff. = traitement différent des transporteurs extraprovinciaux et intraprovincial.

Remarques :

Tableau 4 : Mise en œuvre du CCS par administration en 2014
Norme du CCS TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

Exigences générales

1 : 4 500 kg et plus

2 : identificateur unique

3 : poids

4 : exemptionsNote de bas de page 1

5 : Intra/extra

LTR

O

O

O

O

Extra seulement

 

O

O

5 000

(M)Note de bas de page 2

Même

 

O

O

4 500 (I)

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

5 000 (I)

CertainsNote de bas de page 4

Diff.

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

N

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

N

Même

 

O

O

4 500

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

4 500

Certains

Même

Permis d'exploitation de certificats de sécuritéNote de bas de page 5

LTR

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 6

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 7

O Autocar

O Autocar

N O Autocar

O Autocar

O

Responsabilité financière

Minimum 1 000 000 $

Marchandises dangereuses 2 000 000 $

Mention

LTR

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

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O

 

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O

O

 

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O

O

 

N

N

N (M)Note de bas de page 8

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

N (M)Note de bas de page 8

Norme 1 Concept du permis de conduire unique

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 2 Épreuves théoriques et tests sur route (conducteurs)

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 3 Programme de formation des examinateurs de conducteurs

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 4 Système de classification des permis de conduire

S.O.

O

O

O

O

O (M)Note de bas de page 9

O

O

O

O

O

O

O

Norme 5 Normes et procédures d'autoaccréditationNote de bas de page 10

S.O.

O

O

O

O

O

O

S.O.

O

S.O.

S.O.

S.O.

O

Norme 6 Normes médicales pour les conducteurs du CCATM – fréquenceNote de bas de page 11

S.O.

O

O (M)

 

O

O (M)

O

O (M)

O

O

O

O

O

O

Norme 7 Profils des conducteurs et des transporteurs

LTR

O

O

O

O

ONote de bas de page 12

 

O

O

O

O

O

O

O

Norme 8 Suspension temporaire

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 9 Heures de serviceNote de bas de page 13

O

1er janv.

2007

O

1er mars

2007Note de bas de page 14

À dét.

O (I)

O

1er juin

2007

O

1er janv.

2007

O

15 juin

2007

O

30 juin

2007

O

Déc.

2009

O

1er janv.

2007

O

1er janv.

2007

O

1er mai

2008

O

1er janv.

2009

Norme 10 Arrimage des cargaisonsNote de bas de page 15

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 11 Inspection périodique et obligatoire des véhicules commerciauxNote de bas de page 16

S.O.

O

O

O

O (M)Note de bas de page 17

O

O

O

O

O

O

O

N (M) Note de bas de page 18

Norme 12 Critères d'inspection sur route de l'ASVC

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 13 Ronde de sécuritéNote de bas de page 19

S.O.

N

InconnuNote de bas de page 21

O

1er juillet

2009

O

Autocar

2012Note de bas de page 20

O

1er juillet

2008

O

1er juillet

2007

À dét.

À dét.

À dét.

O

1er avril

2009

O

1er juillet

2012

O

1er août

2008

O

Déc.

2011

Norme 14 Cotes de sécurité, système et procédures

LTR

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 15 Vérifications en entreprise

LTR

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet,
I = écart important,
À dét. = à déterminer,
Diff. = traitement différent des transporteurs extraprovinciaux et intraprovincial.

Remarques :

Tableau 5 : Mise en œuvre du CCS par administration en 2015
Norme du CCS TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

Exigences générales

1 : 4 500 kg et plus

2 : identificateur unique

3 : poids

4 : exemptionsNote de bas de page 1

5 : Intra/extra

LTR

O

O

O

O

Extra seulement

 

O

O

5 000

(M)Note de bas de page 2

Même

 

O

O

4 500 (I)

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

5 000 (I)

CertainsNote de bas de page 4

Diff.

 

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O

4 500

Certains

Même

 

O

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4 500

Certains

Même

 

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4 500

Certains

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4 500

N

Même

 

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4 500

Certains

Même

 

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4 500

Certains

Même

 

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4 500

N

Même

 

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O

4 500

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

4 500

Certains

Même

Permis d'exploitation de certificats de sécuritéNote de bas de page 5

LTR

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 6

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 7

O Autocar

O Autocar

N O Autocar

O Autocar

O

Responsabilité financière

Minimum 1 000 000 $

Marchandises dangereuses 2 000 000 $

Mention

LTR

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

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O

 

O

O

O

 

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N

N

N (M)Note de bas de page 8

 

O

O

O

 

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O

 

O

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N (M)Note de bas de page 8

Norme 1 Concept du permis de conduire unique

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 2 Épreuves théoriques et tests sur route (conducteurs)

S.O.

O

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O

O

Norme 3 Programme de formation des examinateurs de conducteurs

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 4 Système de classification des permis de conduire

S.O.

O

O

O

O

O (M)Note de bas de page 9

O

O

O

O

O

O

O

Norme 5 Normes et procédures d'autoaccréditationNote de bas de page 10

S.O.

O

O

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O

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O

S.O.

O

S.O.

S.O.

S.O.

O

Norme 6 Normes médicales pour les conducteurs du CCATM – fréquenceNote de bas de page 11

S.O.

O

O (M)

 

O

O (M)

O

O (M)

O

O

O

O

O

O

Norme 7 Profils des conducteurs et des transporteurs

LTR

O

O

O

O

ONote de bas de page 12

 

O

O

O

O

O

O

O

Norme 8 Suspension temporaire

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 9 Heures de serviceNote de bas de page 13

O

1er janv.

2007

O

1er mars

2007Note de bas de page 14

À dét.

O (I)

O

1er juin

2007

O

1er janv.

2007

O

15 juin

2007

O

30 juin

2007

O

Déc.

2009

O

1er janv.

2007

O

1er janv.

2007

O

1er mai

2008

O

1er janv.

2009

Norme 10 Arrimage des cargaisonsNote de bas de page 15

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 11 Inspection périodique et obligatoire des véhicules commerciauxNote de bas de page 16

S.O.

O

O

O

ONote de bas de page 17

O

O

O

O

O

O

O

N (M) Note de bas de page 18

Norme 12 Critères d'inspection sur route de l'ASVC

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 13 Ronde de sécuritéNote de bas de page 19

S.O.

À dét.

InconnuNote de bas de page 21

O

1er juillet

2009

O

Autocar

2012Note de bas de page 20

O

1er juillet

2008

O

1er juillet

2007

À dét.

À dét.

À dét.

O

1er avril

2009

O

1er juillet

2012

O

1er août

2008

O

Déc.

2011

Norme 14 Cotes de sécurité, système et procédures

LTR

O (M)Note de bas de page 22

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 15 Vérifications en entreprise

LTR

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet,
I = écart important,
À dét. = à déterminer,
Diff. = traitement différent des transporteurs extraprovinciaux et intraprovincial.

Remarques :

Tableau 6 : Mise en œuvre du CCS par administration en 2016
Norme du CCS TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

Exigences générales

1 : 4 500 kg et plus

2 : identificateur unique

3 : poids

4 : exemptionsNote de bas de page 1

5 : Intra/extra

LTR

O

O

O

O

Extra seulement

 

O

O

5 000

(M)Note de bas de page 2

Même

 

O

O

4 500 (I)

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

5 000 (I)

CertainsNote de bas de page 4

Diff.

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

N

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

N

Même

 

O

O

4 500

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

4 500

Certains

Même

Permis d'exploitation de certificats de sécuritéNote de bas de page 5

LTR

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 6

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 7

O Autocar

O Autocar

N O Autocar

O Autocar

O

Responsabilité financière

Minimum 1 000 000 $

Marchandises dangereuses 2 000 000 $

Mention

LTR

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

N

N

N (M)Note de bas de page 8

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

N (M)Note de bas de page 8

Norme 1 Concept du permis de conduire unique

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 2 Épreuves théoriques et tests sur route (conducteurs)

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 3 Programme de formation des examinateurs de conducteurs

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 4 Système de classification des permis de conduire

S.O.

O

O

O

O

O (M)Note de bas de page 9

O

O

O

O

O

O

O

Norme 5 Normes et procédures d'autoaccréditationNote de bas de page 10

S.O.

O

O

O

O

O

O

S.O.

O

S.O.

S.O.

S.O.

O

Norme 6 Normes médicales pour les conducteurs du CCATM – fréquenceNote de bas de page 11

S.O.

O

O (M)

 

O

O (M)

O

O (M)

O

O

O

O

O

O

Norme 7 Profils des conducteurs et des transporteurs

LTR

O

O

O

O

ONote de bas de page 12

 

O

O

O

O

O

O

O

Norme 8 Suspension temporaire

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 9 Heures de serviceNote de bas de page 13

O

1er janv.

2007

O

1er mars

2007Note de bas de page 14

À dét.

O (I)

O

1er juin

2007

O

1er janv.

2007

O

15 juin

2007

O

30 juin

2007

O

Déc.

2009

O

1er janv.

2007

O

1er janv.

2007

O

1er mai

2008

O

1er janv.

2009

Norme 10 Arrimage des cargaisonsNote de bas de page 15

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 11 Inspection périodique et obligatoire des véhicules commerciauxNote de bas de page 16

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

N (M)Note de bas de page 17

Norme 12 Critères d'inspection sur route de l'ASVC

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 13 Ronde de sécuritéNote de bas de page 18

S.O.

À dét.Note de bas de page 20

O

1er juillet

2009

O

Autocar

2012Note de bas de page 19

O

1er juillet

2008

O

1er juillet

2007

O

Nov 2016

À dét.

À dét.

O

1er avril

2009

O

1er juillet

2012

O

1er août

2008

O

Déc.

2011

Norme 14 Cotes de sécurité, système et procédures

LTR

O (M)Note de bas de page 21

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 15 Vérifications en entreprise

LTR

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet,
I = écart important,
À dét. = à déterminer,
Diff. = traitement différent des transporteurs extraprovinciaux et intraprovincial.

Remarques :

Tableau 7 : Mise en œuvre du CCS par administration en 2017
Norme du CCS TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

Exigences générales

1 : 4 500 kg et plus

2 : identificateur unique

3 : poids

4 : exemptionsNote de bas de page 1

5 : Intra/extra

LTR

O

O

O

O

Extra seulement

 

O

O

5 000

(M)Note de bas de page 2

Même

 

O

O

4 500 (I)

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

5 000 (I)

CertainsNote de bas de page 4

Diff.

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

N

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

N

Même

 

O

O

4 500

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

4 500

Certains

Même

Permis d'exploitation de certificats de sécuritéNote de bas de page 5

LTR

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 6

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 7

O Autocar

O Autocar

N O Autocar

O Autocar

O

Responsabilité financière

Minimum 1 000 000 $

Marchandises dangereuses 2 000 000 $

Mention

LTR

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

N

N

N (M)Note de bas de page 8

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

N (M)Note de bas de page 8

Norme 1 Concept du permis de conduire unique

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 2 Épreuves théoriques et tests sur route (conducteurs)

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 3 Programme de formation des examinateurs de conducteurs

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 4 Système de classification des permis de conduire

S.O.

O

O

O

O

O (M)Note de bas de page 9

O

O

O

O

O

O

O

Norme 5 Normes et procédures d'autoaccréditationNote de bas de page 10

S.O.

O

O

O

O

O

O

S.O.

O

S.O.

S.O.

S.O.

O

Norme 6 Normes médicales pour les conducteurs du CCATM – fréquenceNote de bas de page 11

S.O.

O

O (M)

 

O

O (M)

O

O (M)

O

O

O

O

O

O

Norme 7 Profils des conducteurs et des transporteurs

LTR

O

O

O

O

ONote de bas de page 12

 

O

O

O

O

O

O

O

Norme 8 Suspension temporaire

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 9 Heures de serviceNote de bas de page 13

O

1er janv.

2007

O

1er mars

2007Note de bas de page 14

O (I)

O (I)

O

1er juin

2007

O

1er janv.

2007

O

15 juin

2007

O

30 juin

2007

O

Déc.

2009

O

1er janv.

2007

O

1er janv.

2007

O

1er mai

2008

O

1er janv.

2009

Norme 10 Arrimage des cargaisonsNote de bas de page 15

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 11 Inspection périodique et obligatoire des véhicules commerciauxNote de bas de page 16

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

N (M)Note de bas de page 17

Norme 12 Critères d'inspection sur route de l'ASVC

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 13 Ronde de sécuritéNote de bas de page 18

S.O.

À dét.Note de bas de page 20

O

1er juillet

2009

O

Autocar

2012Note de bas de page 19

O

1er juillet

2008

O

1er juillet

2007

O

Nov 2016

À dét.

À dét.

O

1er avril

2009

O

1er juillet

2012

O

1er août

2008

O

Déc.

2011

Norme 14 Cotes de sécurité, système et procédures

LTR

O (M)Note de bas de page 21

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 15 Vérifications en entreprise

LTR

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet,
I = écart important,
À dét. = à déterminer,
Diff. = traitement différent des transporteurs extraprovinciaux et intraprovincial.

Remarques :

Tableau 8 : Mise en œuvre du CCS par administration en 2018
Norme du CCS TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

Exigences générales

1 : 4 500 kg et plus

2 : identificateur unique

3 : poids

4 : exemptionsNote de bas de page 1

5 : Intra/extra

LTR

O

O

O

O

Extra seulement

 

O

O

5 000

(M)Note de bas de page 2

Même

 

O

O

4 500 (I)

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

5 000 (I)

CertainsNote de bas de page 4

Diff.

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

N

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

Certains

Même

 

O

O

4 500

N

Même

 

O

O

4 500

CertainsNote de bas de page 3

Diff.

 

O

O

4 500

Certains

Même

Permis d'exploitation de certificats de sécuritéNote de bas de page 5

LTR

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 6

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O Autocar

O AutocarNote de bas de page 7

O Autocar

O Autocar

N O Autocar

O Autocar

O

Responsabilité financière

Minimum 1 000 000 $

Marchandises dangereuses 2 000 000 $

Mention

LTR

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

O

 

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O

 

N

N

N (M)Note de bas de page 8

 

O

O

O

 

O

O

O

 

O

O

N (M)Note de bas de page 8

Norme 1 Concept du permis de conduire unique

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 2 Épreuves théoriques et tests sur route (conducteurs)

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 3 Programme de formation des examinateurs de conducteurs

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 4 Système de classification des permis de conduire

S.O.

O

O

O

O

O (M)Note de bas de page 9

O

O

O

O

O

O

O

Norme 5 Normes et procédures d'autoaccréditationNote de bas de page 10

S.O.

O

O

O

O

O

O

S.O.

O

S.O.

S.O.

S.O.

O

Norme 6 Normes médicales pour les conducteurs du CCATM – fréquenceNote de bas de page 11

S.O.

O

O (M)

 

O

O (M)

O

O (M)

O

O

O

O

O

O

Norme 7 Profils des conducteurs et des transporteurs

LTR

O

O

O

O

ONote de bas de page 12

 

O

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O

Norme 8 Suspension temporaire

S.O.

O

O

O

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O

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O

O

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O

O

Norme 9 Heures de serviceNote de bas de page 13

O

1er janv.

2007

O

1er mars

2007Note de bas de page 14

O (I)

O (I)

O

1er juin

2007

O

1er janv.

2007

O

15 juin

2007

O

30 juin

2007

O

Déc.

2009

O

1er janv.

2007

O

1er janv.

2007

O

1er mai

2008

O

1er janv.

2009

Norme 10 Arrimage des cargaisonsNote de bas de page 15

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 11 Inspection périodique et obligatoire des véhicules commerciauxNote de bas de page 16

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

N (M)Note de bas de page 17

Norme 12 Critères d'inspection sur route de l'ASVC

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 13 Ronde de sécuritéNote de bas de page 18

S.O.

À dét.Note de bas de page 20

O

1er juillet

2009

O

Autocar

2012Note de bas de page 19

O

1er juillet

2008

O (M)

1er juillet

2018

O

Nov. 2016

À dét.

O

1er février

2018

O

1er avril

2009

O

1er juillet

2012

O

1er août

2008

O

Déc. 2011

Norme 14 Cotes de sécurité, système et procédures

LTR

O (M)Note de bas de page 21

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Norme 15 Vérifications en entreprise

LTR

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet,
I = écart important,
À dét. = à déterminer,
Diff. = traitement différent des transporteurs extraprovinciaux et intraprovincial.

Remarques :

Écart par rapport à une mise en œuvre complète du CCS par administration

Bien que le CCS ait pour objectif général de veiller à ce que les transporteurs routiers intraprovinciaux et extraprovinciaux soient traités de la même manière, chaque administration, en vertu de l'accord initial relatif au CCS, est libre d'établir différentes dispositions réglementaires et exigences de tenue de dossiers à l'égard des entreprises de transport par camion et par autocar qui exercent l'ensemble de leurs activités dans leur province ou territoire. On constate donc des écarts par rapport au CCS à l'échelle du pays, et l'un des principaux objectifs des rapports annuels au Parlement est de les documenter. Les tableaux 2 à 8 présentent des renseignements détaillés sur la façon dont les normes du CCS sont mises en œuvre au Canada au cours de cette période septennale et indiquent les variations avec les normes, qu'elles soient mineures ou importantes, ainsi que les cas où les transporteurs intraprovinciaux et extraprovinciaux sont traités différemment. Les tableaux ont été distribués aux P/T et mis à jour en fonction de leurs commentaires. Ainsi, un écart reste enregistré par rapport au rapport de l'année précédente, à moins qu'une administration n'indique spécifiquement qu'il a été supprimé.

Bon nombre des écarts sont mineurs et existent depuis un certain nombre d'années. Certaines administrations peuvent être enclines à les laisser en place jusqu'à ce que des modifications plus importantes soient apportées à leurs règlements.

Les normes du CCS sont dynamiques et font l'objet d'un examen et d'une mise à jour périodiques pour répondre aux enjeux contemporains de l'industrie du transport routier au Canada. Des écarts peuvent survenir en raison des différentes priorités législatives des administrations et de l'obtention de ressources pour mettre en œuvre les révisions apportées aux normes du CCS. Ainsi, dans une année donnée, il peut y avoir plus ou moins d'écarts dans la mise en œuvre uniforme et complète des normes du CCS. Dans le passé, les administrations ont cependant proposé d'éliminer ce manque d'uniformité sur une période plus longue. Comme indiqué ci-dessous, les écarts peuvent être liés aux exigences ou aux dispositions générales du cadre du CCS ou ils peuvent être liés à des normes particulières du CCS.

Écarts relatifs aux dispositions générales du CCS

Les normes du CCS s'appliquent à tous les véhicules commerciaux dont le poids est supérieur à 4 500 kg, qu'ils soient considérés comme des véhicules intraprovinciaux ou extraprovinciaux. Les tableaux 2 à 8 indiquent qu'à l'exception de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Yukon, les P/T ont mis en œuvre cette exigence générale. La Colombie-Britannique s'écarte un peu de l'exigence du CCS du fait que ses systèmes d'immatriculation et d'assurance ne relèvent pas du même organisme. Cet écart est ainsi considéré comme mineur et peu susceptible de changer.

Dans les cas de l'Alberta, du Yukon et de la Saskatchewan, le seuil de poids du CCS se situe toujours à 4 500 kg (Alb., Yn) et à 5 000 kg (Sask.) pour les transporteurs routiers extraprovinciaux. Toutefois, en Alberta et au Yukon, le seuil de poids du CCS s'applique à tous les transporteurs routiers intraprovinciaux à 11 794 kg ou plus, tandis qu'en Saskatchewan, l'application des normes du CCS aux transporteurs routiers intraprovinciaux s'établissait à 11 000 kg jusqu'en 2014, puis le seuil a été porté à 11 794 kg comme en Alberta et au Yukon.

Cela signifie qu'en Alberta, en Saskatchewan et au Yukon le CCS ne s'applique pleinement qu'aux véhicules intraprovinciaux excédant ces seuils de poids. Les véhicules dont le poids est inférieur à ces seuils et qui sont exploités uniquement à l'intérieur de ces provinces sont exemptés de nombreuses normes du CCS (heures de service, ronde de sécurité, inspection annuelle et cotes de sécurité, etc.). Bien que cet écart soit important, ces véhicules ne sortent généralement pas de ces provinces.

Écarts par rapport à des normes précises du CCS

Les données de 2012-2018 indiquent que la plupart des administrations continuent d'exempter certains types de véhicules du programme du CCS dans leurs règlements locaux. Ceux-ci comprennent notamment les véhicules municipaux et agricoles, les ambulances, les camions de pompier, les corbillards et certains véhicules utilisés par divers corps de métier (p. ex. plombiers). Puisque ces véhicules sont d'ordinaire utilisés au niveau local, ces écarts relatifs aux exigences du CCS n'ont généralement aucun effet sur les exploitations extraprovinciales de camions et d'autocars.

Trois administrations (Alberta, Saskatchewan et Yukon) continuent de traiter les transporteurs extraprovinciaux et intraprovinciaux différemment dans leurs règlements. La Colombie-Britannique exempte les camions d'un poids nominal brut égal ou inférieur à 11 794 kg des exigences de se conformer à la réglementation sur les heures de service. En vertu de la politique, la Colombie-Britannique n'applique pas les exigences relatives aux heures de service aux véhicules routiers commerciaux de 5 000 à 11 794 kg pour les transporteurs intraprovinciaux et extraprovinciaux.

Presque tous les P/T ont mis en œuvre les exigences de responsabilité financière (assurance) ainsi que celles relatives au processus d'application de la LTR et du CCS. À l'Île-du-Prince-Édouard et dans les Territoires du Nord-Ouest, des travaux sont toujours en cours pour se conformer à toutes les exigences réglementaires.

En ce qui concerne les Règlement sur les heures de service des conducteurs de véhicule utilitaire, les tableaux 2 à 8 indiquent que 11 des 13 administrations avaient mis en œuvre les règlements provinciaux révisés à la fin de 2018. L'Alberta et la Saskatchewan n'ont toujours pas mis en œuvre le règlement fédéral. Dans ces deux provinces, le règlement fédéral s'applique aux transporteurs extraprovinciaux seulement, un règlement différent s'appliquant aux transporteurs intraprovinciaux.

Les tableaux 2 à 8 indiquent que certains progrès graduels ont été réalisés dans la mise en œuvre de la norme révisée relative aux rondes de sécurité. La norme a été considérablement améliorée afin d'inclure de nouveaux critères pour cerner et réparer les défectuosités et comprend de nouveaux calendriers particuliers à suivre pour différents types de véhicules commerciaux (c.-à-d. camions, remorques et autocars). En 2015, la Colombie-Britannique a indiqué qu'elle attendait le résultat d'un essai en Ontario avant la mise en œuvre. La norme a été mise en œuvre en 2012 à Terre-Neuve-et-Labrador, en 2015 au Manitoba et en 2016 au Québec. En Nouvelle-Écosse, un règlement harmonisé à la norme 13 du CCS est entré en vigueur en 2018 avec l'exigence supplémentaire d'enlever la neige et la glace sur un véhicule commercial avant qu'il ne circule sur la route. En 2018, deux provinces (Colombie-Britannique et au Nouveau-Brunswick) n'avaient toujours pas mis en œuvre la norme révisée.

État d'avancement du cadre d'aptitude à la sécurité (2012 à 2018)

Les tableaux 9 à 15 présentent l'état d'avancement des administrations entre 2012 et 2018 dans la mise en œuvre des exigences de la LTR (2006) modifiée et des normes du CCS devant être incluses dans le régime de cotes de sécurité. Mentionnons que la LTR modifiée a poursuivi l'objet des modifications de 1987 à la Loi, alors que la réglementation économique de l'industrie était remplacée par un accent sur la sécurité. Les modifications de 2006 ont consolidé l'accent sur l'aptitude à la sécurité et ont été conçues pour créer un cadre d'aptitude à la sécurité uniforme à l'échelle nationale pour les transporteurs routiers. En bref, les modifications obligent les transporteurs routiers extraprovinciaux à détenir un certificat d'aptitude à la sécurité, qui doit être délivré par les autorités provinciales de manière cohérente dans l'ensemble du pays, sur la base de la norme 14 – Cote de sécurité, créant un régime de sécurité national uniforme.

Les tableaux indiquent que les P/T ont réalisé d'importants progrès graduels pour réduire les écarts dans les exigences relatives aux cotes de sécurité qui avaient été cernées par Knowles en 2004 lors de l'évaluation de l'état de préparation des administrations canadiennes dans la mise en œuvre de la LTR réviséeNote de bas de page 2. Les tableaux 9 à 15 sont abordés dans la prochaine section portant sur la mise en œuvre des dispositions générales de la LTR révisée.

Tableau 9 : Régime de cotes de sécurité du CCS – État d'avancement de la mise en œuvre en 2012
Éléments de la LTRNote de bas de page 1 TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

1) Dispositions générales

LTR

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2) Identification des exploitants problématiques

S.O.

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3) Modèle d'intervention en quatre étapes adopté Note de bas de page 2

S.O.

O (M)Note de bas de page 3

O

O (M)Note de bas de page 3

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ONote de bas de page 2

O

O

4) Surveillance des transporteurs immatriculés dans l'administration seulement

S.O.

O

O

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O

O

5) Transporteurs américains dans le régime de cotes de sécuritéNote de bas de page 4

S.O.

N

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N

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ONote de bas de page 5

ONote de bas de page 5

N

N

N

N

N

N

6) Demandes/disposition relative à l'assurance

S.O.

O

O

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O

O

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N (I)Note de bas de page 6

O

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ONote de bas de page 6

O

O

7) Tous les véhicules visés par le CCS

S.O.

O

O (M)Note de bas de page 7

O (M)Note de bas de page 7

O

O

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O

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O

O (M)Note de bas de page 7

O

8) Évaluation des transporteurs en fonction de 24 mois de données

S.O.

O (M)Note de bas de page 8

O (M)Note de bas de page 8

O

O

O

O

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9) Échanges de données sur les collisions, les inspections et les déclarations de culpabilité

S.O.

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O

10) Toutes les vérifications en entreprise conformément à la norme 15 du CCS

S.O.

O

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O

O

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O

O

O

ONote de bas de page 9

O

O (M)Note de bas de page 9

11) Attribution/changement des cotes de sécurité selon quatre catégories de cote

LTR

O (M)Note de bas de page 10

O (M)Note de bas de page 10

O

O

O (M)Note de bas de page 10

N (I)Note de bas de page 11

O (M)Note de bas de page 12

O

O

ONote de bas de page 10

O

ONote de bas de page 13

12) Mise en œuvre de tous les éléments de la norme 14 sur les cotes de sécurité (p. ex. plans de sécurité)

S.O.

O

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O

O

O (M)Note de bas de page 14

O (M)Note de bas de page 14

O

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O

ONote de bas de page 15

O

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13) Toutes les collisions évaluées en fonction de la formule de gravité (p. ex. 2, 4 et 6 points)

S.O.

O

O

O

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O

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O

O

14) Utilisation du tableau d'équivalence des déclarations de culpabilité du CCATM

S.O.

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O

15) Évaluation du caractère évitable des collisions responsables

S.O.

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O

16) Réception et utilisation de données des É.-U. dans le système de cotes de sécuritéNote de bas de page 15

S.O.

O

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O

Inc.

Inc.

Inc.

Inc.

Inc.

N

À dét.Note de bas de page 15

N

O

17) Échanges électroniques d'information sur les transporteurs avec d'autres administrations

S.O.

O

O

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O

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O

O

O

ONote de bas de page 16

O

O

Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
I = écart important,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
Inc. = inconnu,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet.

Remarques :

Tableau 10 : Régime de cotes de sécurité du CCS – État d'avancement de la mise en œuvre en 2013
Éléments de la LTRNote de bas de page 1 TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

1) Dispositions générales

LTR

O

O

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O

O

2) Identification des exploitants problématiques

S.O.

O

O

O

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O

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O

O

O

O

O

O

3) Modèle d'intervention en quatre étapes adopté Note de bas de page 2

S.O.

O (M)Note de bas de page 3

O

O (M)Note de bas de page 3

O

O

O

O

O

O

ONote de bas de page 2

O

O

4) Surveillance des transporteurs immatriculés dans l'administration seulement

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

5) Transporteurs américains dans le régime de cotes de sécuritéNote de bas de page 4

S.O.

N

N

N

N

ONote de bas de page 5

ONote de bas de page 5

N

N

N

N

N

N

6) Demandes/disposition relative à l'assurance

S.O.

O

O

O

O

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N (I)Note de bas de page 6

O

O

ONote de bas de page 6

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O

7) Tous les véhicules visés par le CCS

S.O.

O

O (M)Note de bas de page 7

O (M)Note de bas de page 7

O

O

O

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O

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O (M)Note de bas de page 7

O

8) Évaluation des transporteurs en fonction de 24 mois de données

S.O.

O (M)Note de bas de page 8

O (M)Note de bas de page 8

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9) Échanges de données sur les collisions, les inspections et les déclarations de culpabilité

S.O.

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O

10) Toutes les vérifications en entreprise conformément à la norme 15 du CCS

S.O.

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ONote de bas de page 9

O

O (M)Note de bas de page 9

11) Attribution/changement des cotes de sécurité selon quatre catégories de cote

LTR

O (M)Note de bas de page 10

O (M)Note de bas de page 10

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O (M)Note de bas de page 10

N (I)Note de bas de page 11

O (M)Note de bas de page 12

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ONote de bas de page 10

O

ONote de bas de page 13

12) Mise en œuvre de tous les éléments de la norme 14 sur les cotes de sécurité (p. ex. plans de sécurité)

S.O.

O

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O (M)Note de bas de page 14

O (M)Note de bas de page 14

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ONote de bas de page 14

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13) Toutes les collisions évaluées en fonction de la formule de gravité (p. ex. 2, 4 et 6 points)

S.O.

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14) Utilisation du tableau d'équivalence des déclarations de culpabilité du CCATM

S.O.

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15) Évaluation du caractère évitable des collisions responsables

S.O.

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O

16) Réception et utilisation de données des É.-U. dans le système de cotes de sécuritéNote de bas de page 15

S.O.

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Inc.

Inc.

Inc.

Inc.

Inc.

N

À dét.Note de bas de page 15

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17) Échanges électroniques d'information sur les transporteurs avec d'autres administrations

S.O.

O

O

O

O

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O

ONote de bas de page 16

O

O

Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
I = écart important,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
Inc. = inconnu,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet.

Remarques :

Tableau 11 : Régime de cotes de sécurité du CCS – État d'avancement de la mise en œuvre en 2014
Éléments de la LTRNote de bas de page 1 TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

1) Dispositions générales

LTR

O

O

O

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O

O

O

O

O

O

O

O

2) Identification des exploitants problématiques

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

3) Modèle d'intervention en quatre étapes adopté Note de bas de page 2

S.O.

O (M)Note de bas de page 3

O

O (M)Note de bas de page 3

O

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O

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O

ONote de bas de page 2

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O

4) Surveillance des transporteurs immatriculés dans l'administration seulement

S.O.

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

O

5) Transporteurs américains dans le régime de cotes de sécuritéNote de bas de page 4

S.O.

N

N

N

N

ONote de bas de page 5

ONote de bas de page 5

N

N

N

N

N

N

6) Demandes/disposition relative à l'assurance

S.O.

O

O

O

O

O

O

N (I)Note de bas de page 6

O

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ONote de bas de page 6

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7) Tous les véhicules visés par le CCS

S.O.

O

O (M)Note de bas de page 7

O (M)Note de bas de page 7

O

O

O

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O

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O (M)Note de bas de page 7

O

8) Évaluation des transporteurs en fonction de 24 mois de données

S.O.

O (M)Note de bas de page 8

O (M)Note de bas de page 8

O (M)Note de bas de page 8

O

O

O

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9) Échanges de données sur les collisions, les inspections et les déclarations de culpabilité

S.O.

O

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O

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O

10) Toutes les vérifications en entreprise conformément à la norme 15 du CCS

S.O.

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ONote de bas de page 9

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O (M)Note de bas de page 9

11) Attribution/changement des cotes de sécurité selon quatre catégories de cote

LTR

O (M)Note de bas de page 10

O (M)Note de bas de page 10

O

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O (M)Note de bas de page 10

N (I)Note de bas de page 11

O (M)Note de bas de page 12

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ONote de bas de page 10

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ONote de bas de page 13

12) Mise en œuvre de tous les éléments de la norme 14 sur les cotes de sécurité (p. ex. plans de sécurité)

S.O.

O

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O (M)Note de bas de page 14

O (M)Note de bas de page 14

O

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ONote de bas de page 14

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O

13) Toutes les collisions évaluées en fonction de la formule de gravité (p. ex. 2, 4 et 6 points)

S.O.

O

O

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O

14) Utilisation du tableau d'équivalence des déclarations de culpabilité du CCATM

S.O.

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O

15) Évaluation du caractère évitable des

collisions responsables

S.O.

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16) Réception et utilisation de données des É.-U. dans le système de cotes de sécuritéNote de bas de page 15

S.O.

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Inc.

Inc.

Inc.

Inc.

Inc.

N

À dét.Note de bas de page 15

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17) Échanges électroniques d'information sur les transporteurs avec d'autres administrations

S.O.

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ONote de bas de page 16

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O

Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
I = écart important,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
Inc. = inconnu,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet.

Remarques :

Tableau 12 : Régime de cotes de sécurité du CCS – État d'avancement de la mise en œuvre en 2015
Éléments de la LTRNote de bas de page 1 TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

1) Dispositions générales

LTR

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2) Identification des exploitants problématiques

S.O.

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3) Modèle d'intervention en quatre étapes adopté Note de bas de page 2

S.O.

O (M)Note de bas de page 3

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O (M)Note de bas de page 3

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ONote de bas de page 2

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4) Surveillance des transporteurs immatriculés dans l'administration seulement

S.O.

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5) Transporteurs américains dans le régime de cotes de sécuritéNote de bas de page 4

S.O.

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ONote de bas de page 5

ONote de bas de page 5

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6) Demandes/disposition relative à l'assurance

S.O.

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N (I)Note de bas de page 6

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ONote de bas de page 6

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7) Tous les véhicules visés par le CCS

S.O.

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O (M)Note de bas de page 7

O (M)Note de bas de page 7

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O (M)Note de bas de page 7

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8) Évaluation des transporteurs en fonction de 24 mois de données

S.O.

O (M)Note de bas de page 8

O (M)Note de bas de page 8

O (M)Note de bas de page 8

O

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9) Échanges de données sur les collisions, les inspections et les déclarations de culpabilité

S.O.

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10) Toutes les vérifications en entreprise conformément à la norme 15 du CCS

S.O.

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ONote de bas de page 9

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O (M)Note de bas de page 9

11) Attribution/changement des cotes de sécurité selon quatre catégories de cote

LTR

O (M)Note de bas de page 10

O (M)Note de bas de page 10

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O (M)Note de bas de page 10

ONote de bas de page 11

O (M)Note de bas de page 12

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ONote de bas de page 10

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ONote de bas de page 13

12) Mise en œuvre de tous les éléments de la norme 14 sur les cotes de sécurité (p. ex. plans de sécurité)

S.O.

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O (M)Note de bas de page 14

O (M)Note de bas de page 14

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ONote de bas de page 14

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13) Toutes les collisions évaluées en fonction de la formule de gravité (p. ex. 2, 4 et 6 points)

S.O.

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14) Utilisation du tableau d'équivalence des déclarations de culpabilité du CCATM

S.O.

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15) Évaluation du caractère évitable des

collisions responsables

S.O.

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16) Réception et utilisation de données des É.-U. dans le système de cotes de sécuritéNote de bas de page 15

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Inc.

Inc.

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À dét.Note de bas de page 15

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17) Échanges électroniques d'information sur les transporteurs avec d'autres administrations

S.O.

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ONote de bas de page 16

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O

Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
I = écart important,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
Inc. = inconnu,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet.

Remarques :

Tableau 13 : Régime de cotes de sécurité du CCS – État d'avancement de la mise en œuvre en 2016
Éléments de la LTRNote de bas de page 1 TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

1) Dispositions générales

LTR

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2) Identification des exploitants problématiques

S.O.

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3) Modèle d'intervention en quatre étapes adopté Note de bas de page 2

S.O.

O (M)Note de bas de page 3

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O (M)Note de bas de page 3

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ONote de bas de page 2

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4) Surveillance des transporteurs immatriculés dans l'administration seulement

S.O.

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5) Transporteurs américains dans le régime de cotes de sécuritéNote de bas de page 4

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ONote de bas de page 5

ONote de bas de page 5

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6) Demandes/disposition relative à l'assurance

S.O.

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N (I)Note de bas de page 6

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ONote de bas de page 6

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7) Tous les véhicules visés par le CCS

S.O.

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O (M)Note de bas de page 7

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O (M)Note de bas de page 7

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8) Évaluation des transporteurs en fonction de 24 mois de données

S.O.

O (M)Note de bas de page 8

O (M)Note de bas de page 8

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9) Échanges de données sur les collisions, les inspections et les déclarations de culpabilité

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10) Toutes les vérifications en entreprise conformément à la norme 15 du CCS

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11) Attribution/changement des cotes de sécurité selon quatre catégories de cote

LTR

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12) Mise en œuvre de tous les éléments de la norme 14 sur les cotes de sécurité (p. ex. plans de sécurité)

S.O.

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13) Toutes les collisions évaluées en fonction de la formule de gravité (p. ex. 2, 4 et 6 points)

S.O.

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14) Utilisation du tableau d'équivalence des déclarations de culpabilité du CCATM

S.O.

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15) Évaluation du caractère évitable des

collisions responsables

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16) Réception et utilisation de données des É.-U. dans le système de cotes de sécuritéNote de bas de page 15

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Inc.

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17) Échanges électroniques d'information sur les transporteurs avec d'autres administrations

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Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
I = écart important,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
Inc. = inconnu,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet.

Remarques :

Tableau 14 : Régime de cotes de sécurité du CCS – État d'avancement de la mise en œuvre en 2017
Éléments de la LTRNote de bas de page 1 TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

1) Dispositions générales

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2) Identification des exploitants problématiques

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3) Modèle d'intervention en quatre étapes adopté Note de bas de page 2

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4) Surveillance des transporteurs immatriculés dans l'administration seulement

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5) Transporteurs américains dans le régime de cotes de sécuritéNote de bas de page 4

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6) Demandes/disposition relative à l'assurance

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7) Tous les véhicules visés par le CCS

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8) Évaluation des transporteurs en fonction de 24 mois de données

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9) Échanges de données sur les collisions, les inspections et les déclarations de culpabilité

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10) Toutes les vérifications en entreprise conformément à la norme 15 du CCS

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11) Attribution/changement des cotes de sécurité selon quatre catégories de cote

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12) Mise en œuvre de tous les éléments de la norme 14 sur les cotes de sécurité (p. ex. plans de sécurité)

S.O.

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13) Toutes les collisions évaluées en fonction de la formule de gravité (p. ex. 2, 4 et 6 points)

S.O.

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14) Utilisation du tableau d'équivalence des déclarations de culpabilité du CCATM

S.O.

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15) Évaluation du caractère évitable des

collisions responsables

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16) Réception et utilisation de données des É.-U. dans le système de cotes de sécuritéNote de bas de page 15

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Inc.

Inc.

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17) Échanges électroniques d'information sur les transporteurs avec d'autres administrations

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Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
I = écart important,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
Inc. = inconnu,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet.

Remarques :

Tableau 15 : Régime de cotes de sécurité du CCS – État d'avancement de la mise en œuvre en 2018
Éléments de la LTRNote de bas de page 1 TC C.-B. Alb. Sask. Man. Ont. Qc N.-B. N.-É. Î.-P.-É. T.-N.-L. Yn T.N.-O.

1) Dispositions générales

LTR

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2) Identification des exploitants problématiques

S.O.

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3) Modèle d'intervention en quatre étapes adopté Note de bas de page 2

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4) Surveillance des transporteurs immatriculés dans l'administration seulement

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5) Transporteurs américains dans le régime de cotes de sécuritéNote de bas de page 4

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6) Demandes/disposition relative à l'assurance

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7) Tous les véhicules visés par le CCS

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8) Évaluation des transporteurs en fonction de 24 mois de données

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9) Échanges de données sur les collisions, les inspections et les déclarations de culpabilité

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10) Toutes les vérifications en entreprise conformément à la norme 15 du CCS

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11) Attribution/changement des cotes de sécurité selon quatre catégories de cote

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12) Mise en œuvre de tous les éléments de la norme 14 sur les cotes de sécurité (p. ex. plans de sécurité)

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13) Toutes les collisions évaluées en fonction de la formule de gravité (p. ex. 2, 4 et 6 points)

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14) Utilisation du tableau d'équivalence des déclarations de culpabilité du CCATM

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15) Évaluation du caractère évitable des

collisions responsables

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16) Réception et utilisation de données des É.-U. dans le système de cotes de sécuritéNote de bas de page 15

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17) Échanges électroniques d'information sur les transporteurs avec d'autres administrations

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Légende :

O = les exigences réglementaires sont en place,
I = écart important,
N = les exigences réglementaires ne sont pas en place,
Inc. = inconnu,
M = écart mineur,
S.O. = sans objet.

Remarques :

État d'avancement de la mise en œuvre de la LTR de 2012 à 2018

Les tableaux 9 à 15 ont également été remplis en fonction des commentaires des P/T. Ainsi, un écart ayant été noté l'année précédente subsistera à moins qu'une administration ne signale expressément à TC qu'il a été supprimé. Encore une fois, le Nt n'est pas inclus dans les tableaux, car aucune route ne relie le territoire au reste du Canada et les activités de transport commercial du Nt sont exclusivement intraprovinciales et ne relèvent pas de la compétence fédérale. Dans l'ensemble, le tableau indique que les P/T ont mis en œuvre des régimes de cotes de sécurité uniformes.

Les P/T ont élaboré et mis en œuvre un régime de cotes de sécurité fondé sur les modifications de la LTR et délivrent des cotes de sécurité à leurs transporteurs routiers immatriculés dans l'administration. Les tableaux 9 à15 indiquent que presque tous les P/T ont établi des régimes de cotes de sécurité conformément à la LTR et en compatibilité avec celle-ci.

À la fin de 2011, peu d'écarts importants subsistaient. Le Québec n'avait pas mis en œuvre la cote « satisfaisante non vérifiée » et tous les éléments du processus de vérification des demandes et de l'assurance n'étaient pas en place au Nouveau-Brunswick. Le tableau 12 indique qu'à partir de 2015 le Québec s'est conformé aux quatre catégories de cote. En 2018, le Nouveau-Brunswick a signalé avoir apporté des changements progressifs à son système informatique des véhicules automobiles et des conducteurs et a précisé que le processus de vérification de l'assurance serait abordé dans le cadre de ce projet de modernisation. Dans les Territoires du Nord-Ouest, on a mené à bien un programme pilote comprenant des modifications au programme de vérification en 2018. Toutefois, on n'a pas encore mis en œuvre un système de vérifications qui inclut le critère d'échec/de réussite.

Dans l'ensemble, beaucoup d'efforts ont été investis par les P/T depuis 2004 afin d'établir des régimes de cotes de sécurité et de réduire les différences dans les méthodologies qui y sont liées. Bon nombre des écarts de méthodologie cernés dans l'étude réalisée par Knowles en 2004, avant la mise en œuvre de la LTR en 2006, ont été éliminés graduellement en fonction des échéanciers législatifs et des ressources des administrations.

Modèle d'intervention en quatre étapes

Les P/T continuent d'utiliser un modèle d'intervention en quatre étapes. Celui-ci comprend les éléments suivants : 1) lettre d'avertissement, 2) entrevue, 3) vérification en entreprise et 4) audience de justification. De plus, les P/T appliquent les diverses sanctions prévues dans la norme (c.-à-d. les amendes, les ordonnances de limitation du parc et la sanction ultime, qui consiste à empêcher le transporteur de poursuivre ses activités).

Il importe de souligner que les normes du CCS représentent des exigences minimales. Ainsi, un écart par rapport à la norme peut dans certains cas donner lieu à des résultats positifs en matière de sécurité. Par exemple, un certain nombre d'administrations ont indiqué que même si la norme précise que ces étapes d'intervention devraient être consécutives, leurs régimes ont été adaptés de façon à intervenir plus tôt et à sauter des niveaux d'intervention si un transporteur commence à avoir des collisions ou des problèmes de conformité ou pose un risque important pour les usagers de la route. Un autre exemple est un transporteur routier soumis à une vérification en entreprise immédiate s'il est en cause dans une collision causant des blessures ou un décès. Dans un tel cas, une intervention en temps opportun pour prendre des mesures rapidement contre le transporteur routier dangereux est plus importante que de suivre les niveaux d'intervention prescrits.

Un certain nombre de P/T ont également indiqué que les étapes 1 à 3 pouvaient être accomplies en très peu de temps (p. ex. une semaine), alors que plus de temps pouvait être requis pour rassembler les éléments de preuve nécessaires à la tenue d'une audience de justification. La possibilité de passer rapidement d'une étape à l'autre ou de contourner l'une d'elles est également susceptible d'entraîner des avantages sur le plan de la sécurité, car on pourra intervenir plus rapidement auprès d'un transporteur routier dangereux.

Les tableaux 9 à 15 indiquent que les programmes de cotes de sécurité de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan comportent un niveau d'intervention supplémentaire. Les interventions en Colombie-Britannique consistent en : 1) une lettre d'avertissement, 2) une auto-évaluation du plan de sécurité, 3) un examen de la sensibilisation à la conformité (mise en œuvre en 2013), 4) une vérification et 5) une audience de justification. En Saskatchewan, un nouveau transporteur routier reçoit la visite d'un membre du personnel provincial peu de temps après la délivrance de son certificat de sécurité afin de confirmer sa capacité à respecter les normes et à remplir les exigences en matière de tenue de dossiers. Il s'agit d'un autre exemple d'écart qui est susceptible d'entraîner des avantages sur le plan de la sécurité.

Délivrance de cotes de sécurité aux transporteurs immatriculés dans l'administration seulement

Tous les P/T délivrent des cotes de sécurité seulement aux transporteurs qui y ont été immatriculés. Toutefois, l'Ontario et le Québec exigent également que les transporteurs routiers étrangers s'inscrivent à leur programme de cote de sécurité s'ils prévoient exploiter leurs activités dans ces provinces. Cette mesure a pour but de s'assurer que les transporteurs routiers américains et éventuellement mexicains qui exploitent des activités dans leurs administrations sont assujettis à un régime de surveillance et de sanctions conformément au cadre d'aptitude à la sécurité. Ainsi, si des transporteurs routiers américains présentent un mauvais bilan en matière de sécurité (collisions) ou de conformité (inspections échouées et déclarations de culpabilité), ces deux administrations peuvent prendre des mesures contre ces transporteurs, exigeant qu'ils améliorent leur rendement en matière de sécurité sans quoi ils risquent de perdre la possibilité de poursuivre leurs activités dans ces provinces.

Réciprocité des cotes de sécurité avec les États-Unis – sécurité des opérations transfrontalières

En 2011, le CCATM poursuivait des travaux techniques avec la Federal Motor Carrier Safety Administration (FMCSA) des États-Unis afin de rendre opérationnel un accord de réciprocité de 2008 sur les cotes de sécurité. L'accord prévoyait à l'origine que les données de sécurité seraient transmises à l'administration qui a délivré l'immatriculation afin qu'un seul pays surveille et sanctionne les transporteurs extraprovinciaux ou internationaux exerçant des activités dans les deux pays. Il était prévu que les deux pays seraient en meilleure position pour surveiller et sanctionner efficacement leurs transporteurs routiers respectifs dans le cadre de l'accord renouvelé, car le rendement en matière de sécurité des transporteurs routiers serait évalué d'après des données d'incident à l'échelle du continent (c.-à-d. accidents, inspections et déclarations de culpabilité).

Ensuite, les États-Unis ont indiqué qu'ils ne cesseraient pas d'y surveiller les exploitants canadiens et de leur attribuer des cotes, comme stipulé à l'origine dans l'accord de 2008 en raison d'un mandat du Congrès d'assurer le suivi des transporteurs à « haut risque », notamment les exploitants canadiens. Bien que des travaux supplémentaires sur les données et les questions de politiques aient été entrepris en 2012 par les deux pays, on a conclu que les problèmes techniques en suspens ne pouvaient pas être résolus et que l'objectif de réciprocité de l'accord de 2008 ne pouvait pas être atteint à cette époque.

Par conséquent, le CCATM a recommandé en 2012 qu'une évaluation indépendante des options pour surveiller la sécurité des exploitants américains au Canada soit menée. L'étude a porté sur l'évaluation des risques des transporteurs américains, les questions de concurrence et les considérations de coût. Les travaux ont été effectués en 2013-2014, le rapport final a été remis en 2015 et les discussions du CCATM sur la gestion des opérations transfrontalières se sont poursuivies de 2015 à 2018. En 2018, l'enjeu a été écarté de la liste des priorités du comité du CCATM. L'évolution de la situation sera surveillée dans les rapports annuels à venir.

Dispositions relatives à l'assurance

Les modifications de la LTR de 2006 ont rendu obligatoires l'assurance responsabilité et l'assurance des marchandises afin que les transporteurs routiers puissent présenter une demande de certificat de sécurité et soient autorisés à exploiter des activités au Canada. Les tableaux 9 à 15 montrent que presque tous les P/T ont mis en œuvre les exigences relatives aux dispositions du processus de demande et d'assurance de la LTR. Des modifications visant à harmoniser les exigences du Nouveau-Brunswick à celles de la LTR sont prévues dans le cadre d'un programme de modernisation à long terme. Tous les autres P/T ont affirmé que sans assurance, le certificat du CCS serait annulé.

Inclusion de tous les véhicules visés par le CCS dans le programme des cotes de sécurité

Presque tous les P/T incluent tous les transporteurs routiers (extraprovinciaux et intraprovinciaux) dans leurs régimes de cotes de sécurité. En Alberta, au Yukon et en Saskatchewan, les transporteurs routiers qui exercent leurs activités à l'échelle interprovinciale ou internationale sont inclus dans le programme intégral du CCS à un seuil de poids de 4 500 kg. Toutefois, s'ils exercent leurs activités seulement à l'intérieur de leur province/territoire respectif, les dispositions complètes du programme de cotes du CCS ne sont appliquées qu'à partir d'un seuil de 11 794 kg en Alberta et au Yukon. En Saskatchewan, le seuil s'établissait à 11 000 kg jusqu'en 2014, puis il a été porté à 11 794 kg.

Bien que ces différences de seuil constituent un écart par rapport aux exigences du CCS, il est difficile d'établir l'incidence de ces écarts à l'échelle nationale puisque les véhicules exemptés ne sortent pas de ces provinces. Ainsi, bien qu'il s'agisse d'un écart important au sein de ces administrations, les transporteurs routiers fédéraux sont toujours assujettis à l'ensemble des cotes de sécurité et des règles du CCS à l'échelle du pays.

Cote de sécurité fondée sur 24 mois de données relatives aux collisions, aux inspections et aux déclarations de culpabilité

La LTR et la norme du CCS sur les cotes de sécurité exigent que les administrations examinent les données sur les événements (collisions, inspections et déclarations de culpabilité) recueillies sur une période de 24 mois pour établir la cote de sécurité. Si le transporteur routier exerce ses activités depuis moins de 24 mois, comme dans le cas d'un nouveau transporteur, l'administration doit établir la cote de sécurité en utilisant toutes les données relatives aux collisions, aux inspections et aux déclarations de culpabilité qui figurent au dossier. De plus, au moment d'attribuer une des quatre cotes de sécurité, les P/T doivent normaliser les données pondérées en prenant en considération la taille du parc du transporteur afin de tenir compte de son exposition au risque.

Les tableaux 9 à 15 indiquent que tous les P/T, à quelques exceptions près, respectent ces exigences. Les méthodologies de la Colombie-Britannique et de l'Alberta sont par exemple fondées sur une période de 12 mois, un délai plus court que les exigences de la LTR et du CCS. Soulignons que la norme reste muette sur la pondération de données de différentes années. Après l'entrée en vigueur de la LTR, ces administrations ont modifié leurs systèmes et leurs méthodes afin de mettre davantage l'accent sur les collisions, les inspections et les déclarations de culpabilité plus récentes. En 2014, la Saskatchewan a également adopté une fenêtre de 12 mois.

Dans d'autres P/T, conformément aux exigences de la norme 14, la cote de sécurité est encore fondée sur 24 mois de données, mais une place plus importante est souvent accordée aux événements plus récents. Les administrations ont modifié leurs méthodes afin de les rendre plus « sensibles » ou plus susceptibles de repérer les transporteurs routiers « problématiques ».

Envoi/réception de données sur les collisions, les inspections et les déclarations de culpabilité

Le CCS et la LTR exigent des P/T qu'ils échangent des données avec les autres administrations pour remplir les profils de leurs conducteurs et transporteurs et établir/modifier les cotes de sécurité de leurs transporteurs routiers. Les tableaux 9 à 15 indiquent que tous les P/T s'échangent maintenant les données précisées par la LTR et les normes du CCS.

Catégories de cote de sécurité des transporteurs

La norme 14 du CCS et la LTR spécifient qu'un régime de quatre catégories de cotes de sécurité devrait être appliqué. La plupart des administrations ont mis en œuvre les catégories de cotes requises. En 2015, le Québec a mis en œuvre la cote « satisfaisante non vérifiée », harmonisant les pratiques de la province avec celles des autres administrations des P/T.

L'Ontario et l'Alberta diffèrent légèrement des exigences de la LTR et du CCS parce qu'elles ont inclus une catégorie « excellente » dans leur régime de cotes de sécurité. Depuis 2015, la Colombie-Britannique a sept cotes, avec trois catégories de cotes outre les quatre précisées dans la norme 14 du CCS, y compris « excellente », « conditionnelle non vérifiée » et « non satisfaisante non vérifiée ». Notons, toutefois, qu'à des fins d'échange de données, les catégories « conditionnelle non vérifiée » et « non satisfaisante non vérifiée » sont actuellement remplacées par la cote « satisfaisante non vérifiée ».

Il s'agit d'un autre exemple où un écart par rapport à la norme est susceptible d'avoir des résultats positifs en matière de sécurité. Cette cote est réservée aux transporteurs dont le dossier (collisions, inspections et déclarations de culpabilité) est manifestement supérieur à celui des autres transporteurs routiers, en fonction des résultats d'une vérification en entreprise.

Autre

Tous les P/T sont demeurés des membres en règle de l'ASVC et effectuent des inspections selon les critères qui sont révisés annuellement.

Les seuls autres écarts par rapport aux normes qui ont été signalés en ce qui a trait aux méthodologies de cotation se rapportent aux régimes du Québec et de l'Ontario, selon lesquels une cote « conditionnelle » peut être générée uniquement en fonction des données routières, sans avoir échoué une vérification. Les représentants de ces administrations ont indiqué que leur système était mis à jour régulièrement et que ceci servait à « déclencher » une mesure d'intervention de la part de l'organisme. Il s'agit là d'un autre exemple d'écart susceptible d'avoir un effet positif sur la sécurité, car les systèmes de l'Ontario et du Québec déclencheront une intervention plus tôt (c.-à-d. lettre d'avertissement, entrevue, vérification) que si leurs systèmes respectifs n'étaient pas autant en relation directe avec les données. D'autres P/T ont peut-être inclus des « déclencheurs » semblables dans leurs systèmes respectifs.

Travaux d'élaboration sur les dispositifs de consignation électronique

La période de 2012 à-2018 s'est avérée cruciale pour le développement de l'utilisation obligatoire des dispositifs de consignation électronique (DCE) afin d'assurer le respect du règlement sur les heures de service au Canada. Les DCE aident à s'assurer que les heures de travail et de repos d'un conducteur commercial sont consignées de manière précise et fiable. Ces appareils remplaceront les fiches journalières sur papier, qui peuvent être falsifiées ou incomplètes, et, dans certains cas, dupliquées ou manquantes.

Bien que les efforts de recherche et de consultation sur cette question remontent à 2005, la période de 2012 à 2018 à l'étude a été marquée par une élaboration intense de la part du gouvernement fédéral ainsi que les P/T, à la fois individuellement et au sein du CCATM. Le 16 décembre 2017, Transports Canada a publié le Règlement modifiant le Règlement sur les heures de service des conducteurs de véhicule utilitaire (dispositif de consignation électronique et autres modifications) dans la Gazette du Canada, Partie 1. Pendant que ce travail réglementaire se déroulait, des efforts importants ont également été déployés par des représentants provinciaux et fédéraux au sein du groupe de travail sur la norme technique des DCE du CCATM pour élaborer la norme canadienne sur les DCE.

Une fois achevée, la norme sera incorporée par renvoi dans le règlement fédéral final, dont la publication dans la partie II de la Gazette du Canada est anticipée pour 2019. Elle établira des spécifications de rendement et de conception minimales pour les DCE, qui seront fondées en grande partie sur les exigences techniques américaines, mais adaptées pour tenir compte du règlement canadien sur les heures de service. En outre, afin d'assurer un niveau élevé de confiance dans l'efficacité des DCE, la certification par un tiers a été considérée comme la méthode la plus fiable pour garantir que les modèles de DCE et les versions logicielles seront conformes à la norme technique et aux modifications. L'évolution du dossier des DCE sera surveillée dans les rapports annuels à venir.

État d'avancement de l'application de la LTR et des normes du CCS de 2012 à 2018

L'application des normes du CCS comprend deux volets : les inspections sur route de l'ASVC et les vérifications en entreprise. Le cofinancement de Transports Canada accordé aux administrations est en partie lié à la réalisation de ces deux volets. Cette approche est adoptée à la suite d'études démontrant des répercussions positives sur la sécurité.

L'élimination des objectifs de rendement pour les inspections de l'ASVC et les vérifications en entreprise et la rationalisation des exigences en matière de rapports pourraient toutefois avoir une incidence sur la capacité de TC à évaluer l'équité entre les transporteurs routiers extraprovinciaux et intraprovinciaux et à dégager une vue d'ensemble de la sécurité des véhicules commerciaux au Canada. Il est en effet possible qu'une quantité réduite de données limite et fragmente le tableau, comparativement aux années antérieures. Une variable atténuante est le fait que les P/T doivent encore rendre compte des inspections de l'ASVC et des vérifications effectuées auprès des transporteurs extraprovinciaux, bien qu'aucun objectif n'ait été fixé. Les évaluations futures détermineront la mesure des répercussions.

Les données présentées ci-dessous proviennent des rapports des administrations fournis par TC en fonction des exigences révisées en matière d'établissement de rapports contenues dans les deux derniers accords de cofinancement.

Critères d'inspection sur route de l'ASVC

La recherche a établi à maintes reprises que les inspections sur route des conducteurs de véhicules commerciaux et de leurs véhicules ont des effets positifs sur la sécurité et les taux de conformité. Des inspecteurs des P/T formés effectuent ces inspections en bordure de route, aux pesées routières et aux installations des transporteurs routiers en fonction des procédures et des critères d'inspection créés par l'ASVC appelés le North American Standard Inspection Program.

Au Canada, les critères de mise hors service élaborés par l'ASVC sont spécifiés dans la norme 12 Critères d'inspection sur route de l'ASVC du CCS, qui est mise à jour annuellement. La norme 12 porte sur quatre domaines clés : les conducteurs, les véhicules, les marchandises dangereuses et la conformité administrative. Les inspections de l'ASVC comportent maintenant jusqu'à huit niveaux, toutefois, les niveaux 1à 5 sont les plus couramment utilisés, le niveau 1 représentant la procédure d'inspection la plus complèteNote de bas de page 3.

Avant l'élimination des cibles d'inspection de l'ASVC en 2008-2009, les P/T dépassaient généralement celles-ci, ce qui indique des activités d'exécution assez robustes dans toutes les administrations. Comme on peut le voir dans le tableau 16 et la figure 1, cette tendance se poursuit, car l'élimination des cibles n'a pas donné lieu à une réduction du nombre total d'inspections.

Les 331 511 inspections menées en 2009-2010 et les 320 982 inspections menées en 2010-2011 dépassent toutes les autres années où les cibles étaient toujours en vigueur, seule l'année 2005-2006 présentait des totaux plus élevés pour les inspections de l'ASVC. Comme on peut le voir dans le tableau 16, il n'y a que quelques cas (en jaune) où le nombre d'inspections est inférieur aux anciens niveaux cibles. Toutefois, la situation nationale est assez stable à la suite de l'élimination des cibles, y compris pour la période de 2012 à 2018 à l'étude.

Tableau 16 : Inspections de l'ASVC de 2008/09 à 2017/18
  CiblesNote de bas de page * 08/09 09/10 10/11 11/12 12/13 13/14 14/15 15/16 16/17 17/18

C.-B.

22 545

27 786

27 382

26 089

27 762

31 865

29 454

25 556

22 996

22 098

23 305

Alb.

21 724

30 986

32 013

36 720

32 119

32 771

30 156

30 913

25 947

28 124

28 367

Sask.

8 555

11 438

17 860

15 218

13 052

9 943

11 462

13 904

13 963

15 808

12 617

Man.

6 445

6 680

7 494

6 189

4 837

3 541

3 841

4 876

3 804

3 804

7 125

Ont.

77 153

90 288

104 120

95 513

102 807

102 651

110 345

120 960

119 548

113 412

142 782

Qc

26 943

56 928

100 440

96 320

35 408

65 204

73 620

79 328

77 692Note de bas de page **

77 692Note de bas de page **

77 692Note de bas de page **

N.-B.

5 642

25 422

28 991

29 808

26 714

25 729

26 013

24 962

20 117

11 710

12 973

N.-É.

3 961

7 801

7 502

10 145

10 618

7 987

9 578

8 971

9 390

9 354

10 908

Î.-P.-É.

1 036

2 381

2 160

1 677

1 759

1 521

1 154

1 779

1 267

1 239

1 361

T.-N.-L.

1 243

1 265

1 748

1 986

1 765

1 636

1 157

1 047

1 333

1 941

1 349

Yn

562

657

909

782

892

801

629

770

605

682

627

T.N.-O.

1 584

644

892

535

635

1 021

834

840

1 120

741

935

Total

179 495

262 276

331 511

320 982

258 368

284 670

298 213

313 906

297 782

286 605

320 041

Le jaune indique des cas où les cibles n'avaient pas été atteintes dans une administration.

Figure 1 : Nombre d'inspections en bordure de route de l'ASVC au Canada par exercice financier avant et après l'élimination des cibles en 2009-2010
Version textuelle
Année Total
Cible* 179 495
05-06 347 256
06-07 306 908
07-08 302 275
08-09 262 276
09-10 331 511
10-11 320 982
11-12 258 368
12-13 284 670
13-14 298 213
14-15 313 906
15-16 297 782
16-17 286 605
17-18 320 041

Roadcheck de 2012 à 2018

Roadcheck est un programme d’inspection de sécurité de 72 heures entrepris tous les ans par des agents d’application de la loi canadiens, américains et mexicains afin de promouvoir la sécurité des transporteurs routiers. L’événement est coordonné par l’ASVC en partenariat avec des administrations membres du CCATM. Les véhicules lourds sont sélectionnés aléatoirement aux fins d’inspection conformément aux procédures élaborées par l’ASVC. Les freins, les systèmes de direction, les roues, les pneus, les châssis et la façon dont les charges sont arrimées sont inspectés, de même que la documentation du conducteur aux fins d’un examen de la conformité au règlement sur les heures de service.

La procédure du programme Roadcheck offre aux administrations la souplesse nécessaire pour pouvoir réaliser l’opération éclair pendant une période s’échelonnant entre 48 et 72 heures. Les résultats n’incluent pas les véhicules qu’on a laissé passer sans les soumettre à l’inspection et qui sont considérés comme ayant « réussi » compte tenu de la présence d’un autocollant valide de l’ASVC. Seuls les véhicules sans autocollant d’inspection valide de l’ASVC sont inspectés et inclus dans les résultats. Ce biais d’échantillonnage a pour conséquence que les résultats du programme Roadcheck au chapitre des taux hors service ne devraient pas être extrapolés à l’ensemble des transporteurs routiers. Enfin, soulignons que les tableaux et les renseignements ci-dessous sont tirés de communiqués de presse du CCATM.

Les tableaux 17 à 22 ci-dessous résument les résultats canadiens de l’opération « Roadcheck » de l’ASVC pour les années 2012 à 2017. En 2018, les données présentées par le CCATM étaient agrégées à l’échelle du pays, ce qui rend impossible leur présentation sous la forme habituelle d’un tableau. Les résultats agrégés à l’échelle du pays sont donc présentés à la p. 58 pour 2018. En moyenne, plus de 80 % des véhicules commerciaux ont réussi les inspections Roadcheck, entre 2012 et 2018.

Tableau 17 : Résultat du programme Roadcheck canadien en 2012
  Camions
inspectés
Camions
HS
Conducteurs
HS
% de camions
HS
% de conducteurs
HS
Autocars
inspectés
Autocars
HS
Conducteurs
HS
% d’autocars
HS
% de conducteurs
HS

C.-B.

612

165

28

27,0

4,6

74

9

1

12,2

1,4

Alb.

500

145

30

29,0

6,0

50

2

4

4,0

8,0

Sask.

605

84

7

13,9

1,2

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Man.

343

74

2

21,6

0,6

3

0

0

0

0

Ont.

2 915

542

76

18,6

2,6

39

4

1

10,3

2,6

Qc

935

100

16

10,7

1,7

2

0

0

0

S.O.

N.-B.

232

36

5

15,5

2,2

27

8

0

29,6

0

Î.-P.-É.

95

9

3

9,5

3,2

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

N.-É.

242

34

6

14,0

2,5

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

T.-N.-L.

315

54

8

17,1

2,5

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

YT

83

16

0

19,3

0

1

0

0

0

0

T.N.-O.

52

3

3

5,8

5,8

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Total

6 929

1 262

184

18,2

2,7

196

23

6

11,7

3,1

Remarque : HS : hors service; S.O. : indique que l’administration n’a pas participé aux inspections d’autocars.

Tableau 18 : Résultat du programme Roadcheck canadien en 2013
  Camions
inspectés
Camions
HS
Conducteurs
HS
% de camions
HS
% de conducteurs
HS
Autocars
inspectés
Autocars
HS
Conducteurs
HS
% d’autocars
HS
% de conducteurs
HS

C.-B.

558

154

19

27,6

3,4

76

8

2

10,5

2,6

Alb.

524

180

35

34,4

6,7

91

9

8

9,9

8,8

Sask.

398

108

10

27,1

2,5

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Man.

413

99

2

24,0

0,5

4

0

0

0

0

Ont.

3 398

683

64

20,1

1,9

23

4

0

17,4

0

Qc

1 038

198

16

19,1

1,5

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

N.-B.

238

47

7

19,7

2,9

22

2

0

9,1

0

Î.-P.-É.

103

11

3

10,7

2,9

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

N.-É.

253

45

2

17,8

0,8

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

T.-N.-L.

259

49

2

18,9

0,8

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

YT

92

16

1

17,4

1,1

1

1

0

0

0

T.N.-O.

37

7

6

18,9

16,2

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Total

7 311

1 597

167

21,8

2,3

217

24

10

11,1

4,6

Remarque : HS : hors service; S.O. : indique que l’administration n’a pas participé aux inspections d’autocars.

Tableau 19 : Résultat du programme Roadcheck canadien en 2014
  Camions
inspectés
Camions
HS
Conducteurs
HS
% de camions
HS
% de conducteurs
HS
Autocars
inspectés
Autocars
HS
Conducteurs
HS
% d’autocars
HS
% de conducteurs
HS

C.-B.

581

160

28

27,5

4,8

59

10

3

16,9

5,1

Alb.

533

214

40

40,2

7,5

66

7

2

10,6

3

Sask.

529

95

16

18

3

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Man.

429

95

6

22,1

1,4

8

1

0

12,5

0

Ont.

3 667

782

61

21,3

1,7

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Qc

1 562

309

31

19,8

2

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

N.-B.

224

33

0

14,7

0

21

2

0

9,5

0

Î.-P.-É.

90

14

0

15,6

0

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

N.-É.

260

56

5

21,5

1,9

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

T.-N.-L.

172

29

7

16,9

4,1

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

YT

97

26

3

26,8

3,1

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

T.N.-O.

50

14

1

28

2

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Total

8 194

1 827

198

22,3

2,4

154

20

5

13

3,2

Remarque : HS : hors service; S.O. : indique que l’administration n’a pas participé aux inspections d’autocars.

Tableau 20 : Résultat du programme Roadcheck canadien en 2015
  Camions
inspectés
Camions
HS
Conducteurs
HS
% de camions
HS
% de conducteurs
HS
Autocars
inspectés
Autocars
HS
Conducteurs
HS
% d’autocars
HS
% de conducteurs
HS

C.-B.

625

138

14

22,1

2,2

71

8

0

11,3

0

Alb.

404

155

22

38,4

5,4

97

9

1

9,3

1,0

Sask.

479

118

29

24,6

6,1

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Man.

356

82

2

23,0

0,6

7

0

0

0

0

Ont.

3 755

564

64

15,0

1,7

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Qc

1 459

253

16

17,3

1,1

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

N.-B.

230

33

4

14,3

1,7

32

2

0

6,3

0

Î.-P.-É.

69

8

0

11,6

0

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

N.-É.

268

55

2

20,5

0,7

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

T.-N.-L.

293

96

14

32,8

4,8

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Yn

64

7

1

10,9

1,6

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

T.N.-O.

27

2

0

7,4

0

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Total

8 029

1 511

168

18,8

2,1

207

19

1

9,2

0,5

Remarque : HS : hors service; S.O. : indique que l’administration n’a pas participé aux inspections d’autocars.

Tableau 21 : Résultat du programme Roadcheck canadien en 2016
  Camions
inspectés
Camions
HS
Conducteurs
HS
% de camions
HS
% de conducteurs
HS
Autocars
inspectés
Autocars
HS
Conducteurs
HS
% d’autocars
HS
% de conducteurs
HS

C.-B.

724

139

14

19,2

1,9

96

6

7

6,3

7,3

Alb.

463

167

17

36,1

3,7

39

6

0

15,4

0

Sask.

615

136

21

22,1

3,4

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Man.

290

63

4

21,7

1,4

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Ont.

3 397

530

46

15,6

1,4

73

10

3

13,7

4,1

Qc

1 486

277

25

18,6

1,7

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

N.-B.

241

28

3

11,6

1,2

22

2

0

9,1

0

Î.-P.-É.

32

5

1

15,6

3,1

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

N.-É.

255

53

5

20,8

2,0

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

T.-N.-L.

282

62

13

22,0

4,6

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Yn

56

7

0

12,5

0

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

T.N.-O.

46

13

0

28,3

0

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Total

7 887

1 480

149

18,8

1,9

230

24

10

10,4

4,3

Remarque : HS : hors service; S.O. : indique que l’administration n’a pas participé aux inspections d’autocars.

Tableau 22 : Résultat du programme Roadcheck canadien en 2017
  Camions
inspectés
Camions
HS
Conducteurs
HS
% de camions
HS
% de conducteurs
HS
Autocars
inspectés
Autocars
HS
Conducteurs
HS
% d’autocars
HS
% de conducteurs
HS

C.-B.

639

155

14

24,3

2,2

82

12

0

14,6

0

Alb.

487

146

36

30

7,4

43

3

1

7,0

2,3

Sask.

495

93

11

18,8

2,2

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Man.

334

98

3

29,3

0,9

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Ont.

2 810

453

42

16,1

1,5

118

5

2

4,2

1,7

Qc

1 729

330

26

19,1

1,5

3

0

0

0

0

N.-B.

279

40

2

14,3

0,7

19

0

0

0

0

Î.-P.-É.

41

4

0

9,8

0

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

N.-É.

313

64

2

20,4

0,6

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

T.-N.-L.

295

75

8

25,4

2,7

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Yn

31

1

1

3,2

3,2

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

T.N.-O.

30

16

1

53,3

3,3

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Total

7 483

1 475

146

19,7

2

265

20

3

7,5

1,1

Remarque : HS : hors service; S.O. : indique que l’administration n’a pas participé aux inspections d’autocars.

Les faits saillants relatifs à Roadcheck pour chaque année de 2012 à 2018 sont indiqués ci-dessous.

2012 :

  • 7 125 inspections de niveau 1 de l’ASVC ont été menées dans 93 sites à l’échelle du Canada;
  • 1 262 camions, 23 autocars et 190 conducteurs ont été mis hors service pour différentes défectuosités et violations;
  • le taux de mise hors service s’élevait à 18,2 % pour les camions et à 11,7 % pour les autocars;
  • 2,7 % des conducteurs de camions et 3,1 % des conducteurs d’autocars ont été mis hors service.

2013 :

  • 7 528 inspections de niveau 1 de l’ASVC ont été menées dans 167 sites à l’échelle du Canada;
  • 1 597 camions, 24 autocars et 177 conducteurs ont été mis hors service pour différentes défectuosités et violations;
  • le taux de mise hors service s’élevait à 18,9 % pour les camions et à 12,3 % pour les autocars;
  • 3 % des conducteurs de camions et 0,8 % des conducteurs d’autocars ont été mis hors service.
  • 8 348 inspections de niveau 1 de l’ASVC ont été menées dans 201 sites à l’échelle du Canada;
  • 1 827 camions, 20 autocars et 203 conducteurs ont été mis hors service pour différentes défectuosités et violations;
  • le taux de mise hors service s’élevait à 22,3 % pour les camions et à 13 % pour les autocars;
  • 2,4 % des conducteurs de camions et 3,2 % des conducteurs d’autocars ont été mis hors service.

2015 :

  • 8 236 inspections de niveau 1 de l’ASVC ont été menées dans 174 sites à l’échelle du Canada;
  • 1 511 camions, 19 autocars et 169 conducteurs ont été mis hors service pour différentes défectuosités et violations;
  • le taux de mise hors service s’élevait à 18,8 % pour les camions et à 9,2 % pour les autocars;
  • 2,1 % des conducteurs de camions et 0,5 % des conducteurs d’autocars ont été mis hors service.

2016 :

  • 8 117 inspections de niveau 1 de l’ASVC ont été menées dans 146 sites à l’échelle du Canada;
  • 1 480 camions, 24 autocars et 159 conducteurs ont été mis hors service pour différentes défectuosités et violations;
  • le taux de mise hors service s’élevait à 18,8 % pour les camions et à 10,4 % pour les autocars;
  • 1,9 % des conducteurs de camions et 4,3 % des conducteurs d’autocars ont été mis hors service.

2017 :

  • 7 748 inspections de niveau 1 de l’ASVC ont été menées à l’échelle du Canada;
  • 1 475 camions, 20 autocars et 149 conducteurs ont été mis hors service pour différentes défectuosités et violations;
  • le taux de mise hors service s’élevait à 19,7 % pour les camions et à 7,5 % pour les autocars;
  • 2 % des conducteurs de camions et 7,5 % des conducteurs d’autocars ont été mis hors service.

2018 :

  • 6 727 inspections de niveau 1 de l’ASVC ont été menées à l’échelle du Canada;
  • 1 375 camions, 25 autocars et 158 conducteurs ont été mis hors service pour différentes défectuosités et violations;
  • le taux de mise hors service global s’élevait à 20,4 %.

Vérifications en entreprise

La réalisation d’une vérification en entreprise consiste pour un vérificateur agréé à se rendre sur le lieu de l’établissement commercial principal d’un transporteur routier afin de procéder à des évaluations complètes. Les vérifications sont menées en fonction d’une procédure définie par la norme 15 « Vérifications en entreprise » du CCS. Comme indiqué dans la norme, une vérification consiste en un examen détaillé de documents particuliers, des entrevues auprès du personnel de sécurité ainsi que des données recueillies durant les inspections de l’ASVC. Les vérifications servent à évaluer la conformité et le rendement d’un transporteur en matière de sécurité à l’égard de la détermination des infractions. Les résultats sont utilisés conjointement avec le profil du transporteur (voir la norme 7 « Profils des conducteurs et des transporteurs ») pour établir la cote de sécurité du transporteur (norme 14 « Cote de sécurité » du CCS). Les vérifications doivent être quantifiables, effectuées de manière uniforme au sein de chaque administration et compatibles avec les autres administrations. Elles sont menées par un membre de l’administration dûment formé.

Les vérifications en entreprise servent à attribuer une cote satisfaisante, conditionnelle (dans la plupart des administrations) ou non satisfaisante. Les résultats d’une vérification exigent généralement que les transporteurs routiers mettent en œuvre des mesures pour améliorer le rendement en matière de sécurité et de conformité dans des délais définis. Si le rendement en matière de sécurité et de conformité ne s’améliore pas ou s’aggrave, la P/T peut déclarer non satisfaisant le transporteur routier et révoquer son certificat de sécurité afin de l’empêcher d’exercer ses activités sur les routes canadiennes.

La recherche a établi que le fait de mener des vérifications en entreprise a des effets positifs sur les cotes de sécurité et les taux de conformité. C’est pour cette raison que TC a inclus des cibles minimales pour les vérifications dans le programme de contribution avec les P/T dans les anciens accords de contribution. Toutefois, comme mentionné, depuis 2009-2010, les P/T ne sont plus tenus de satisfaire ces cibles de vérification minimales ni de déclarer le nombre de vérifications menées auprès des transporteurs routiers intraprovinciaux.

Les P/T ont toujours atteint les cibles de vérification annuelles précisées dans les accords de cofinancement antérieurs de TC, effectuant généralement beaucoup plus de vérifications que le minimum requis. Cela peut être attribuable au fait que le régime de cotes de sécurité incite les administrations à mener des vérifications en fonction des données sur les collisions, les inspections et les déclarations de culpabilité consignées à l’égard des transporteurs routiers dans leurs profils de transporteurs respectifs.

Le tableau 23 indique que, pour les années des anciens accords de financement, le nombre de vérifications a atteint un sommet en 2005-2006, soit 2 258, puis a décliné les années suivantes, atteignant un creux de 1 857 vérifications en 2007-2008. Il est à noter qu’aucune comparaison ne peut être faite avec les années subséquentes (à partir de 2009-2010), qui reflètent la situation dans le cadre des nouveaux accords de contribution, où aucune cible de vérification n’a été fixée et où les P/T ont cessé de déclarer le nombre de vérifications effectuées auprès des transporteurs routiers intraprovinciaux. Étant donné que les deux changements se sont produits simultanément, il est impossible d’évaluer l’incidence à court terme de l’élimination des cibles sur le nombre de vérifications menées. Le tableau 23, toutefois, indique que pour ces années subséquentes (2009-2010 à 2017-2018), le nombre total de vérifications à l’échelle nationale menées auprès des transporteurs routiers extraprovinciaux est demeuré relativement stable, suggérant que si l’élimination des cibles a eu un effet, ce dernier est pour l’instant demeuré à peu près constant.

Tableau 23 : Vérifications en entreprise de 2005/06 à 2017/18
  05/06 06/07 07/08 08/09 09/10Note de bas de page * 10/11 11/12 12/13 13/14 14/15 15/16 16/17 17/18

C.-B.

349

340

300

295

205

251

253

190

126

80

45

47

52

Alb.

252

206

221

339

182

395

377

368

339

318

319

347

323

Sask.

125

133

82

80

42

30

32

49

42

42

38

30

36

Man.

85

86

125

92

48

56

58

62

58

36

51

51

25

Ont.

747

803

496

681

237

200

211

269

248

278

175

152

158

Qc

456

279

292

252

92

229

99

69

103

88

113Note de bas de page **

113Note de bas de page **

113Note de bas de page **

N.-B.

71

85

81

79

65

94

98

155

113

61

93

47

76

N.-É.

129

137

215

173

31

12

25

7

17

26

43

36

17

Î.-P.-É.

15

15

17

13

13

13

13

13

13

13

13

13

13

T.-N.-L.

23

21

21

21

2

1

22

20

21

3

3

3

3

Yn

3

3

4

3

3

4

7

7

8

6

6

6

8

T.N.-O.

3

3

3

3

0

3

2

1

3

3

3

3

3

Total

2 258

2 111

1 857

2 031

920

1 288

1 197

1 210

1 091

954

902Note de bas de page *

848Note de bas de page **

827Note de bas de page **

Une administration montre une nette tendance à la baisse du nombre de vérifications à partir de 2012-2013 et une autre administration montre une légère tendance à la baisse à partir de 2015-2016 (en jaune). Toutefois, comme ces diminutions ont commencé plusieurs années après l’élimination des cibles, elles sont probablement liées à des facteurs internes plutôt qu’au retrait de celles-ci.

Les données agrégées à l’échelle nationale indiquent une légère tendance à la baisse de 2013-2014 à 2017-2018, toutefois, cela s’explique principalement par la diminution observée dans une ou deux administrations. De plus, en raison de l’absence de données du Québec pour les années 2015-2016 à 2017-2018, une estimation a été créée moyennant les six années de données comparables précédentes pour cette province. Si les nombres réels pour le Québec devaient excéder cette estimation, cela pourrait compenser, au moins en partie, la légère diminution nationale indiquée actuellement dans le tableau 23. La situation sera réévaluée une fois que les données du Québec seront disponibles pour ces années.

Il existe un certain nombre d’impacts potentiels liés à l’élimination des cibles de rendement et aux changements dans les exigences de déclaration. Le fait de ne pas avoir un nombre total de vérifications de transporteurs routiers extra et intra provinciaux compromettra l’analyse future des tendances historiques. En outre, en l’absence du nombre de vérifications menées auprès des transporteurs routiers intraprovinciaux, il devient plus difficile d’évaluer la robustesse globale et l’équité à l’échelle nationale du cadre d’aptitude à la sécurité. Par exemple, il ne serait pas possible de détecter les problèmes d’équité des transporteurs routiers intraprovinciaux et extraprovinciaux si une P/T (improbablement) effectuait beaucoup moins de vérifications, voire aucune, auprès des transporteurs routiers intraprovinciaux. Bien que cela soit improbable en raison de l’intérêt des P/T à l’égard de la sécurité des transporteurs routiers dans leurs administrations, un tel scénario pourrait compromettre le principe du CCS et de la LTR voulant qu’un rendement en matière de sécurité semblable donne lieu à des cotes de sécurité uniformes et compatibles entre les transporteurs intraprovinciaux et extraprovinciaux à l’échelle nationale. Soulignons toutefois que le dernier accord de financement exige toujours que les P/T rendent compte du nombre d’inspecteurs et d’employés chargés des vérifications déployés, et tant que ces derniers restent stables au fil du temps, on peut supposer qu’un nombre semblable de vérifications sont réalisées auprès des transporteurs routiers intraprovinciaux et extraprovinciaux.

Échange de données

La mécanique du système des cotes de sécurité de même que les accords de contribution au cofinancement du CCS exigent que les P/T échangent des données sur les collisions, les inspections et les déclarations de culpabilité. Les données servent à déterminer les cotes de sécurité et à discipliner les transporteurs routiers. L’échange de ces données est donc essentiel pour assurer la solidité et l’exhaustivité de l’évaluation de la sécurité établie par chaque administration pour chaque transporteur routier qu’elle supervise.

Les tableaux canadiens des codes d’équivalence des déclarations de culpabilité du CCATM constituent un outil de référence qui établit l’équivalence des infractions à l’échelle des cadres législatifs et réglementaires des P/T. Cela permet aux administrations de prendre les mesures appropriées sur la base d’une conception commune de la gravité des infractions.

Le tableau 24 résume la tendance septennale de 2012 à 2018 dans le volume des échanges de renseignements sur les déclarations de culpabilité entre les administrations. Les valeurs du tableau représentent le nombre total de déclarations de culpabilité envoyées à d’autres P/T par chaque administration pour chacune des sept années à l’étude.

Tableau 24 : Échange de données (déclarations de culpabilité envoyées) 2011/12 à 2017/18

Année

2011-12

2012-13

2013-14

2014-15

2015-16

2016-17

2017-18

Total

59 201

62 607

62 385

75 902

80 125Note de bas de page *

84 161Note de bas de page *

76 705Note de bas de page *

Les P/T ont commencé à utiliser les renseignements sur les déclarations de culpabilité d’autres administrations dans leurs régimes de cotes de sécurité vers 2002. Les données historiques indiquent que le nombre d’échanges de données sur les déclarations de culpabilité est resté relativement stable et constant entre 2005 et 2009. Cependant, on a observé une augmentation importante du nombre de données sur les déclarations de culpabilité échangées entre les administrations en 2009-2010. Ensuite, comme le montre le tableau 24, il y a eu une tendance à la hausse du volume de données sur les condamnations envoyées par les administrations au cours de la période de 2011-2012 à 2017-2018. Cela est probablement attribuable aux améliorations continues apportées aux systèmes des administrations pour traiter les déclarations de culpabilité. Dans l’ensemble, pour la période, les données suggèrent que le cadre d’aptitude à la sécurité fonctionne correctement alors que davantage de données sont échangées et traitées.

Niveaux de dotation des administrations

Le nombre d’employés des administrations affectés aux activités d’application de la loi peut être utilisé comme indicateur du niveau d’effort, dans l’ensemble du pays, pour soutenir le cadre d’aptitude à la sécurité et faire appliquer le Règlement sur la sécurité des véhicules automobiles et les normes du CCS. Les exigences en matière de déclaration associées aux accords de cofinancement spécifient que les P/T rendent compte du nombre d’inspecteurs routiers et de vérificateurs en entreprise en poste. Le tableau 25 résume le nombre d’employés assurant l’application de la LTR sur la route et dans les vérifications de 2011-2012 à 2017-2018. Historiquement, les niveaux de dotation des P/T ont fluctué et varient en fonction des départs à la retraite, des priorités gouvernementales et des budgets relatifs à la dotation en personnel. Les données des rapports antérieurs présentés au Parlement indiquent que la dotation des P/T en personnel sur la route (inspections de l’ASVC) a atteint un sommet en 2008-2009 avec 1 203 agents d’application de la loi, alors que l’on atteignait un sommet de 112 employés à temps plein (ETP) qui effectuaient la vérification des transporteurs routiers en 2007-2008.

Le tableau 25 indique que les niveaux de dotation sont demeurés relativement stables au cours des sept années à l’étude, bien qu’il y ait eu une légère tendance à la baisse quant au nombre de vérificateurs. Toutefois, tel que mentionné précédemment, la production comme telle - soit le nombre d’inspections et de vérifications en entreprise - est demeurée relativement constante. Soulignons encore une fois qu’il faut faire preuve de prudence, étant donné qu’on a dû créer une estimation pour le Québec à partir de l’année 2015-2016.

Tableau 25 : Niveaux de dotation des administrations de 2011-2012 à 2017-2018
Années 2011-12
ETP
2012-2013
ETP
2013-2014
ETP
2014-2015
ETP
2015-2016
ETP
2016-2017
ETP
2017-2018
ETP
  Sur
route
Audit Sur
route
Audit Sur
route
Audit Sur
route
Audit Sur
route
Audit Sur
route
Audit Sur
route
Audit

C.-B.

153

17

180

17

175

17

184

16

179

14

176

13

186

13

Alb.

132

9

132

9

104

9

94

9

95

9

94

9

100

9

Sask.

36

4

22

3

30

4

42

5

48

6

47

6

35

6

Man.

42

8

42

8

42

8

42

7

42

7

42

7

42

6

Ont.

310

35

306

33

288

29

303

28

290

28

281

27

280

27

Qc

245,9

18,9

252

19

252

19

258

17

253Note de bas de page *

18,5Note de bas de page *

253Note de bas de page *

18,5Note de bas de page *

253Note de bas de page *

18,5Note de bas de page *

N.-B.

47

3

36

3

46

3

49

3

54

3

43

3

44

3,5

N.-É.

30

3

45

3

38

3

38

2

43

3

43

3

41

2

Î.-P.-É.

11

1

11

1

11

1

12

1

13

1

11

1

11

1

T.-N.-L.

16

1

14

1

15

1

15

1

29

7

34

7

34

6

Yn

3,4

0,1

3

0,1

3

0,1

3

0,1

3

0,1

3

0,1

2

0,1

T.N.-O.

12

1

10

1

8,5

1

9

1

10

1

9

0,1

9

1

Total

1 038

101

1 053

98,1

1 012

95,1

1 049

90,1

1 059Note de bas de page *

97,6Note de bas de page *

1 036Note de bas de page *

95,6Note de bas de page *

1 037Note de bas de page *

93,1Note de bas de page *

Légende :

ETP = employés temps plein;
Sur route = inspections sur route;
Audit = vérifications en entreprise.

Remarque : Ce tableau n’inclut pas la dotation pour gérer les autres normes du CCS.

Il importe de noter que ce tableau n’inclut pas tout le personnel auquel les administrations ont recours pour administrer et mettre en application la LTR et les normes du CCS. Par exemple, toutes les administrations comptent sur des employés pour faire passer les examens théoriques et de conduite, vérifier les dossiers médicaux et régir les garages où sont réalisées les inspections annuelles. En outre, le tableau n’inclut pas le personnel qui traite les demandes relatives au CCS et à la LTR et qui analyse les politiques, ou le personnel des TI dans chaque administration qui met au point des systèmes de surveillance des transporteurs routiers et qui intègre les données utilisées pour les évaluer et leur attribuer une cote. Les accords de contribution entre TC et les administrations permettent à ces dernières de récupérer une petite partie des coûts du personnel pour administrer la réglementation relative aux transporteurs routiers extraprovinciaux, mais seulement pour les employés qui participent directement à l’application des inspections sur route et aux vérifications en entreprise de l’ASVC.

Résumé de la partie I

La mise à jour réglementaire présentée dans la partie I repose en partie sur les données indiquées par les P/T dans une enquête menée par Transports Canada. L’examen est axé sur trois éléments clés : l’état de la mise en œuvre des normes du CCS au Canada, la mise en œuvre nationale du régime d’aptitude à la sécurité de la LTR et les efforts d’application menés par les P/T à l’appui du CCS et de la LTR.

Les tableaux 2 à 8 fournissent des détails exhaustifs sur les écarts par rapport aux normes du CCS à l’échelle du pays. Les écarts peuvent être liés aux exigences générales du cadre du CCS ou à des normes particulières de ce dernier. Quant aux exigences générales, par exemple, il est important de noter que les normes du CCS sont censées s’appliquer à tous les véhicules commerciaux pesant plus de 4 500 kg, qu’ils soient exploités par des transporteurs routiers intraprovinciaux ou extraprovinciaux. À cet égard, les données indiquent que l’Alberta, la Saskatchewan et le Yukon n’ont pas mis en œuvre cette exigence générale. En conséquence, dans ces provinces, les programmes et règlements de sécurité ne sont pas les mêmes selon qu’il s’agit de transporteurs routiers intraprovinciaux ou extraprovinciaux.

En ce qui concerne la mise en œuvre du Règlement sur les heures de service des conducteurs de véhicule utilitaire, les données indiquent que 11 des 13 administrations avaient mis en place un règlement provincial à la fin de 2018, mais que l’Alberta et la Saskatchewan n’ont toujours pas mis en œuvre un règlement qui reflète le règlement fédéral. Dans ces deux provinces, le règlement fédéral s’applique aux transporteurs extraprovinciaux seulement, un règlement différent s’appliquant aux transporteurs intraprovinciaux.

En ce qui concerne le cadre d’aptitude à la sécurité, les données présentées aux tableaux 9 à 15 indiquent qu’un régime de cotes de sécurité relativement uniforme a été mis en œuvre par les P/T à l’échelle du Canada. Dans l’ensemble, la période de 2012 à 2018 peut être caractérisée comme une période où des changements progressifs supplémentaires ont été apportés aux systèmes de cotes de sécurité des P/T afin de les harmoniser davantage à la LTR. Un certain nombre de modifications ont été apportées pour améliorer l’efficacité globale du régime de cotes de sécurité mis en œuvre par toutes les administrations. Un grand nombre de ces modifications étaient mineures et ont nécessité des adaptations, de légères modifications aux politiques et des changements dans les pratiques d’application de la loi. Certaines d’entre elles, plus importantes, ont exigé plus de travail quant aux systèmes et ont été effectuées à mesure que les ressources des administrations le permettaient. Dans l’ensemble, pour la période de 2012 à 2018, la réduction des écarts importants et mineurs par les P/T a permis de rendre le système national des cotes de sécurité pour les transporteurs routiers plus homogène que par les années précédentes.

Dans le cadre des accords de cofinancement conclus avec les P/T de 2009-2010 à 2014-2015 et de 2015-2016 à 2019-2020, TC continue de travailler pour faire en sorte que toutes les administrations disposent d’un cadre d’aptitude à la sécurité uniforme afin d’assurer l’équité entre les transporteurs routiers intraprovinciaux et extraprovinciaux. L’évaluation globale pour la période indique généralement que les P/T ont mis en œuvre des régimes de cotes de sécurité qui, pour la plupart, sont compatibles avec la LTR et les exigences d’aptitude à la sécurité. Des progrès graduels ont été réalisés alors que les administrations continuent d’éliminer les écarts mineurs au niveau des exigences ayant une incidence sur les transporteurs routiers extraprovinciaux. Les données indiquent que les P/T s’emploient à éliminer ces écarts (p. ex. le Québec a adopté la cote de sécurité « satisfaisante non vérifiée » et les T.-N.-O. continuent d’élaborer et de mettre en œuvre un processus de vérification quantifiable).

En ce qui concerne l’absence d’objectifs de rendement dans les accords de cofinancement de 2009-2010 à 2014-2015 et de 2015-2016 à 2019-2020, les données indiquent que le niveau d’effort déployé en matière d’application de la loi au terme de neuf années assujetties aux nouvelles exigences de déclaration est resté stable. Le nombre de vérifications en entreprise menées est demeuré relativement constant en vertu des nouveaux accords, bien qu’aucune comparaison ne puisse être faite avec la situation aux termes de l’ancien régime, compte tenu des changements apportés aux exigences de déclaration. En outre, en 2015-2016, il y a eu 35 506 plus d’inspections de l’ASVC menées au Canada comparativement à 2008-2009, qui fut la dernière année sous l’ancien régime. Cela représente une augmentation de 13 % à la suite de l’élimination des cibles de rendement. Il n’y a également aucune raison de penser que les P/T ont choisi d’opter d’avantage pour les types d’inspection de l’ASVC qui sont les moins coûteux en termes de ressource financières et de temps. Au contraire, les données suggèrent qu’un cadre d’aptitude à la sécurité relativement robuste, stable et dynamique a été mis en œuvre dans les P/T.

Il est possible que l’évaluation de l’équité quant à l’application du cadre d’aptitude à la sécurité aux transporteurs extraprovinciaux et intraprovinciaux devienne plus difficile en l’absence de rapport sur les résultats des vérifications intraprovinciales et des cotes de sécurité qui en résultent. Toutefois, les P/T rendent toujours compte des vérifications menées auprès des transporteurs routiers extraprovinciaux, ce qui constitue la principale responsabilité de TC en vertu de la LTR. Le nombre de vérifications menées auprès des transporteurs routiers extraprovinciaux est demeuré relativement stable au cours de la période de 2011-2012 à 2017-2018 à l’étude. Les données agrégées à l’échelle nationale indiquent une légère tendance à la baisse de 2013-2014 à 2017-2018, toutefois, cela s’explique principalement par une diminution observée dans une administration, probablement le résultat d’enjeux internes plutôt que l’élimination des cibles.

À l’avenir, TC continuera de surveiller et d’évaluer l’incidence, le cas échéant, de l’élimination des cibles de rendement sur le cadre d’aptitude à la sécurité, en mettant particulièrement l’accent sur les transporteurs routiers extraprovinciaux.

Partie II – Statistiques relatives aux véhicules commerciaux

Introduction

La seconde partie du rapport présente des données sur les collisions routières devant être signalées au Canada. On présentera tout d’abord des renseignements sur les tendances touchant la population des conducteurs en général, puis on mettra l’accent sur les collisions mettant en cause des VC, notamment les autocars, les camions porteurs et les semi-remorquesNote de bas de page 4.

Tous les renseignements relatifs aux véhicules, aux conducteurs et aux victimes sont tirés de la Base nationale de données sur les collisions du Canada (BNDC), une compilation des rapports de police sur les collisions routières survenues sur les routes publiques du Canada. Chaque administration transmet annuellement ces données sur les collisions à Transports Canada. Par conséquent, contrairement aux mises à jour relatives à la réglementation présentées dans la première partie du présent rapport, lesquelles sont basées sur des exercices financiers, les statistiques sur la sécurité qui suivent sont principalement basées sur les années civiles de 2012 à 2018.

Usagers de la route – collisions et victimes

Comme on peut le constater dans le tableau 26 et les figures 2 à 4, qui illustrent la tendance générale des collisions et des victimes de 1999 à 2018, la situation de la sécurité routière au Canada ne cesse de s’améliorer. Dans le tableau 26, les colonnes intitulées « Collisions » indiquent le nombre total de collisions ayant fait des victimes (comprend les collisions ayant causé des blessures graves ou des décès et exclut les collisions ayant causé des dommages matériels uniquement) et les colonnes intitulées « Victimes » indiquent le nombre total de victimes sur le plan des décès, des blessures graves et des blessures totales attribuables à des collisions.

Les figures 2, 3 et 4 ci-dessous reprennent l’information sur les victimes du tableau 26 et illustrent l’amélioration continue des tendances quant aux décès et aux blessures graves pour la période allant de 1999 à 2018.

Tableau 26 : Collisions et victimes de 1999 à 2018
  Collisions Victimes
 

MortellesNote de bas de page 1

Avec blessuresNote de bas de page 2

DécèsNote de bas de page 3

Grièvement blesséesNote de bas de page 4

BlesséesNote de bas de page 5 (Total)

1999

2 632

148 683

2 980

16 187

218 457

2000

2 548

153 290

2 904

15 581

222 848

2001

2 415

149 023

2 758

15 296

216 542

2002

2 583

153 832

2 921

15,894

222 665

2003

2 487

150 493

2 777

15 110

216 123

2004

2 438

145 150

2 735

15 572

206 104

2005

2 551

145 559

2 898

15 792

204 701

2006

2 586

142 517

2 871

16 044

199 976

2007

2 455

138 615

2 753

14 410

192 745

2008

2 193

127 571

2 431

12 851

176 394

2009

2 007

123 449

2 216

11 955

170 770

2010

2 021

123 615

2 238

11 796

172 081

2011

1 849

122 350

2 023

10 940

167 741

2012

1 848

122 834

2 075

11 104

166 727

2013

1 772

120 371

1 951

10 662

164 525

2014

1 675

114 618

1 841

10 445

156 558

2015

1 695

117 846

1 889

10 855

161 061

2016

1 737

116 534

1 899

10 564

158 791

2017

1 694

112 714

1 856

10 107

152 772

2018

1 743

108 371

1 922

9 494

152 847

Figure 2 : Victimes de collisions routières de 1999 à 2018 : nombre total de blessées
Version textuelle
Année Blessées (Total)
1999 218 457
2000 222 848
2001 216 542
2002 222 665
2003 216 123
2004 206 104
2005 204 701
2006 199 976
2007 192 745
2008 176 394
2009 170 770
2010 172 081
2011 167 741
2012 166 727
2013 164 525
2014 156 558
2015 161 061
2016 158 791
2017 152 772
2018 152 847
Figure 3 : Victimes de collisions routières de 1999 à 2018 : décès
Version textuelle
Année Décès (Total)
1999 2 980
2000 2 904
2001 2 758
2002 2 921
2003 2 777
2004 2 735
2005 2 898
2006 2 871
2007 2 753
2008 2 431
2009 2 216
2010 2 238
2011 2 023
2012 2 075
2013 1 951
2014 1 841
2015 1 899
2016 1 899
2017 1 856
2018 1 922
Figure 4 : Victimes de collisions routières de 1999 à 2018 : blessures graves
Version textuelle
Année Grièvement blessées (Total)
1999 16 187
2000 15 581
2001 15 296
2002 15,894
2003 15 110
2004 15 572
2005 15 792
2006 16 044
2007 14 410
2008 12 851
2009 11 955
2010 11 796
2011 10 940
2012 11 104
2013 10 662
2014 10 445
2015 10 855
2016 10 564
2017 10 107
2018 9 484

En 2018, 1 922 personnes ont perdu la vie sur les routes canadiennes comparativement à 25, 20 et 56 décès respectivement pour le transport aérien, maritime et ferroviaire. Ces chiffres mettent en évidence le fait que le transport routier constitue un enjeu de santé et de sécurité important pour la population canadienne. Néanmoins, même si la sécurité routière représente un défi de taille dans le domaine du transport, il est important de noter que les décès annuels ont considérablement diminué entre 1992 et 2018, avec une baisse de l’ordre de 45,1 %. Malgré une augmentation importante du nombre de véhicules automobiles immatriculés, des véhicules-kilomètres parcourus (VKP) ainsi que du produit intérieur brut (voir la figure 5), il convient de noter que 1 579 personnes de moins sont décédées sur les routes canadiennes en 2018 comparativement à 1992.

Figure 5 : Décès par rapport au trafic et au produit intérieur brut, de 2002 à 2018
Version textuelle
Année PNB Circulation Décès
2002 1 1 1
2003 1,033373 0,992585 0,950702
2004 1,075426 0,997027 0,936323
2005 1,126378 1,011421 0,992126
2006 1,179796 1,03892 0,982883
2007 1,22674 1,058445 0,942485
2008 1,261505 1,037218 0,832249
2009 1,235669 1,06167 0,758644
2010 1,298523 1,069994 0,766176
2011 1,333561 1,074877 0,692571
2012 1,365496 1,084567 0,710373
2013 1,388391 1,122449 0,667922
2014 1,417618 1,142043 0,630264
2015 1,422676 1,165411 0,646696
2016 1,430859 1,193717 0,65012
2017 1,47858 1,218468 0,635399
2018 1,516409 1,245063 0,657994

La figure 6 montre que pour la période de 2012 à 2018, le nombre de décès concernant les usagers de la route a diminué en 2013, a atteint le point le plus bas en 2014, a augmenté en 2015 et 2016, a diminué de nouveau en 2017 et a finalement augmenté en 2018. Comme le montre la figure 3, ces augmentations et diminutions ont été la norme au cours des 20 dernières années. Néanmoins, la tendance maîtresse est qu’il y a une baisse générale du nombre de personnes tuées sur les routes, et cela est également vrai pour la période de 2012 à 2018 à l’étude dans ce rapport.

Figure 6 : Décès sur la route, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Décès sur la route (Total)
2012 2 075
2013 1 951
2014 1 841
2015 1 889
2016 1 899
2017 1 856
2018 1 922

En somme, conformément à la tendance des 20 dernières années, les décès sur la route sont globalement en baisse malgré une exposition accrue. Cette tendance concorde avec les initiatives de sécurité progressives entreprises par les gouvernements et l’industrie, sur la base de développements scientifiques, de politiques rigoureuses et de l’élaboration de contre-mesures solides.

Collisions mettant en cause des véhicules commerciaux

Les sections suivantes présentent des renseignements détaillés sur les collisions mettant en cause des véhicules commerciaux. Les données sont tirées de la BNDC. La première section présente les tendances générales des collisions mettant en cause des véhicules commerciaux, présentées avec une analyse de l’évolution des collisions des camions lourds en fonction d’une estimation de l’exposition au risque dérivée de données provenant de l’Enquête sur les véhicules au Canada.

La deuxième section examine les renseignements de la BNDC sur les actions et l’état des conducteurs de véhicules commerciaux au moment de la collision ainsi que des statistiques liées aux collisions mettant en cause un seul véhicule commercial, lesquelles ont été liées à la fatigue du conducteur dans la littérature scientifique. La dernière section fournit des renseignements sur les victimes de collisions mettant en cause des véhicules commerciaux.

Collisions mettant en cause des véhicules commerciaux, de 2012 à 2018

Le tableau 27 présente un résumé des véhicules commerciaux et de tous les autres véhicules en cause dans des collisions, par gravité, pour la période de 2012 à 2018. Les figures 7, 9, 11 et 13 illustrent ces renseignements pour les sept années à l’étude et les figures 8, 10, 12 et 14 montrent les mêmes variables, mais dans une fenêtre plus large de 26 ans (de 1992 à 2018).

En 2018, 375 véhicules commerciaux (y compris des camions et des autocars) étaient en cause dans des collisions mortelles comparativement à 403 en 2012, soit une diminution de 7 %. Comme on peut le voir dans la figure 9, les collisions mortelles mettant en cause des VC ont fluctué au cours de la période septennale avec un pic en 2017, mais la tendance générale demeure une diminution globale. La moyenne annuelle pour la période est de 394 collisions mortelles, soit 18,1 % de moins que la moyenne annuelle pour la période septennale précédente (2005 à 2011), qui était de 481 collisions mortelles. La figure 10 illustre la fluctuation au cours de la période de 1992 à 2018. Bien que ce ne soit pas linéaire, les données indiquent une tendance générale à la baisse. En 1992, 525 véhicules commerciaux étaient en cause dans des collisions mortelles comparativement à 375 en 2018, soit une diminution de 28,6 %. L’année 2015 a vu le plus faible nombre de véhicules lourds en cause dans des collisions mortelles pour la période de 26 ans, avec 361 véhicules.

En 2018, 8 472 véhicules commerciaux étaient en cause dans des collisions avec blessures, une réduction de 7,3 % par rapport aux 9 141 signalés en 2012. La moyenne pour la période septennale de 2012 à 2018 était de 8 818 collisions avec blessures, soit 16,4 % de moins que la moyenne pour les sept années précédentes de 10 553 véhicules. La figure 11 illustre cette tendance à la baisse dans les collisions avec blessures pour la période de 2012 à 2018. Les données du tableau 27 indiquent également une légère tendance à la baisse au chapitre des dommages matériels seulement (DMS) pour la période septennale, avec un bas en 2016 suivi de deux années d’augmentation consécutive en 2017 et 2018 (voir les figures 13 et 14).

Tableau 27 : Nombre de véhicules commerciaux et des autres types de véhicules en cause dans des collisions de la route à signaler, par type de véhicule et par gravité au Canada de 2012 à 2018
  2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018

Décès

Tous les autocars

26

38

28

33

31

28

30

Camions porteurs > 4 536 kg

153

137

143

122

122

141

129

Semi-remorques

224

227

240

206

220

262

216

Véhicules commerciaux totaux

 403

 402

 411

 361

 373

 431

 375

Véhicules non commerciaux en cause avec des véhicules commerciaux

335

334

396

343

377

375

354

Total des véhicules en cause dans des collisions concernant des véhicules commerciaux

738

736

807

704

750

806

729

Total de tous les autres véhicules en cause

2 202

2 164

1 971

2 045

2 165

2 037

2 176

Total de tous les véhicules en cause

2 940

2 900

2 778

2 749

2 915

2 843

2 905

Blessures

Tous les autocars

1 976

1 898

1 805

1 895

1 782

1 673

1 678

Camions porteurs > 4 536 kg

3 859

3 841

3 867

3 781

3 559

3 739

3 737

Semi-remorques

3 306

3 452

3 578

3 075

2 987

3 181

3 057

Véhicules commerciaux totaux

9 141

9 191

9 250

8 751

8 328

8 593

8 472

Véhicules non commerciaux en cause avec des véhicules commerciaux

7 952

8 063

8 308

7 793

7 389

7 612

7 591

Total des véhicules en cause dans des collisions concernant des véhicules commerciaux

17 093

17 254

17 558

16 544

15 717

16 205

16 063

Total de tous les autres véhicules en cause

203 419

200 242

189 962

197 466

194 855

187 353

183 755

Total de tous les véhicules en cause

220 512

217 496

207 520

214 010

210 572

203 558

199 818

DMS

Tous les autocars

6 625

7 166

7 401

6 960

5 948

6 190

6 516

Camions porteurs > 4 536 kg

19 576

20 587

20 708

20 690

19 453

20 532

21 224

Semi-remorques

14 370

15 164

15 150

13 703

12 607

13 987

14 681

Véhicules commerciaux totaux

40 571

42 917

43 259

41 353

38 008

40 709

42 421

Véhicules non commerciaux en cause avec des véhicules commerciaux

30 966

32 962

33 558

32 252

29 812

31 579

32 905

Total des véhicules en cause dans des collisions concernant des véhicules commerciaux

71 537

75 879

76 817

73 605

67 820

72 288

75 326

Total de tous les autres véhicules en cause

658 377

702 612

757 558

763 985

726 238

760 019

773 225

Total de tous les véhicules en cause

729 914

778 491

834 375

837 590

794 058

832 307

848 551

Total

Tous les autocars

8 627

9 102

9 234

8 888

7 761

7 891

8 224

Camions porteurs > 4 536 kg

23 588

24 565

24 718

24 594

23 134

24 412

25 090

Semi-remorques

17 900

18 843

18 968

16 984

15 814

17 430

17 954

Véhicules commerciaux totaux

50 115

52 510

52 920

50 466

46 709

49 733

51 268

Véhicules non commerciaux en cause avec des véhicules commerciaux

39 253

41 359

42 262

40 388

37 578

39 566

40 850

Total des véhicules en cause dans des collisions concernant des véhicules commerciaux

89 368

93 869

95 182

90 854

84 287

89 299

92 118

Total de tous les autres véhicules en cause

863 998

905 018

949 491

963 513

923 258

949 409

959 156

Total de tous les véhicules en cause

953 366

998 887

1 044 673

1 054 367

1 007 545

1 038 708

1 051 274

Figure 7 : Nombre de véhicules commerciaux en cause dans des collisions à signaler, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Collisions à signaler (Total)
2012 50 115
2013 52 510
2014 52 920
2015 50 466
2016 46 709
2017 49 733
2018 51 268
Figure 8 : Nombre de véhicules commerciaux en cause dans des collisions à signaler, de 1992 à 2018
Version textuelle
Année Collisions à signaler (Total)
1992 43 525
1993 41 554
1994 45 673
1995 43 695
1996 42 223
1997 43 799
1998 40 510
1999 40 563
2000 42 040
2001 40 699
2002 43 648
2003 47 742
2004 48 371
2005 50 403
2006 49 538
2007 54 484
2008 51 557
2009 43 967
2010 43 128
2011 44 383
2012 40 571
2013 42 917
2014 43 259
2015 41 353
2016 38 008
2017 40 709
2018 42 421
Figure 9 : Nombre de véhicules commerciaux en cause dans des collisions mortelles, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Collisions mortelles (Total)
2012 403
2013 402
2014 411
2015 361
2016 373
2017 461
2018 375
Figure 10 : Nombre de véhicules commerciaux en cause dans des collisions mortelles, de 1992 à 2018
Version textuelle
Année Collisions mortelles (Total)
1992 525
1993 591
1994 572
1995 541
1996 504
1997 559
1998 502
1999 561
2000 555
2001 508
2002 543
2003 535
2004 565
2005 526
2006 549
2007 557
2008 478
2009 422
2010 418
2011 417
2012 403
2013 402
2014 411
2015 361
2016 373
2017 431
2018 375
Figure 11 : Nombre de véhicules commerciaux en cause dans des collisions avec blessures, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Collisions avec blessures (Total)
2012 9 141
2013 9 191
2014 9 250
2015 8 751
2016 8 328
2017 8 593
2018 8 472
Figure 12 : Nombre de véhicules commerciaux en cause dans des collisions avec blessures, de 1992 à 2018
Version textuelle
Année Collisions avec blessures (Total)
1992 10 429
1993 10 549
1994 11 150
1995 10 535
1996 10 368
1997 10 605
1998 9 823
1999 9 956
2000 10 347
2001 9 963
2002 10 602
2003 11 116
2004 11 244
2005 11 768
2006 11 254
2007 11 480
2008 10 718
2009 9 218
2010 9 545
2011 9 751
2012 9 141
2013 9 191
2014 9 250
2015 8 751
2016 8 328
2017 8 593
2018 8 472
Figure 13 : Nombre de véhicules commerciaux en cause dans des collisions avec dommages matériels, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Collisions avec dommages matériels (Total)
2012 40 571
2013 42 917
2014 43 259
2015 41 353
2016 38 008
2017 40 709
2018 42 421
Figure 14 : Nombre de véhicules commerciaux en cause dans des collisions avec dommages matériels, de 1992 à 2018
Version textuelle
Année Collisions avec dommages matériels (Total)
1992 43 525
1993 41 554
1994 45 673
1995 43 695
1996 42 223
1997 43 799
1998 40 510
1999 40 563
2000 42 040
2001 40 699
2002 43 648
2003 47 742
2004 48 371
2005 50 403
2006 49 538
2007 54 484
2008 51 557
2009 43 967
2010 43 128
2011 44 383
2012 40 571
2013 42 917
2014 43 259
2015 41 353
2016 38 008
2017 40 709
2018 42 421

Figure 15 below illustrates the contribution of NCDB categories of heavy vehicles as well as light duty vehicles (cars, pick-up trucks, sport utility vehicles) to heavy vehicle fatal crashes from 1992 to 2018.

Figure 15 : Nombre de véhicules en cause dans des collisions de véhicules lourds mortelles par type de véhicule, 1992 à 2018
Version textuelle
Année Véhicules légers Autobus Camions porteurs Semi-remorques
1992 507 46 184 295
1993 598 37 212 342
1994 578 46 198 328
1995 535 31 168 342
1996 457 43 168 293
1997 495 33 189 337
1998 461 43 169 290
1999 558 33 169 359
2000 507 36 167 352
2001 448 33 163 312
2002 505 37 169 337
2003 495 38 172 325
2004 500 40 164 361
2005 469 29 187 310
2006 593 22 198 329
2007 483 37 194 326
2008 385 35 187 256
2009 397 29 167 226
2010 337 35 148 235
2011 371 30 164 223
2012 335 26 153 224
2013 334 38 137 227
2014 396 28 143 240
2015 343 33 122 206
2016 377 31 122 220
2017 375 28 141 262
2018 354 30 129 216

La figure 16 porte sur la contribution de catégories spécifiques de véhicules lourds aux collisions mortelles, à l’exclusion des véhicules légers, pour la période de 2012 à 2018. Comme on peut le voir, les semi-remorques sont surreprésentés comparativement aux camions porteurs et aux autocars. Toutefois, comme indiqué plus loin dans le tableau 28 et la figure 25, on estime qu’au cours de la période de 2012 à 2018, les semi-remorques ont parcouru plus de trois fois plus de véhicules-kilomètres que les camions porteurs, ce qui suggère que l’exposition est un facteur important de leur surreprésentation dans les collisions mortelles. Au chapitre des tendances, la figure 16 montre une situation plutôt stable pour les semi-remorques et les autocars et une légère baisse pour les camions porteurs.

Figure 16 : Véhicules commerciaux en cause dans des collisions mortelles par type de véhicule, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Autobus Camions porteurs Semi-remorques
2012 26 153 224
2013 38 137 227
2014 28 143 240
2015 33 122 206
2016 31 122 220
2017 28 141 262
2018 30 129 216

La figure 17 illustre la contribution des catégories de véhicules lourds de la BNDC, ainsi que celle des véhicules légers, aux collisions avec blessures impliquant des véhicules lourds de 1992 à 2018. Comme c’était le cas pour les collisions mortelles, les véhicules légers sont surreprésentés dans les collisions de véhicules commerciaux avec blessures.

Figure 17 : Nombre de véhicules en cause dans des collisions de véhicules lourds avec blessures par type de véhicule, 1992 à 2018
Version textuelle
Année Véhicules légers Autobus Camions porteurs Semi-remorques
1992 9 917 2 063 4 811 3 555
1993 9 831 2 032 4 790 3 727
1994 10 233 2 153 4 845 4 152
1995 9 858 2 043 4 601 3 891
1996 9 538 1 963 4 585 3 820
1997 9 706 1 907 4 575 4 123
1998 8 846 1 746 4 175 3 902
1999 9 031 1 744 4 153 4 059
2000 9 248 1 930 4 284 4 133
2001 9 019 1 857 4 314 3 792
2002 9 452 2 090 4 495 4 017
2003 9 940 2 139 4 746 4 231
2004 10 024 2 032 4 893 4 319
2005 10 188 2 147 5 202 4 419
2006 9 952 1 953 5 194 4 107
2007 10 004 2 126 5 322 4 032
2008 9 280 2 087 5 047 3 584
2009 8 105 2 058 4 209 2 951
2010 8 396 2 089 4 274 3 182
2011 8 338 2 111 4 285 3 355
2012 7 952 1 976 3 859 3 306
2013 8 063 1 898 3 841 3 452
2014 8 308 1 805 3 867 3 578
2015 7 793 1 895 3 781 3 075
2016 7 389 1 782 3 559 2 987
2017 7 612 1 673 3 739 3 181
2018 7 591 1 678 3 737 3 057

La figure 18 illustre la contribution de catégories spécifiques de véhicules lourds aux collisions avec blessures, à l’exclusion des véhicules légers, pour la période de 2012 à 2018. La situation présentée est différente de la distribution des catégories de camions lourds dans le cas des collisions mortelles. Même s’ils parcourent beaucoup moins de véhicules-kilomètres, les camions porteurs sont davantage représentés dans les collisions avec blessures que les semi-remorques. Sur le plan des tendances, la figure 18 montre de légères diminutions pour les trois catégories.

Figure 18 : Véhicules commerciaux en cause dans des collisions avec blessures par type de véhicule, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Autobus Camions porteurs Semi-remorques
2012 1 976 3 859 3 306
2013 1 898 3 841 3 452
2014 1 805 3 867 3 578
2015 1 895 3 781 3 075
2016 1 782 3 559 2 987
2017 1 673 3 739 3 181
2018 1 678 3 737 3 057

La figure 19 présente le taux de mise en cause des véhicules commerciaux par gravité des collisions. Comme on peut le voir, les VC sont surreprésentés dans les collisions mortelles. Les victimes qui en résultent sont indiquées à la figure 20. Pour la période de 2012 à 2018, alors que les VC ne représentaient que 4,9 % du total des véhicules impliqués dans des collisions routières, ils étaient en cause dans 20,4 % des décès sur la route. Cette réalité pourrait s’expliquer par le poids et la masse relatifs des VC en comparaison avec ceux des véhicules légers.

Figure 19 : Taux de collisions des véhicules commerciaux par gravité, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Collisions mortelles Collisions avec blessures Dommages matériels
2012 13,7 4,14 5,55
2013 13,86 4,22 5,55
2014 14,79 4,45 5,18
2015 13,13 4,089 4,94
2016 12,79 3,95 4,78
2017 15,16 4,22 4,89
2018 12,9 4,24 4,99
Figure 20 : Taux de collisions liés aux véhicules commerciaux et victimes de ces collisions, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Taux d'implication Blessures Décès
2012 5,25 7,01 19,51
2013 5,25 7,21 20,8
2014 5,06 7,62 22,43
2015 4,786 7,16 20,698
2016 4,63 6,86 19,64
2017 4,787 7,2 21,66
2018 4,87 7,38 18,47

Pour ce qui est des facteurs contribuant aux collisions, la figure 21 montre que les défectuosités des véhicules sont associées à moins de 4 % des collisions mortelles de VC.

Figure 21 : Taux de collisions des véhicules commerciaux ayant des défectuosités, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Collisions mortelles Collisions avec blessures Dommages matériels
2012 2,68 2,31 2,25
2013 3,13 2,33 2,29
2014 3,85 2,06 2,36
2015 3,81 2,19 2,65
2016 3,1 2,59 2,53
2017 0,96 2,45 2,49
2018 2,18 2,22 2,44

La figure 22 indique que les actions des conducteurs de VC, et dans une moindre mesure l’état des conducteurs, sont des facteurs contributifs plus importants que les défectuosités des véhicules. Soulignons toutefois que les données de la BNDC proviennent de rapports de police et non d’études approfondies sur les causes des collisions. Il est établi que de telles données sont d’une utilité limitée pour quantifier la prévalence de facteurs humains subtils tels que l’inattention ou la fatigue. Les données d’études sur les causes des collisions menées dans d’autres contextes et utilisant diverses méthodes estiment que les facteurs humains (le conducteur) sont responsables de 80 à 90 % des collisions routières, tant pour les véhicules légers que pour les véhicules lourdsNote de bas de page 5.

Figure 22 : Facteurs contributifs dans les collisions mortelles mettant en cause des véhicules commerciaux, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Défectuosité mécanique Condition du conducteur Action du conducteur
2012 2,68 % 4,29 % 29 %
2013 3,13 % 4,7 % 26,63 %
2014 3,85 % 4,36 % 26,41 %
2015 3,81 % 5,28 % 23,75 %
2016 3,1 % 6,51 % 30,31 %
2017 0,96 % 4,82 % 26,98 %
2018 2,18 % 4,92 % 27 %

La figure 23 présente des données de la BNDC sur l’état des conducteurs de VC en cause dans des collisions de VC pour la période de 2012 à 2018 lorsque leur état était jugé autre que normal. Soulignons que les nombres sont peu élevés et que dans 95 % des collisions mortelles, l’état général des conducteurs de VC était considéré comme normal. Néanmoins, pour les 5 % restants, lorsque l’état des conducteurs était jugé autre que normal, la conduite en état d’ébriété (32 %) et la fatigue/l’endormissement (29 %) étaient les facteurs les plus fréquemment indiqués dans les données. Notons cependant qu’il est largement admis que les données basées sur les rapports de police ont tendance à sous-estimer sérieusement la contribution de la fatigue et de l’inattention liée à la fatigue aux collisions.

À des fins de comparaison, la figure 24 illustre l’état des conducteurs de véhicules légers (voitures, camionnettes, véhicules utilitaires sport) dans l’ensemble des collisions mortelles, lorsque l’état était jugé comme autre que normal pour la même période. Il importe de mentionner que l’état des conducteurs de véhicules légers était jugé autre que normal dans 23,5 % de l’ensemble des collisions mortelles, ce qui est près de cinq fois plus de ce qu’il en était pour les conducteurs de VC (4,96 %). Sur le plan des principales différences dans le profil des facteurs contribuant aux collisions, il est important de noter que le taux d’alcool est beaucoup plus élevé pour les conducteurs de véhicules légers et que le taux de fatigue est près de trois fois plus élevé pour les conducteurs de VC.

Figure 23 : État des conducteurs de VC, lorsque celui-ci était jugé « autre que normal », dans 4,96 % des collisions mortelles de VC, pour la période de 2012 à 2018 – BNDC
Version textuelle
État des conducteurs de véhicules légers Nombre de collisions mortelles avec véhicules légers
Fatigue 29
Inexpérience 3
Alcool 32
Drogues 10
Maladie 4
Autre 22
Figure 24 : État des conducteurs de véhicules légers, lorsque celui-ci est jugé « autre que normal », dans 23,5 % des collisions mortelles, pour la période de 2012 à 2018 – BNDC
Version textuelle
État des conducteurs de VC Nombre de collisions mortelles
Fatigue 359
Inexpérience 70
Alcool 1 828
Drogues 361
Maladie 214
Autre 530

La figure 25 fournit des données de la BNDC sur les actions des conducteurs de VC lorsqu’ils étaient jugés comme n’ayant pas eu une conduite appropriée dans des collisions mortelles de VC pour la période de 2012 à-2018, ce qui fut le cas dans 27 % des collisions mortelles. Parmi celles-ci, les catégories inattention (27 %), autre action de conduite (22 %) et vitesse (14 %) correspondaient aux comportements des conducteurs les plus couramment déterminés.

On pourrait toutefois discuter du fait que l’inattention pourrait également être liée à la catégorie état du conducteur, car il est bien documenté qu’une partie importante des problèmes d’inattention est liée à l’hypovigilance, les premiers signes de fatigue. Comme on peut le voir à la figure 25, l’inattention, qui comprend également la distraction au volant, est le facteur qui contribue le plus aux collisions mortelles de VC.

Figure 25 : Actions des conducteurs de VC, lorsque ceux-ci étaient jugés comme « n’ayant pas eu une conduite appropriée », dans 27,2 % des collisions mortelles de VC, pour la période de 2012 à 2018 – BNDC
Version textuelle
Actions des conducteurs de véhicules légers Nombre de collisions mortelles avec véhicules légers
Autre 158
Perte de contrôle 32
Marche arrière non sécuritaire 5
Mauvaise direction 3
Mauvais coté de la route 46
Ne pas avoir obéi au contrôle de la circulation 43
Ne pas avoir cédé le passage 73
Dépassement dangereux 34
Vitesse 103
Inattention 192
Suivre de trop près 24

Again, for comparison purposes, figure 26 illustrates the actions of LDV drivers in overall fatal crashes for the same period, when driver actions were considered as not driving properly, which was the case for 50.5% of these crashes, almost twice that of CMV drivers (27%). In terms of key differences, speeding was the top contributing factor with 22% of cases, compared to 14% for CMV drivers, followed by inattention with a 20% contribution, which is less than the 27% observed with CMV drivers.

Figure 26: LDV driver actions, when considered as “not driving properly”, in 50.5% of overall fatal crashes, for the 2012-2018 period – NCDB
Version textuelle
Actions des conducteurs de véhicules légers Nombre de collisions mortelles avec VC
Autre 1 175
Perte de contrôle 734
Marche arrière non sécuritaire 25
Mauvaise direction 64
Mauvais coté de la route 650
Ne pas avoir obéi au contrôle de la circulation 432
Ne pas avoir cédé le passage 571
Dépassement dangereux 499
Vitesse 1 580
Inattention 1 431
Suivre de trop près 76

En somme, les données de la BNDC pour la période de 2012 à 2018 indiquent que l’inattention (liée à la fatigue et à la distraction) et la conduite trop rapide (liée à une conduite à haut risque) sont des facteurs contributifs clés des collisions concernant les collisions mortelles des véhicules lourds. Cela est conforme à l’évaluation menée par le groupe de travail sur les facteurs humains et la sécurité des transporteurs routiers du CCATM. La présence d’alcool en tant que facteur contributif doit également être notée : en moyenne, il y a eu six collisions mortelles de VC liées à l’alcool par année.

Exposition au risque et taux de collisions des camions lourds (de 2012 à 2018)

Le concept d’exposition au risque tient compte de données relatives à l’activité pour expliquer les différences de taux de collisions, par exemple entre les véhicules lourds et les véhicules légers. Il s’agit, par conséquent, d’un meilleur indicateur du rendement au chapitre de la sécurité des véhicules commerciaux que la simple comparaison de données brutes sur les collisions qui ne tiennent pas compte de l’exposition.

Cette section fournit des données de l’ancienne Enquête sur les véhicules au Canada (EVC) de Statistique Canada, qui a estimé le nombre de VKP par les camions porteurs de plus de 4 500 kg, les semi-remorques de plus de 15 000 kg et tous les camions lourds (une combinaison des deux catégories). Les VKP représentent une meilleure mesure de l’activité des camions que d’autres mesures, notamment le nombre d’immatriculations de camions lourds, qui a connu une hausse considérable au cours des dernières années. Les données sur les VKP ne sont pas disponibles pour les autocars dans l’EVC. Il est important de noter que puisque l’EVC a expiré en 2009, les données sur les VKP des camions lourds présentées ici sont estimées au moyen d’un modèle économétrique de prévision en fonction de données de l’EVC déclarées antérieurement au cours des années précédant 2009.

Comme le montrent le tableau 28 et la figure 27, le modèle estime une augmentation globale des VKP des camions lourds pour la période de 2012 à 2018. La figure 28 indique que cette augmentation s’est produite principalement après le ralentissement économique de 2008 et 2009 et qu’elle serait principalement liée aux activités de transport par semi-remorques.

Néanmoins, comme le montrent les figures 29 et 30 qui illustrent les taux de collisions mortelles et avec blessures des camions lourds par 100 millions de VKT (calculés sur la base de l’estimation de l’EVC et des données de la BNDC), cette augmentation de l’exposition ne s’est pas traduite par une détérioration du rendement en matière de sécurité. En fait, les figures 29 et 30 indiquent que les taux de collisions mortelles et avec blessures ont tous deux diminué de 2012 à 2018 (28,4 % pour les collisions mortelles et 26,1 % pour les collisions avec blessures). Dans l’ensemble, selon ce modèle, l’augmentation importante de l’exposition des semi-remorques après 2009 correspond à une diminution du taux de collisions. Il est également intéressant de noter que la diminution du taux de collisions des véhicules lourds se produit après la mise en œuvre en 2007 du nouveau Règlement sur les heures de service des conducteurs de véhicule utilitaire. La figure 10, présentée précédemment, illustre également une rupture dans la ligne de tendance pour les données brutes sur les collisions mortelles des véhicules lourds après 2007. Bien qu’il soit impossible d’établir de causalité avec des statistiques descriptives comme celles-ci, ces renseignements ne sont pas négligeables.

Dans l’ensemble, le modèle économétrique de prévision estime qu’au cours de la période de 2012 à 2018, les camions lourds (y compris les camions porteurs et les semi-remorques) ont parcouru une moyenne annuelle d’environ 44,9 milliards de kilomètres (10,6 milliards pour les camions porteurs et 34,4 milliards pour les semi-remorques).

Tableau 28 : Estimation des véhicules-kilomètres parcourus, de 2012 à 2018
  2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018

Type de camion

(millions)

Camions porteurs

10 005,0

10 115,0

10 408,0

10 592,0

10 795,5

11 032,5

11 248,9

Semi-remorques

29 585,0

31 113,0

32 621,7

34 203,5

35 898,0

37 651,3

39 494,7

Total

39 590

41 228

43 030

44 795

46 694

48 684

50 744

Figure 27 : Estimation des véhicules-kilomètres parcourus par catégorie de camion lourd, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Camions porteurs Semi-remorques
2012 10 005 29 585
2013 10 115 31 113
2014 10 408,02 32 621,67
2015 10 591,98 34 203,50
2016 10 795,48 35 898,04
2017 11 032,47 37 651,33
2018 11 248,85 39 484,66

Il est intéressant de noter en outre que, selon le modèle, les semi-remorques ont généralement des taux de collisions plus faibles que les camions porteurs, même s’ils parcourent plus de deux fois la distance. Comme le montrent les figures 29 et 30, les camions porteurs présentent des taux de collisions plus élevés que les semi-remorques tant au chapitre des collisions mortelles que des collisions avec blessures. Le milieu urbain dense où les camions porteurs sont plus susceptibles de circuler est un facteur contributif plausible.

Figure 28 : Estimation des véhicules-kilomètres parcourus par catégorie de camion lourd, de 2005 à 2018
Version textuelle
Année Camions porteurs Semi-remorques
2005 9 150,8 18 312,1
2006 8 442,4 18 870,1
2007 9 372,1 21 218,9
2008 9 646,70 20 010,3
2009 9 216,2 18 889,5
2010 9 292 21 911
2011 9 876 28 302
2012 10 005 29 585
2013 10 115 31 113
2014 10 408,02 32 621,67
2015 10 591,98 34 203,5
2016 10 795,48 35 898,04
2017 11 032,47 37 651,33
2018 11 248,85 39 494,66
Figure 29 : Taux de collisions mortelles estimés des camions lourds par 100 millions de VKP, de 2005 à 2018
Version textuelle
Année Camions porteurs Semi-remorques
2005 2,054465 1,69287
2006 2,38084 1,748798
2007 2,069974 1,545792
2008 1,938487 1,279341
2009 1,812027 1,196432
2010 1,592768 1,077085
2011 1,660591 0,78793
2012 1,529235 0,75714
2013 1,354424 0,729599
2014 1,373941 0,735707
2015 1,151815 0,602277
2016 1,130102 0,612847
2017 1,278046 0,695859
2018 1,146784 0,546909
Figure 30 : Taux de collisions avec blessures estimés des camions lourds par 100 millions de VKP, de 2005 à 2018
Version textuelle
Année Camions porteurs Semi-remorques
2005 56,86934 24,15343
2006 61,53463 21,76989
2007 56,78557 19,00664
2008 52,32878 17,92077
2009 45,66958 15,62244
2010 46,00732 14,52695
2011 43,38801 11,85782
2012 38,61069 11,17458
2013 37,99308 11,09504
2014 37,15404 10,97123
2015 35,69682 8,990307
2016 32,96749 8,320789
2017 33,89088 8,448572
2018 33,22117 7,740286
 

Collisions ne mettant en cause qu’un véhicule commercial

Le tableau 29 présente des données de la BNDC relatives aux collisions ne mettant en cause qu’un VC. Cette catégorie de collision est souvent associée à la présence de fatigue, puisqu’il s’agit essentiellement d’un seul véhicule qui fait une sortie de route. Il faut toutefois souligner que l’utilisation des collisions ne mettant en cause qu’un seul véhicule comme indicateur unique de la présence de fatigue a des limites évidentes. Le problème de la fatigue est complexe et difficile à quantifier et, en tant que tel, il doit être évalué au moyen de méthodologies utilisant de multiples critères. Les collisions ne mettant en cause qu’un seul véhicule y sont néanmoins reliées dans la littérature et leur observation est certainement pertinente dans toute discussion sur l’incidence potentielle du règlement sur les heures de service sur la fatigue des conducteurs.

La figure 31 illustre une diminution importante des collisions ne mettant en cause qu’un VC entre 2007 et 2009, après une tendance à la hausse constante qui s’était amorcée autour de 2000. Cependant, en retournant à la figure 8, nous voyons qu’il y a eu une baisse globale des collisions de VC pour la même période. Néanmoins, comme le montre la figure 32, le ratio des collisions ne mettant en cause qu’un seul VC par rapport au nombre total de collisions de VC a également diminué pour la même période, ce qui coïncide dans le temps avec la publication du règlement sur les heures de service en 2007. Ce nouveau règlement, offrant aux conducteurs 25 % plus de temps de sommeil et de repos comparativement à l’ancien régime, aurait pu contribuer à cette amélioration.

Tableau 29 : Nombre de véhicules commerciaux en cause dans des collisions à un seul véhicule
  2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018

Décès

Tous les autocars

12

13

15

13

10

10

7

Camions porteurs > 4 536 kg

38

35

21

25

27

28

31

Semi-remorques

25

25

28

28

30

36

24

Véhicules commerciaux totaux

75

73

64

66

67

74

62

Blessures

Tous les autocars

693

648

533

622

585

544

572

Camions porteurs > 4 536 kg

711

649

619

640

559

610

630

Semi-remorques

684

685

685

657

623

631

629

Véhicules commerciaux totaux

2 088

1 982

1 837

1 919

1 767

1 785

1 831

DMS

Tous les autocars

382

415

398

364

355

395

430

Camions porteurs > 4 536 kg

3 582

3 579

3 509

3 707

3 727

4 022

4 062

Semi-remorques

3 611

3 690

3 643

3 256

3 062

3 381

3 461

Véhicules commerciaux totaux

7 575

7 684

7 550

7 327

7 144

7 798

7 953

Total

Tous les autocars

1 087

1 076

946

999

950

949

1 009

Camions porteurs > 4 536 kg

4 331

4 263

4 149

4 373

4 313

4 660

4 723

Semi-remorques

4 320

4 400

4 356

3 941

3 715

4 048

4 114

Véhicules commerciaux totaux

9 738

9 739

9 451

9 313

8 978

9 657

9 846

Figure 31 : Nombre de collisions ne mettant en cause qu’un seul VC (toutes les collisions), de 1992 à 2018
Version textuelle
Année Nombre de véhicules commerciaux impliqués dans des collisions à un seul véhicule
1992 9 328
1993 9 171
1994 9 554
1995 9 609
1996 9 017
1997 9 380
1998 9 106
1999 8 885
2000 9 475
2001 9 529
2002 10 352
2003 11 294
2004 11 803
2005 12 423
2006 12 403
2007 12 854
2008 11 336
2009 9 664
2010 9 699
2011 9 937
2012 9 738
2013 9 739
2014 9 451
2015 9 313
2016 8 978
2017 9 657
2018 9 846
Figure 32 : Taux de collisions ne mettant en cause qu’un VC par rapport aux collisions de VC totales, de 1992 à 2018
Version textuelle
Année Taux de collisions ne mettant en cause qu’un VC (Total)
1992 0,171222
1993 0,174043
1994 0,16646
1995 0,17544
1996 0,169828
1997 0,17066
1998 0,179129
1999 0,173943
2000 0,178969
2001 0,186222
2002 0,188929
2003 0,190157
2004 0,196128
2005 0,198143
2006 0,202198
2007 0,193232
2008 0,180645
2009 0,180275
2010 0,182686
2011 0,18216
2012 0,194313
2013 0,185469
2014 0,17859
2015 0,18454
2016 0,192211
2017 0,194177
2018 0,19205
 

Victimes de collisions mettant en cause des véhicules commerciaux

Le tableau 30 et les figures 33 à 44 présentent des renseignements sur le nombre de victimes de collisions mettant en cause des véhicules commerciaux, par gravité de blessure, catégorie d’usagers de la route et type de véhicule commercial, pour la période de 2012 à 2018.

Tableau 30 : Victimes de la route à la suite de collisions mettant en cause des VC et tous les autres véhicules au Canada, par gravité de blessure et type de véhicule, de 2012 à 2018
  2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018

Décès

Tous les autocars

14

10

3

3

5

5

20

Camions porteurs > 4 536 kg

28

21

20

17

15

19

19

Semi-remorques

27

31

33

25

36

43

32

Total des occupants des véhicules commerciaux

69

62

56

45

56

67

71

Occupants d’autres véhicules en cause avec des véhicules commerciaux

272

271

299

299

253

275

232

Cyclistes

15

18

10

7

13

11

8

Piétons

49

53

47

40

50

48

43

Total des victimes de collisions mettant en cause des véhicules commerciaux

405

406

413

391

373

402

355

Victimes de toutes les autres collisions

1 670

1 545

1 428

1 498

1 526

1 454

1 567

Total

2 075

1 951

1 841

1 889

1 899

1 856

1 922

Blessures

Tous les autocars

1 526

1 359

1 224

1 398

1 358

1 219

1 299

Camions porteurs > 4 536 kg

1 304

1 306

1 260

1 294

1 200

1 222

1 258

Semi-remorques

1 184

1 192

1 274

1 089

999

1 117

1 099

Total des occupants des véhicules commerciaux

4 014

3 857

3 758

3 781

3 557

3 558

3 656

Occupants d’autres véhicules mettant en cause des véhicules commerciaux

7 129

7 289

7 480

7 005

6 652

6 793

6 840

Cyclistes

222

199

171

220

172

175

144

Piétons

550

468

485

488

473

450

437

Total des victimes de collisions mettant en cause des véhicules commerciaux

11 963

11 863

11 927

11 540

10 887

11 004

11 110

Victimes de toutes les autres collisions

154 764

152 662

144 631

149 521

147 904

141 768

139 445

Total

166 727

164 525

156 558

161 061

158 791

152 772

150 555

Total

Tous les autocars

1 540

1 369

1 227

1 401

1 363

1 224

1 319

Camions porteurs > 4 536 kg

1 332

1 327

1 280

1 311

1 215

1 241

1 277

Semi-remorques

1 211

1 223

1 307

1 114

1 035

1 160

1 131

Total des occupants des véhicules commerciaux

4 083

3 919

3 814

3 826

3 613

3 625

3 727

Occupants d’autres véhicules mettant en cause des véhicules commerciaux

7 401

7 560

7 779

7 04

6 905

7 068

7 072

Cyclistes

237

217

181

227

185

186

152

Piétons

599

521

532

528

523

498

480

Total des victimes de collisions mettant en cause des véhicules commerciaux

12 368

12 269

12 340

11 931

11 260

11 406

11 465

Victimes de toutes les autres collisions

156 434

154 207

146 059

151 019

149 430

143 222

141 012

Total

168 802

166 476

158 399

162 950

160 690

154 628

152 477

La figure 33 indique une tendance à la baisse concernant l’ensemble des victimes découlant de collisions de VC, de 1992 à 2018. La période de 1998 à 2007 indique une tendance à la hausse, mais celle-ci a été suivie d’une diminution importante entre 2008 et 2009. La figure 34, portant sur la période de 2012 à 2018, montre des baisses importantes en 2015 et 2016, suivies de légères augmentations en 2017 et 2018.

Figure 33 : Total des victimes de collisions mettant en cause des véhicules commerciaux, de 1992 à 2018
Version textuelle
Année Victimes de collisions (Total)
1992 14 744
1993 14 931
1994 15 678
1995 15 006
1996 14 594
1997 14 715
1998 13 483
1999 14 063
2000 14 339
2001 13 955
2002 14 646
2003 14 901
2004 15 327
2005 15 552
2006 15 039
2007 15 218
2008 13 931
2009 12 139
2010 12 633
2011 12 658
2012 11 963
2013 11 863
2014 11 927
2015 11 540
2016 10 887
2017 11 004
2018 11 110
Figure 34 : Total des victimes de collisions mettant en cause des véhicules commerciaux, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Victimes de collisions (Total)
2012 12 368
2013 12,269
2014 12,340
2015 11 931
2016 11 260
2017 11 406
2018 11 465

La figure 35 indique une tendance à la baisse concernant les décès découlant de collisions de VC de 1992 à 2018 avec une baisse importante pour la période de 2007 à 2010. En ce qui a trait à la période de 2012 à 2018, la figure 36 indique de légères augmentations en 2013 et 2014 suivies de diminutions importantes en 2015 et 2016, d’une augmentation en 2017 et d’une diminution marquée en 2018, créant une tendance à la baisse globale pour la période. Le nombre de décès liés aux collisions de VC est passé de 405 en 2012 à 355 en 2018, soit une baisse de 12,3 % et également le plus faible nombre depuis 1992.

Figure 35 : Décès dans des collisions mettant en cause des véhicules commerciaux, de 1992 à 2018
Version textuelle
Année Décès dans des collisions (Total)
1992 587
1993 669
1994 643
1995 608
1996 561
1997 675
1998 564
1999 587
2000 600
2001 553
2002 572
2003 573
2004 585
2005 570
2006 553
2007 564
2008 497
2009 437
2010 412
2011 427
2012 405
2013 406
2014 413
2015 391
2016 373
2017 402
2018 355
Figure 36 : Décès dans des collisions mettant en cause des véhicules commerciaux, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Décès dans des collisions (Total)
2012 405
2013 406
2014 413
2015 391
2016 373
2017 402
2018 355

La figure 37 montre que pour la période de 2012 à 2018, la majorité (69,4 %) des décès découlant de collisions de VC étaient des occupants de véhicules légers en cause dans ces collisions. Les occupants des VC, les piétons et les cyclistes représentaient respectivement 15,5 %, 12 % et 3 % des décès.

Figure 37 : Décès d’occupants de VC et d’autres usagers de la route en cause dans des collisions de VC, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Occupants de véhicules commerciaux Occupants de véhicules légers Cyclistes Piétons
2012 69 272 15 49
2013 62 271 18 53
2014 56 299 10 47
2015 45 299 7 40
2016 56 253 13 50
2017 67 275 11 48
2018 71 232 8 43

Au chapitre des décès d’occupants de VC, la figure 38 montre une tendance à la baisse de 2012 à 2015, suivie d’une tendance à la hausse de 2016 à 2018, entraînant une légère tendance à la hausse globale pour la période. Pour ce qui est des décès d’occupants de VC par catégorie de véhicules lourds pour la même période, la figure 39 indique une tendance à la hausse des décès d’occupants de semi-remorques et d’autocars et une tendance à la baisse pour les occupants de camions porteurs. À noter qu'il y a eu une forte augmentation du nombre de décès d'occupants d'autobus en 2018. Cela s'explique par la collision tragique impliquant un autocar transportant l'équipe de hockey junior des Broncos de Humboldt et un camion semi-remorque, qui a fait 16 morts et 13 blessés.

Figure 38 : Décès d’occupants de VC dans des collisions routières, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Décès d’occupants de VC (Total)
2012 69
2013 62
2014 56
2015 45
2016 56
2017 67
2018 71
Figure 39 : Décès d’occupants de VC par catégories de VC, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Autobus Camions porteurs Semi-remorques
2012 14 28 27
2013 10 21 31
2014 3 20 33
2015 3 17 25
2016 5 15 36
2017 5 19 43
2018 20 19 32

En ce qui concerne les blessures découlant de collisions de VC, la figure 40 révèle une tendance à la baisse entre 1992 et 2018, encore une fois avec une baisse importante de 2007 à 2009. Pour la période de 2012 à 2018, la figure 41 indique une augmentation en 2014, des baisses importantes en 2015 et 2016 et de légères augmentations en 2017 et 2018. Le résultat global est une tendance à la baisse entre 2012 et 2018, avec une réduction de 7,1 % pour la période.

Figure 40 : Blessures dans des collisions mettant en cause des véhicules commerciaux, de 1992 à 2018
Version textuelle
Année Collisions avec blessures (Total)
1992 14 744
1993 14 931
1994 15 678
1995 15 006
1996 14 594
1997 14 715
1998 13 483
1999 14 063
2000 14 339
2001 13 955
2002 14 646
2003 14 901
2004 15 327
2005 15 552
2006 15 039
2007 15 218
2008 13 931
2009 12 139
2010 12 633
2011 12 658
2012 11 963
2013 11 863
2014 11 927
2015 11 540
2016 10 887
2017 11 004
2018 11 110
Figure 41 : Blessures dans des collisions mettant en cause des véhicules commerciaux, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Collisions avec blessures (Total)
2012 11 963
2013 11 863
2014 11 927
2015 11 540
2016 10,887
2017 11 004
2018 11 110

La figure 42 indique que pour la période de 2012 à 2018, la majorité (61,5 %) des blessés découlant de collisions de VC étaient des occupants de véhicules légers en cause dans ces collisions. Les blessures aux occupants de VC, aux piétons et aux cyclistes représentaient respectivement 32,7 %, 4,2 % et 1,6 % des cas.

Figure 42 : Blessures aux occupants de VC et aux autres usagers de la route en cause dans des collisions de VC, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Occupants de véhicules commerciaux Occupants de véhicules légers Cyclistes Piétons
2012 4 014 7 129 222 550
2013 3 857 7 289 199 468
2014 3 758 7 840 171 485
2015 3 781 7 005 220 488
2016 3 557 6 652 172 473
2017 3 558 6 793 175 450
2018 3 656 6 840 144 437

En ce qui concerne les blessures des occupants de VC, la figure 43 indique une tendance à la baisse de 2012 à 2014, une légère augmentation en 2015, une forte diminution en 2016 et une légère hausse jusqu’en 2018, créant une tendance globale à la baisse pour la période, avec 9 % moins de blessés en 2018 qu’en 2012. En ce qui concerne les catégories de véhicules lourds, la figure 44 indique qu’en moyenne les occupants d’autocars (y compris les passagers), de camions porteurs et de semi-remorques comptent respectivement pour 35,8 %, 33,8 % et 30,4 % des blessés.

Figure 43 : Blessures aux occupants de VC dans des collisions routières, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Blessures aux occupants de VC (Total)
2012 4 014
2013 3 857
2014 3 758
2015 3 781
2016 3 557
2017 3 558
2018 3 656
Figure 44 : Blessures aux occupants de VC dans des collisions routières par catégorie, de 2012 à 2018
Version textuelle
Année Autobus Camions porteurs Semi-remorques
2012 1 526 1 304 1 184
2013 1 359 1 306 1 192
2014 1 224 1 260 1 274
2015 1 398 1 294 1 089
2016 1 358 1 200 1 117
2017 1 219 1 222 1 117
2018 1 299 1 258 1 099
 

Résumé de la Partie II

L’évaluation de la sécurité routière présentée dans la partie II du présent rapport indique que de nombreux indicateurs montrent des tendances à l’amélioration. Certaines des données présentées remontent à 1992, ce qui permet d’avoir un aperçu plus large de la situation. La tendance positive est très importante à long terme. Pour ce qui est de la période de 2012 à 2018 à l’étude, les analyses révèlent également une tendance positive, bien qu’avec plus de variabilité, selon le paramètre considéré.

Les données liées aux victimes parmi les usagers de la route révèlent une situation en constante amélioration, même face à une exposition accrue et à une augmentation du nombre de toutes les catégories de véhicules sur les routes canadiennes. Ainsi, la période de 2012 à 2018 à l’étude a connu le plus faible taux de décès de l’histoire récente. En remontant jusqu’en 1999, on constate que les données révèlent que les années 2014 et 2017 ont été celles où le moins de Canadiens sont morts à la suite de collisions routières. Cela pourrait être lié à des initiatives de sécurité progressives entreprises par les gouvernements et l’industrie, sur la base des données scientifique, des politiques et de l’élaboration de contre-mesures solides. Néanmoins, avec encore 1 841 décès sur la route en 2014 et 1 856 en 2017, il est clair que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour continuer à améliorer le bilan routier, et que ceux-ci doivent êtres ciblés, axés sur les données probantes et novateurs.

La tendance positive est également apparente lorsqu’on examine le rendement en matière de sécurité routière de l’industrie canadienne du transport routier. Même en présence d’une augmentation du trafic et d’une activité économique croissante, le nombre de décès et de blessures liés aux collisions de véhicules lourds diminue au fil des ans. Le plus faible nombre de décès depuis 1992 a été enregistré en 2018, soit 355, 47 % de moins que le nombre le plus élevé, observé en 1997, qui était de 675 personnes décédées. Pour ce qui est de la période de 2012 à 2018, on constate une tendance générale à la baisse, bien que le nombre de décès ait augmenté légèrement en 2013 et 2014, avec une hausse plus marquée en 2017. En ce qui concerne les blessures, la tendance est à nouveau positive depuis 1992, et plus encore pour la période de 2012 à 2018. Bien qu’il y ait eu de légères augmentations en 2014, 2017 et 2018, les diminutions observées en 2015 et 2016 étaient plus importantes.

En examinant de plus près les collisions de VC, on constate que les véhicules lourds sont surreprésentés dans les collisions mortelles par rapport aux autres catégories de véhicules. Pour la période de 2012 à 2018, alors que les VC ne représentaient que 4,9 % du total des véhicules en cause dans des collisions routières, ils étaient associés à 20,4 % des décès sur les routes. Cette réalité s’explique principalement par le poids et la masse relatifs des VC en comparaison avec ceux des véhicules légers. Par conséquent, pour la période, 69 % des décès découlant de collisions de VC sont survenus dans les véhicules légers impliqués dans ces collisions. Les occupants des VC, les piétons et les cyclistes représentaient pour leur part respectivement 15,5 %, 12 % et 3 % des décès. Les semi-remorques sont par ailleurs surreprésentées dans les collisions mortelles alors que les autocars et les camions porteurs le sont pour les collisions avec blessures.

Malgré ces tendances positives en matière de sécurité, le 6 avril 2018, un camion semi-remorque est entré en collision avec un autobus nolisé transportant l'équipe de hockey junior des Broncos de Humboldt, faisant 16 morts et 13 blessés.

L’évaluation de la sécurité routière s’est également centrée sur un modèle économétrique de prévision pour estimer les tendances d’exposition et les taux de collisions sur la base de données provenant de l’ancienne Enquête sur les véhicules au Canada de Statistique Canada, pour les camions porteurs de plus de 4 500 kg et les semi-remorques de plus de 15 000 kg. Le modèle estime une augmentation globale des VKP des camions lourds pour la période de 2012 à 2018. Cette augmentation aurait été amorcée après le ralentissement économique de 2008 et 2009 et elle serait principalement liée aux activités de transport par semi-remorques. Le modèle suggère cependant que cette augmentation de l’exposition ne s’est pas traduite par une détérioration du rendement en matière de sécurité. Les taux de collisions mortelles et avec blessures calculés sur la base du modèle et des données de la BNDC ont connu tous deux une baisse entre 2012 et 2018 (28,4 % pour les collisions mortelles et 26,1 % pour les collisions avec blessures).

En ce qui concerne les facteurs contribuant aux collisions, tels qu’évalués par les policiers sur les lieux des collisions, les données de la BNDC montrent que pour la période de 2012 à 2018, les défectuosités des véhicules étaient associées à moins de 4 % des collisions mortelles de véhicules lourds. Les actions des conducteurs et dans une moindre mesure les états de ces derniers ont été déterminés comme des facteurs contributifs plus importants. Bien que les nombres soient faibles et que les états des conducteurs étaient considérés comme « non normaux » dans seulement 5 % des collisions mortelles des VC, il a été déterminé que la fatigue et l’alcool constituaient des facteurs contributifs clés pour ces collisions. Il est important de noter, toutefois, que la fatigue est sérieusement sous-estimée dans ce type de base de données. En ce qui concerne les actions des conducteurs, lorsqu’il a été déterminé que ces derniers « n’avaient pas eu une conduite appropriée », dans 27 % des collisions mortelles de VC, l’inattention et la vitesse étaient les principaux facteurs contributifs.

En somme, les données de la BNDC pour la période de 2012 à 2018 révèlent que l’inattention (liée à la fatigue et à la distraction) et la vitesse (liée à des comportements à haut risque) sont des facteurs contributifs clés dans les collisions mortelles des véhicules lourds au Canada. Cela est conforme à l’évaluation détaillée présentée dans le rapport final du groupe de travail sur les facteurs humains et la sécurité des transporteurs routiers du CCATMNote de bas de page 6.

Annexe 1 – Abréviations pour les provinces et les territoires

Alberta

Alb.

Colombie-Britannique

C.-B.

Île-du-Prince-Édouard

Î.-P.-.É.

Manitoba

Man.

Nouveau-Brunswick

N.-B.

Nouvelle-Écosse

N.-É.

Nunavut

Nt

Ontario

Ont.

Québec

Qc

Saskatchewan

Sask.

Terre-Neuve-et-Labrador

T.-N.-L.

Territoires du Nord-Ouest

T.N.-O.

Yukon

Yn