Guide sur la COVID-19 à l’intention de l’industrie aéronautique du Canada

Sur cette page

Contexte

  1. L’Agence de santé publique du Canada (ASPC) est l’agence fédérale principale responsable de la coordination des efforts pour répondre à la pandémie de la COVID-19.
  2. Les orientations ci-dessous fournissent aux exploitants et aux membres d’équipage les pratiques exemplaires et ressources actuelles pour mener leurs activités pendant la pandémie de COVID-19. Sont également incluses des orientations sur la gestion des passagers malades et la santé mentale.
  3. Le présent guide doit être utilisé de concert avec les directives sur la COVID-19 de l’ASPC et d’autres autorités de santé publique.  

Guide pour les exploitants d’aéroports et compagnies aériennes

  1. Les exploitants doivent consulter régulièrement les sites Web suivants pour obtenir des mises à jour sur la COVID-19 : ASPC, voyage.gc.ca, Organisation mondiale de la santé (OMS), Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) (en anglais seulement), et Association du transport aérien international (IATA) (en anglais seulement).
  2. Les exploitants devraient élaborer un guide sur la prévention de la COVID-19 qui soit en harmonie avec les recommandations de l’ASPC et qui comprennent l’hygiène des mains et l’étiquette respiratoire, l’éloignement physique optimisé, les systèmes de ventilation et le port du masque.
  3. Les exploitants devraient s’assurer que leur programme de prévention des risques (exigé en vertu de la partie II du Code canadien du travail) a été mis à jour avec la participation des comités ou des représentants locaux de santé et sécurité ou des politiques. Les mises à jour doivent comprendre les risques connus liés à la COVID-19 et le fait que des mesures de contrôle sont incorporées pour protéger les employés du virus, dont des considérations sur la santé mentale. Les employés doivent être formés sur ces mesures. Le Programme du travail a affiché des directives à l’intention des intervenants.
  4. Les opérateurs doivent se référer aux Lignes directrices de l'ASPC pour la prise de décisions éclairées sur les lieux de travail et les entreprises pendant la pandémie de COVID-19 lorsqu'ils élaborent des mesures de protection pour gérer les risques liés à la COVID-19 sur le lieu de travail. Dans ces lignes directrices, il est reconnu que dans certains milieux, une distance physique de 2 mètres n'est pas possible, (à bord l’aéronef, les salles des douanes, d’autres zones de l’aéroport, par exemple), les opérateurs doivent utiliser une approche "par couches" avec de multiples mesures de protection conformément aux directives publiées. Les opérateurs doivent communiquer aux employés et aux passagers la manière dont les mesures de protection "par couches" atténuent le risque associé à une distance physique réduite dans ces circonstances. Les mesures de protection peuvent inclure : l’hygiène des mains et l’étiquette respiratoire, les systèmes de ventilation, le port du masque et l’éloignement physique optimisé (lorsque 2 m n’est pas possible). Le statut vaccinal peut également être pris en compte dans l’approche « multidimensionnelle » de l’atténuation des risques. Les exploitants doivent fournir aux employés des couvre-nez et des couvre-bouche non médicaux (p. ex. des masques en tissu) ou permettre aux employés de porter le leur lorsqu'ils interagissent avec d'autres employés ou passagers lorsqu'une distance physique de 2 mètres ne peut être maintenue pendant le service, par mesure de santé publique. Consultez les lignes directrices de l'ASPC sur les masques non médicaux.
  5. Les passagers sont tenus d’apporter leur propre masque non médicale et l’utiliser pendant tout leur voyage, y compris dans toutes les zones de l’aéroport et à bord de l’aéronef. Les exploitants devraient donner des instructions aux employés pour que ces derniers exigent que les passagers portent leur masque non médical quand ils interagissent avec les employés ou d’autres passagers chaque fois que la distanciation physique de 2 mètres ne peut pas être respectée, et ce, à titre de mesure de santé publique. Les exceptions comprennent les enfants de moins de 2 ans, les personnes ayant des difficultés à respirer et les personnes incapables de retirer leur masque sans aide. Les exploitants devraient consulter l’arrête d’urgence le plus récent, pour les directives et exemptions du masques. En fonction des réserves disponibles, les exploitants peuvent mettre des masques non médicaux à la disposition des passagers qui n’ont pas la leur.
  6. Les exploitants devraient élaborer un guide sur le dépistage des passagers porteurs de la COVID-19 qui soit conforme aux arrêtés d’urgence concernant les personnes embarquant sur des vols à destination du Canada et au Canada.
  7. Les exploitants devraient s’assurer que les équipages les employées, l’aéroport et les aéronefs sont bien fournis en fournitures telles que les désinfectants pour les mains, les désinfectants de surfaces dures, les gants jetables, les mouchoirs de papier, les sacs à ordures et les masques facials non-médicaux pour que les membres d’équipage et employés les utilisent et les distribuent, selon les besoins.
  8. Les exploitants devraient s’assurer que les toilettes sont bien approvisionnées en eau potable (lorsque applicable), en savon et en essuie-tout pour permettre aux passagers, aux membres d’équipage et aux employés de l’aéroport de se laver les mains fréquemment.
  9. Les exploitants devraient élaborer des lignes directrices sur l’espacement des passagers lorsque cela est possible pour optimiser l’éloignement physique.
  10. Les exploitants aériens qui n’ont pas l’expertise, des équipages entraînés ni l’équipement nécessaire pour les évacuations médicales (MEDEVAC) ne devraient pas accepter de demandes de vol MEDEVAC de patients malades dont on sait qu’ils ont la COVID-19 ou qui sont suspectés de l’avoir.
  11. Les exploitants aériens devraient clairement assigner les tâches et la responsabilité des zones de la cabine aux membres d’équipage en contact direct avec les passagers. Il sera ainsi plus facile de remonter au contact si un membre d’équipage ou un passager devenait malade. 
  12. Les exploitants devraient limiter les tâches non essentielles qui exigeraient des membres d’équipage ou des employés de l’aéroport qu’ils soient en contact direct avec les passagers.
  13. Les exploitants devraient fournir des instructions détaillées sur la bonne façon de nettoyer les surfaces à forte sollicitation à bord des aéronefs, dans les aéroports et aussi sur la façon de disposer des objets potentiellement contaminés. 
  14. Les exploitants aériens devraient organiser le transport local des membres d’équipage vers des hôtels qui évitent les grands groupes, les zones bondées et les transports publics.
  15. Les exploitants aériens devraient faciliter la prise des repas des membres d’équipage en évitant les restaurants bondés et en ayant recours au service à l’étage.
  16. Les exploitants devraient élaborer des procédures claires concernant les membres d’équipage les employés de l’aéroport qui ne se sentent pas bien, que ce soit avant ou pendant une période de service.

Guide pour les membres d’équipage

  1. Les membres d’équipage devraient continuer de s’auto-surveiller, et s’abstenir de se rendre au travail s’ils ne se sentent pas bien d’une façon ou d’une autre.
  2. Les membres d’équipage doivent consulter régulièrement les sites Web suivants pour obtenir des mises à jour sur la COVID-19 : ASPC, voyage.gc.ca, OMS, OACI (en anglais seulement), et IATA (en anglais seulement).
  3. Les membres d’équipage devraient se tenir au courant des symptômes associés à la COVID-19 (habituellement : fièvre, toux, perte de l’odorat ou du goût, difficultés à respirer).
  4. Les membres d’équipage doivent suivre les orientations de l’exploitant pour la prévention de la COVID-19, y compris une hygiène des mains et une étiquette respiratoire appropriées, un éloignement physique optimisé et le port du masque.
  5. Les membres d’équipage devraient minimiser les contacts avec les employés locaux, éviter les zones bondées et les transports publics
  6. Les membres d’équipage devraient limiter l’accès à l’aéronef du personnel au sol local aux tâches essentielles seulement.
  7. Les membres d’équipage qui tombent malades et présentent des symptômes associés à la COVID-19 ou qui obtiennent un résultat positif à la COVID-19 devraient suivre les directives de l’autorité de santé publique. Les membres d’équipage devraient en informer immédiatement l’exploitant pour que les mesures appropriées pour empêcher la propagation soient prises.
  8. Cette situation peut être stressante et avoir une incidence sur la santé mentale. Les membres d’équipage devraient consulter leur exploitant pour savoir quelles ressources sont disponibles en matière de santé mentale. La Commission de la santé mentale du Canada a affiché un Carrefour de ressources durant la COVID-19 qui peut être utile. Voir ci-dessous des orientations supplémentaires propres à la santé mentale.

Gestion des malades à bord d’un aéronef

  1. Pendant un vol, les membres d’équipage devraient être prêts à gérer les passagers ou membres d’équipage malades.
  2. Pour éviter la diffusion de gouttelettes, la personne malade devrait recevoir un masque facial non-médical.
  3. S’il n’y a pas de masque facial non-médical disponible ou si celui-ci n’est pas toléré, il faut informer la personne qu’elle doit tousser et éternuer dans sa manche et dans un mouchoir papier.
  4. La personne malade devrait rester assise le plus possible pour éviter la diffusion de gouttelettes au-dessus du siège.
  5. Les membres d’équipage devraient déterminer si la personne malade doit être déplacée :
    1. Dans le cas de vols courts ou pleins, ou quand des compagnons de voyage (p. ex., famille) sont assis avec la personne malade, il vaut mieux laisser la personne malade assise là où elle est pour minimiser les mouvements à l’intérieur de l’aéronef.
    2. Dans les cas de vols longs où des sièges sont libres, il vaut la peine de déplacer la personne malade et la mettre dans le siège côté hublot de la rangée du fond pour des raisons de circulation de l’air. À l’exception des compagnons de voyage, il faut envisager de déplacer les passagers des deux rangées devant la personne malade.
  6. Idéalement, un membre d’équipage désigné devrait fournir les services en vol à la personne malade et à ses compagnons de voyage.
  7. Si la personne malade utilise les toilettes, le membre d’équipage désigné devrait immédiatement désinfecter les surfaces dures à forte sollicitation dans les toilettes utilisées.
  8. Le membre d’équipage désigné devrait se laver les mains ou utiliser du désinfectant pour les mains après chaque interaction avec la personne malade.
  9. À l’atterrissage, la personne malade devrait être transférée aux services de santé d’urgence conformément aux directives des autorités de santé publique après que les autres passagers ont débarqué.
  10. Par excès de prudence, le membre d’équipage désigné devrait avoir la possibilité de changer de vêtements avant de reprendre le service. Les vêtements utilisés doivent être lavés, selon un cycle normal à eau chaude, et peuvent être lavés avec d’autres vêtements.

Santé mentale

  1. Les exploitants devraient concéder à leur personnel que le stress de la pandémie de COVID-19 a le potentiel d’affecter leur santé mentale. Les exploitants devraient soulever la question de la sensibilisation aux questions de santé mentale auprès de tout leur personnel, pas seulement auprès des membres d’équipage, étant donné que l’ensemble du personnel est vital à la sécurité du fonctionnement de l’industrie de l’aviation.
  2. Les exploitants devraient faire des efforts concrets et réguliers pour vérifier le bien-être mental de leur personnel.
  3. Les exploitants devraient faire connaître à tout leur personnel les services de santé mentale à la disposition de celui-ci, dont : les programmes d’aide aux employés, les programmes de soutien par les pairs, les fournisseurs de soins de santé agréés, et les Services de crise du Canada. Le service de prévention du suicide du Canada est disponible au 1-833-456-4566 (24 h sur 24 et 7 jours sur 7), ou par SMS au 45645 (de 16 h à minuit). Des liens et des ressources supplémentaires sont disponibles à la page Web des ressources pendant la pandémie de COVID-19 de la Commission de la santé mentale du Canada et sur la page Web de la Prévention du suicide du gouvernement du Canada.
  4. Tout les personnels de l’industrie de l’aviation, y compris les membres d’équipage, devraient s’auto-surveiller et surveiller leurs collègues pour détecter tout signe de détresse et prendre rapidement des mesures appropriées pour intervenir. Les signes avant-coureur du suicide sont énumérés à la page Web de la Prévention du suicide du gouvernement du Canada.
  5. Les exploitants doivent reconnaître que les différents groupes d’employés ont pu vivre différemment la pandémie de COVID-19 et que leur santé mentale a pu être touchée. Les exploitants peuvent consulter le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) pour télécharger des ressources relatives au retour au travail pendant ou après la pandémie de COVID-19. Les exploitants doivent tenir compte de la nécessité de disposer de ressources spécialisées qui fournissent des soins à des groupes d’employés particuliers, notamment la communauté LGBTQ2, les Noirs, les Autochtones, les personnes de couleur et les groupes sexospécifiques. Voici quelques ressources nationales : Trans Lifeline au 1-877-330-6366, la Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être des Premières Nations et des Inuits au 1-855-242-3310, la Ligne d’écoute téléphonique des pensionnats indiens au 1-866-925-4419 et le Mini-guide pour les femmes tenues à l’écart du marché du travail, de la Commission de la santé mentale du Canada. Les exploitants peuvent consulter le site de l’Association canadienne pour la santé mentale et de la Commission de la santé mentale du Canada pour obtenir des ressources supplémentaires sur la santé mentale en milieu de travail.
  6. Tous les personnels de l’aviation ont, vis-à-vis d’eux-mêmes, de leurs familles, de leurs collègues, et des passagers, la responsabilité d’être mentalement et physiquement aptes au service en tout temps. Les réactions génératrices de stress à des situations anormales, telle la pandémie de COVID-19, sont normales et prévisibles. Solliciter de l’aide aux premiers stades peut éviter ou limiter la nécessité de s’absenter du service.
  7. Concernant les équipages de conduite et les contrôleurs qui pourraient nécessiter un traitement médical et une absence du service, Transports Canada est l’un des meilleurs au monde dans le retour au travail du personnel après guérison complète des problèmes de santé mentale. Soutien et attention seront accordés pour aider celles et ceux qui retournent effectivement au travail après avoir subi un traitement efficace.

Points clés

  • Consultez régulièrement ces sites Web pour obtenir des mises à jour sur la COVID-19 : ASPC, voyage.gc.ca, OMS, OACI (en anglais seulement) et IATA (en anglais seulement).
  • Limiter les contacts avec les travailleurs locaux, éviter les zones bondées et les transports publics.
  • Suivez les orientations de l’exploitant concernant l’hygiène des mains et l’étiquette respiratoire, l’éloignement physique optimisé et le port du masque.
  • S’auto-surveiller et s’abstenir de se rendre au travail si on se sent malade d’une façon ou d’une autre.
  • La situation peut être stressante et avoir une incidence sur la santé mentale. Consulter son exploitant pour savoir quelles ressources sont disponibles. La Commission de la santé mentale du Canada a affiché un Carrefour de ressources durant la COVID-19 qui peut aussi être utile.
  • Les signes avant-coureur du suicide sont énumérés à la page Web de la Prévention du suicide du gouvernement du Canada. Le service de prévention du suicide du Canada est disponible au 1-833-456-4566 (24 h sur 24 et 7 jours sur 7), ou par SMS au 45645 (de 16 h à minuit).