EMPLACEMENT: Fort Chipewyan, Alberta
ENJEU/SOURCE: Inquiétudes concernant la contamination d’une installation portuaire
DATE: le 28 novembre 2024
RÉPONSES SUGGÉRÉES
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Transports Canada est au courant des préoccupations soulevées par trois communautés autochtones concernant la contamination de l’installation portuaire de Fort Chipewyan.
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Transports Canada s’est engagé à gérer ses sites de manière responsable et à traiter la contamination de manière appropriée. Transports Canada a retenu les services d’un professionnel qualifié en gestion de l’environnement par l’intermédiaire de Services publics et Approvisionnements Canada pour examiner et mettre à jour les études précédentes afin de permettre le démarrage des travaux sur le terrain dès le printemps 2025.
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Ces travaux éclaireront la voie à suivre pour l'assainissement ou la gestion des risques de la contamination constatée dans les secteurs des hautes terres et du plan d’eau de l'installation portuaire de Fort Chipewyan appartenant à Transport Canada.
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Transports Canada, qui a pris contact avec la Première Nation Athabasca Chipewyan, la Première Nation Mikisew Cree et la Nation métisse de Fort Chipewyan pour partager des informations et des rapports antérieurs, s’est engagé à travailler en collaboration sur les prochaines étapes pour résoudre le problème de la contamination de l’installation, y compris l'établissement de la portée des études à venir, conformément aux principes directeurs d'une communication ouverte et transparente.
SI L’ON INSISTE
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Les informations sur la présence de contaminants à l’installation portuaire sont accessibles au public dans l’inventaire des sites contaminés fédéraux depuis 2014.
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En 2017, une évaluation environnementale de phase III et une évaluation quantitative préliminaire des risques pour la santé humaine et une évaluation des risques écologiques ont conclu que la contamination de l’installation portuaire de Fort Chipewyan n’est pas susceptible de présenter des risques immédiats pour la santé humaine ou l’environnement.
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À l’heure actuelle, aucune information ne permet de penser que cette évaluation n’est plus pertinente. Les sédiments contaminés ne sont pas rares dans les installations portuaires du pays - ils ne présentent généralement que peu de risques, voire aucun, s’ils restent intacts.
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Transports Canada collaborera avec Environnement et Changement climatique Canada à une étude sur la santé communautaire récemment annoncée dans la région des sables bitumineux de l’Athabasca.
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La municipalité régionale de Wood Buffalo est responsable de l’eau potable pour la communauté. Ils ont indiqué que l’eau potable est testée de manière approfondie et qu’elle est potable.
CONTEXTE
Transports Canada possède une installation portuaire locale à Fort Chipewyan, en Alberta, ainsi qu’une petite parcelle submergée dans le lac Athabasca. L’installation portuaire de Fort Chipewyan (« l’installation portuaire ») a été construite en 1925 par le ministère des Travaux publics et cédée à Transports Canada en 1987. Depuis ce temps, les installations sont restées opérationnelles, accueillant de multiples utilisateurs et servant à de multiples fins. Des contaminants environnementaux sont présents dans les hautes terres adjacentes à l’installation portuaire et à la parcelle submergée. D’après plusieurs évaluations environnementales de site (ÉES), cette pollution peut provenir de diverses sources, notamment d’une installation de stockage de carburant en vrac hors site et du bois traité à la créosote de l’installation portuaire elle-même.
Au fil des ans, le site a fait l’objet de plusieurs études menées par des professionnels de l’environnement qualifiés, dont la première, en 1997, était une ÉES de phase I. Les résultats d’une ÉES de phase II, en 1998, ont révélé des signes de contamination dans les échantillons de sol, mais en deçà des critères commerciaux, de sorte qu’aucune investigation supplémentaire n’a été recommandée. En 2005, compte tenu du temps écoulé, une nouvelle ÉES de phase I a été réalisée; le rapport n’a pas permis de déceler de nouvelles de préoccupations environnementales significatives, et aucun nouveau travail n’a été recommandé. Une mise à jour de l’ÉES de phase I a été réalisée en octobre 2013 en raison du temps écoulé et d’un regain d’intérêt pour la préparation du site en vue d’un éventuel transfert; ce rapport a toutefois révélé des zones potentiellement préoccupantes sur le plan environnemental et préconisait la tenue d’autres travaux d’évaluation.
Une ÉES de phase II restreinte, achevée en février 2014, a permis de déceler une contamination du sol et des sédiments ; des travaux supplémentaires ont donc été recommandés pour déterminer la portée de la contamination. Le rapport a classé le site dans la catégorie des sites de priorité moyenne selon le Système national de classification des sites contaminés. Le terme « priorité moyenne » signifie que les menaces pour la santé humaine ne sont pas imminentes, mais que des mesures pourraient être nécessaires pour remédier à la contamination. Une ÉES de phase III a été entreprise en 2016 et terminée en 2017. Elle avait pour objectif de déterminer la portée de la contamination et visait également à mettre à jour la classification du site à l’aide des nouvelles données. Cet exercice a permis de confirmer que le site était de catégorie 2 (priorité moyenne).
À partir des résultats de l’ÉES de phase III, Transports Canada a commandé en 2017 une évaluation quantitative préliminaire des risques pour la santé humaine et une évaluation des risques écologiques.
L’évaluation des risques écologiques a été réalisée par un professionnel de l’environnement qualifié, possédant les certifications appropriées, et selon les normes de l’industrie, y compris les directives publiées par Santé Canada et le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux. L’évaluation des risques écologiques s’est également intéressée à diverses utilisations, telles que la baignade et la pêche. Cette évaluation a porté sur les risques pour la santé humaine et la faune, et a permis de déterminer que le site n’était pas susceptible de présenter des risques pour la santé humaine.
Compte tenu des résultats de cette évaluation et des conclusions selon lesquelles le site n’est pas susceptible de présenter des risques pour la santé humaine, Transports Canada a décidé qu’aucune enquête ou action de suivi n’était nécessaire. L’évaluation des risques écologiques a également mis à jour le classement du Système national de classification des sites contaminés et a confirmé une nouvelle fois que le site était classé dans la catégorie 2 (priorité moyenne). De plus, une note du système de classification des sites aquatiques a été établie pour la partie du site se trouvant dans l’eau seulement, ce qui a permis de classer le site dans la catégorie 3 (faible priorité).
La municipalité régionale de Wood Buffalo puise son eau potable dans le lac Athabasca. Elle est traitée en plusieurs étapes à l’usine de traitement de l’eau et analysée pour s’assurer qu’elle répond à tous les paramètres des Recommandations pour l’eau potable au Canada. La municipalité a publié un avis à la communauté le 28 août 2024, indiquant que la qualité de l’eau potable est rigoureusement surveillée et testée, et qu’elle est potable
En mai 2024, des représentants de la Première Nation Athabasca Chipewyan ont demandé à Transports Canada de procéder au dragage du plan d’eau afin de faciliter l’évacuation de la collectivité en cas d’incendies de forêt dans la région. Dans le cadre de ces discussions, Transports Canada a fourni une copie de l’évaluation des risques de 2017 et de l’évaluation environnementale de phase III à Delta Contracting Ltd (le consultant retenu par la Première Nation Athabasca Chipewyan pour préparer un plan de dragage) en mai.
Les médias ont fait état, à partir de la semaine du 30 septembre, des préoccupations de trois communautés autochtones de l’Alberta, la Première Nation Athabasca Chipewyan, la Première Nation crie Mikisew et les Métis de
Fort Chipewyan, selon lequel Transports Canada ne les auraient pas informées de la contamination de l’installation portuaire de Fort Chipewyan, y compris dans le cadre d’un processus de transfert potentiel de l’installation port.
Dans le cadre des négociations en vue de l’acquisition potentielle de l’installation portuaire de Fort Chipewyan, certains des rapports environnementaux ont déjà été partagés avec la Première Nation crie Mikisew et la section locale 125 des Métis de Fort Chipewyan en 2016 et 2018. Plus précisément, les rapports d’évaluation environnementale de site de 2013 et de 2014 ont été mis à la disposition de la Première Nation crie Mikisew et de la section locale 125 des Métis de Fort Chipewyan en 2016. Les rapports d’évaluation environnementale de site de 2017 et d’évaluation des risques de 2017 ont ensuite été partagés avec la Première Nation crie Mikisew en 2018.