Merci beaucoup, monsieur le président, et merci à tous ceux ici présents qui travaillent très fort.
Je souhaite également remercier Arun Thangaraj, sous-ministre des Transports, et Stephanie Hébert, sous-ministre adjointe des Transports. Merci à vous tous de votre travail acharné et de m’accompagner ici aujourd’hui.
Je me joins également à vous, monsieur le président, pour reconnaître que sévissent actuellement des incendies de forêt dans de nombreuses régions du pays. Je sais que cette situation touche de très près certains des députés ici présents. Voilà une bonne occasion pour remercier tous les premiers répondants et faire savoir aux Canadiens que, à ce sujet, assurément, nous faisons tous équipe pour les soutenir.
Comme nous le savons tous, BC Ferries est une organisation privée indépendante réglementée par la Colombie-Britannique. Ce n’est pas une entité qui relève de Transports Canada. Je partage la déception du Comité pour ce qui est de ce marché.
Cette décision arrive à un moment où le gouvernement du Canada effectue des investissements records pour rebâtir le secteur maritime canadien. Grâce à la Stratégie nationale de construction navale, on a créé ou maintenu plus de 20 000 emplois par année, contribué pour plus de 2,3 milliards de dollars par année au PIB et fourni des ressources essentielles à la Marine royale canadienne et à la Garde côtière canadienne, tout en renforçant la souveraineté nationale et la résilience économique.
Conformément à un accord de 1977, Transports Canada fournit à la Colombie-Britannique les fonds strictement réservés aux activités. Près de 38 millions de dollars de fonds fédéraux seront envoyés à la province au cours de l’exercice 2025-2026. La province utilise ces fonds pour assurer l’exploitation des services de traversier.
Ce marché me trouble. Je suis absolument favorable à soutenir la capacité de construction navale du Canada, les emplois de la classe moyenne et notre économie. Nous reconnaissons tous qu’il s’agit d’un moment critique, en particulier pour ce qui est de soutenir nos secteurs de l’acier et de l’aluminium, compte tenu des tarifs auxquels le Canada fait face.
J'ai demandé à toutes les organisations qui sont sous l'égide de Transports Canada, y compris les ports, les aéroports et les services maritimes, de privilégier, dans la mesure du possible, les produits canadiens dans le cadre de leurs principaux achats, notamment l'acier et l'aluminium canadiens. Lorsque les options canadiennes ne sont pas disponibles, nous privilégions les achats auprès dans des pays avec lesquels nous avons conclu des accords commerciaux réciproques en matière d'approvisionnement, afin de garantir que nos investissements soutiennent des pratiques commerciales équitables et ouvertes. En juin, j'ai envoyé 71 lettres contenant cette directive.
En accord avec le besoin de soutenir maintenant l’économie canadienne, j’ai demandé à toutes les organisations relevant du ministère des Transports, y compris les ports, les aéroports et les services maritimes, de privilégier le contenu canadien dans leurs grandes acquisitions, et tout particulièrement l’acier, l’aluminium et le bois d’œuvre canadiens, si possible. Lorsqu’aucune option canadienne n’est offerte, nous privilégions l’achat auprès de pays avec lesquels nous avons conclu des accords commerciaux réciproques, veillant ainsi à ce que nos investissements favorisent le commerce équitable, ouvert et axé sur des règles. En juin, j’ai envoyé 71 lettres contenant cette instruction.
Cela fait un certain temps que je défends un approvisionnement réciproque pour le Canada. J’ai proposé cette idée pour la première fois lorsque j’étais ministre des Finances, dans le budget de 2021, et je l’ai fait progresser davantage dans le budget de 2023 et l’Énoncé économique de l’automne 2023. En fait, en 2023, le ministère des Finances a publié un énoncé stratégique qui décrivait une marche à suivre pour aller de l’avant avec l’approvisionnement réciproque. En juin dernier, le gouvernement fédéral a mis en place une politique d’approvisionnement réciproque.
Je suis également fière d’annoncer aujourd’hui que Transports Canada convoquera une réunion avec les provinces et les territoires ainsi qu’avec les propriétaires de traversiers, les exploitants, les responsables de chantiers navals, les représentants syndicaux et les membres de l’industrie de l’acier et de l’aluminium. J’ai parlé ce matin d’une rencontre éventuelle avec le PDG de Seaspan. Cette rencontre sera l’occasion pour nous de travailler ensemble — le gouvernement fédéral, les provinces, les constructeurs navals, les syndicats et les représentants de l’industrie de l’acier et de l’aluminium — pour discuter de la manière d’acheter canadien. Je convoquerai une réunion similaire, en incluant le secteur de l’acier, pour l’industrie ferroviaire et tous les exploitants ferroviaires.
Je suis en train de convoquer à une rencontre les provinces et les territoires, ainsi que les propriétaires et les exploitants de traversiers, les chantiers navals, les représentants syndicaux et les industries de l'acier, de l'aluminium et du bois d'œuvre. Cette réunion nous permettra de collaborer pour relever les défis liés à l'approvisionnement de traversiers au Canada. Je prévois également tenir une réunion semblable avec l'industrie ferroviaire.
Je tiens à remercier le sous-ministre des Transports du travail acharné qu'il a fait avec moi pour organiser ces réunions.
Je vous informe que nous avons reçu une réponse très positive de la part de nos homologues des provinces et des territoires, ainsi que du côté de l'industrie. Je pense donc qu'il y a beaucoup de bonne volonté à faire cela.
Pour conclure, je tiens à souligner à quel point je suis reconnaissante du travail du Comité. J’espère que nous pourrons examiner les moyens de soutenir les constructeurs navals canadiens et les producteurs canadiens d’acier et d’aluminium. C’est un dossier sur lequel je me concentre assurément.
Je suis impatiente de répondre à vos questions.