• Des études ont été menées périodiquement sur le site depuis 1997, conformément à l’approche fédérale à l’égard des sites contaminés et aux normes industrielles en matière d’évaluation environnementale. À ce jour, aucun risque immédiat pour la santé humaine ou l’environnement n’a été décelé.  

  • En 2017, Transports Canada a fait réaliser une évaluation environnementale de site de phase III ainsi qu’une évaluation quantitative préliminaire des risques pour la santé humaine et une évaluation des risques écologiques (évaluation des risques) pour l’installation. Ces évaluations portaient sur les hautes terres et du lot d’eau appartenant à Transports Canada; l’ensemble de ces terres représente une superficie d’environ 6 hectares. L’évaluation environnementale de site de phase III et l’évaluation des risques ont été effectuées par un professionnel de l’environnement possédant les attestations requises, qui a suivi les directives publiées par Santé Canada et le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux. 

  • On a procédé à l’évaluation des risques afin de déterminer s’il existe des risques pour la santé humaine et/ou pour l’environnement en lien avec l’exposition à des polluants présents dans le sol, les sédiments et les eaux souterraines. Le rapport contient également des recommandations sur les prochaines étapes à suivre pour atténuer les risques. L’utilisation des sols a été évaluée en fonction des normes environnementales commerciales et des activités récréatives dans la région comme la pêche et la natation. L’étude a pris en compte les contaminants qui pourraient être préoccupants, notamment les hydrocarbures (HAP et HCP) et divers éléments métalliques (dont l’arsenic, le nickel et le chrome). 

  • L’évaluation des risques a permis de conclure que l’installation ne présentait pas de risques pour la santé humaine associés à la baignade, à la mise à l’eau de bateaux, à l’ingestion d’aliments traditionnels (poissons et animaux sauvages) ou à des activités récréatives. Cela s’explique principalement par les niveaux de contamination relativement faibles et par la petite taille de l’installation par rapport à l’habitat du poisson dans le lac Athabasca, qui limite l’absorption des contaminants présents sur le site. 

  • L’évaluation des risques fait état d’un risque possible pour les personnes lié aux eaux souterraines. Transports Canada a jugé ce risque très faible, car les eaux souterraines devraient s’écouler vers le sud en direction du lac Athabasca, ce qui signifie que les eaux souterraines provenant de notre installation se dirigeraient vers le lac plutôt que vers les puits situés en amont. De plus, l’installation ne compte aucun puits d’eau souterraine, et aucune propriété n’est située entre cette dernière et le lac Athabasca. Transports Canada a effectué une recherche dans la base de données sur les puits de l’Alberta (Alberta Water Well Information Database), ce qui lui a permis de confirmer qu’il y n’avait aucun puits à proximité de l’installation. 

  • L’évaluation des risques a conclu qu’il n’y avait pas de risques probables pour la faune. L’étude indique qu’une évaluation quantitative détaillée du risque aquatique, qui comprendrait des tests de toxicité et/ou une évaluation de la communauté benthique, pourrait être une option pour déterminer si les sédiments ou les eaux souterraines contaminés ont un effet sur l’écosystème aquatique. L’évaluation quantitative du risque aquatique n’a pas été réalisée étant donné le faible niveau de risque défini dans l’évaluation des risques.  

  • Dans l’ensemble, l’évaluation environnementale du site et l’évaluation des risques réalisées en 2017 ont permis de conclure que la contamination de l’installation portuaire de Fort Chipewyan n’est pas susceptible de présenter des risques pour la santé humaine ou l’environnement. À l’heure actuelle, aucune information ne permet de penser que cette évaluation n’est plus pertinente.